ÉTUDE CLINIQUE
> telles lésions s'accompagnent d’uné symptômatologie caractéristique, qui permet d'affirmer à distance la luxatio erecta.
Dans son Trealise of dislocations, Srmson donne cette {triade: symptomatique : élévation du bras au-dessus de l'angle droit, fixité absolue dans cette position, douleur
” intense à la moindre tentative d'abaissement.
La situation des parties osseuses implique l'élévation du bras qui sera plus accentuée suivant le degré de descente de la tête humérale vers le gril costal. À mesure que la progression se fait vers la paroi thoracique, sous l'impulsion du traumatisme, le bras se rapproche de la face, pour réaliser, à son degré le plus avancé, une véritable luxatio verticalis. L'élévation du bras sera donc plus ou moins marquée suivant les cas, allant de l'angle oblus à la verticale, mais l'horizontale devra être dépassée pour qu'on puisse affirmer la luxatio erecta et la différencier d'une simple luxation sous-glénoïdienne avec forte abduction. D'ailleurs, cette variété n’est pas accompagnée des autres symptômes essentiels.
L'atüitude du bras détermine une position typique de tout le membre supérieur. L'avant-bras est à demi fléchi et repose, le plus souvent par le poignet, sur le sommet : de la tête. La paume de la main regarde habituellement en arrière et les doigts touchent facilement la nuque. La
main du côté valide soutient le membre malade dans cette position et dans l’immobilité absolue. |
Cette absolue fixité est déterminée par les désordres articulaires. Le solide ligament pré-gléno-sous-huméral, l'engrènement du col sous la glène et la contraction musculaire intense s'opposent au moindre mouvement du bras. Dans le cas de Busn, l’abaissement est cependant possible au prix de douleurs intolérables. Le blessé demande énergiquement que l’on replace son membre dans la position première, et les douleurs cessent aussitôt, Chez l'aviateur de M. Murarp, les mouvements d’abaissement étaient impossibles, mais le bras avait tendance à tomber en arrière, ce qui s'explique, par le relachement musculaire dû à l’état de shock.
Chaque tentative de mobilisation du membre luxé détermine des douleurs particulièrement vives. Ce symptôme essentiel est noté el mis en évidence dans toutes les observations.
Des signes accessoires complètent ce Lableau clinique, mais ils ne présentent aucune particularité intéressante. La déformation du moignon de l'épaule est variable suivant la musculature du sujet et le degré de descente de la tête humérale. La cavité glénoïde est déshabitée. Les doigts se rendent compte de la migration de la tête que l'on retrouve dans le creux de Vaisselle, assez loin des côtes, cependant. Les mensuralions du bras ont donné des chiffres variables, ALBERTI signale une diminution de longueur du membre. MAGDONALD, au contraire, dit que le bras du côlé traumalisé était augmenté de longueur.
L'obsérvation de Grécoire est contrélée par la radio-
MOT PE graphie : « Elle montre que la tête a-quitté la glène. Son col repose sur le bord inférieur de la cavité glénoïde. L'axe de l'humérus est à peu près dans le prolongement du bord axillaire du scapulum. Les os sont intacts. La tête humérale est à distance du gril costal, sans doute parce qu'entre les deux s'interposent la masse du sousscapulaire, du grand dentelé ‘et de la graisse de laisselle. » In Prosr. ' : |
M. Munrarp examina son blessé radioscopiquement « On: constate une luxation en bas; la tête ést au-dessous de la glène, mais n’atteint pas la paroi thoracique. :