‹ Luxations de l'astragale: Un nouveau procédé de réduction par la bande d'EsmarchChapitre 19 sur 29 · MN · texte numérisé non relu

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thèse de 1864, intitulée : Des indications que présentent les luxations de l'astragale, met en lumière une observation de Cock (The medical Times, t. 1) dans laquelle la section du tendon d'Achille avait rendu la réduction possible. Maïs ces faits sout rares et on peut bien dire avec Bouvart : « Sans doute, on pourra essayer la section des tendons qui s’opposent à la réduction ou mieux, après avoir mis à découvert le col de l’astragale, écarter ces tendons ; on pourra aussi recourir à la section du ligament annulaire antérieur du tarse refoulé derrière la tête luxée ; dans certaines circonstances, une fois la tête astragalienne mise à découvert, on arrive avec des élévateurs à refouler l’astragale en arrière, à remettre en place les surfaces articulaires ; l'opération est alors terminée, et il ne reste plus qu’à suturer la synoviale , et le résultat est obtenu.

« Mais tous ces moyens restent souvent inefficaces, alors on conseille généralement d’extirper l’astragale, comme s’il s'agissait d’une énucléation. »

Nous nous trouvons alors en présence de deux procédés : l'un, classique, consistant dans l’extirpation totale de

. l’astragale; l’autre, de M. Ch. Nélaton, qui se contente

d'enlever la portion astragalienne empêchant l’os de rentrer dans sa loge.

Nous ne discuterons pas sur l’opportunité du moment où il faut pratiquer l’astragalectomie. Les anciens chirurgiens, avec Norris et Turner (1837), voulaient qu’on ne fit l'extraction que quand un travail spontané avait isolé l’astragale de tous les tissus voisins ; de nos jours, on enlève l’astragale, dès que l’on s’est rendu compte que la luxation est impossible à réduire.

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Voici l'opinion de M. Ollier, citant un cas d’ablation de l’astragale, nous la résumerons rapidement! : « Observation CIX : Luxation par rotation de l’astragale sur son axe vertical — Pas de plaie extérieure — Lésion diagnostiquée par le siège de la tête sous la malléole externe — Impossibilité de réduire — Ablation de l’astragale vingtdeux jours après l’accident.

« Etat du malade deux ans après (1890) :

« Pied en bonne position, sans tuméfaction ni point douloureux. Marche facile sans bâton et sans chaussure spéciale. Petits mouvements de flexion et d’extension n’atteignent pas encore tout à fait la moitié de l’excursion normale. Le malade ne peut pas courir. Il travaille la terre sans toutefois pouvoir faire encore de travaux fatigants, mais il est toute la journée sur ses jambes, et peut marcher pendant plusieurs heures sur un terrain uni. »

M. Ollier est d'avis que toutes les fois que l’on ne peut réduire, il faut extirper immédiatement l’astragale, et non seulement dans le cas de luxations doubles, mais également dans les autres variétés de luxations, lorsque l’os déplacé ne permet pas au pied de reprendre sa direction normale.

« Le résultat orthopédique des pseudo-réductions dont on se contente habituellement est inférieur à celui de l’ablation totale de l'os. L’astragale incomplètement réduit est une cause permanente de douleurs et d’impotence du membre; il expose à des inflammations consécutives, et à des accidents tardifs de divers ordres ; et, dans les cas les plus favorables, les fonctions du pied ne se rétablissent

* Ollier, Traité des Résections, t. III, p. 600.

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