‹ Luxations de l'astragale: Un nouveau procédé de réduction par la bande d'EsmarchChapitre 20 sur 29 · SES TR · texte numérisé non relu

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Jamais que très imparfaitement. Nous avons eu l’occasion autrefois de traiter plusieurs malades de ce genre, nous nous étions contenté de les immobiliser dans des bandages pour faire cesser les douieurs et obtenir une ankylose définitive, aujourd’hui, nous leur enlèverions l’astragale. »

La néarthrose est plus facile à se produire que dans les ostéo-arthrites suppurées et chroniques. L'usage du membre est généralement bon (Statistique d’Hancock pour les chirurgiens anglais : 45 cas, 83 guérisons avec un bon résultat — Heyfelder : 67 cas, 10 seulement où la mobilité est indiquée — Poinsot : 11 cas d’articulation mobile sur 88 ablations). Mais tous ces faits sont antérieurs à l’antisepsie actuelle, la suppuration avait été abondante et prolongée, ce qui explique le grand nombre d’ankyloses.

La plupart des cas malheureux sont dus à la longueur de la suppuration, ou au maintien du pied dans une mauvaise position, la marche a été permise avant que le tarse fût bien fixé à la mortaise tibio-péronière, certains cas étaient compliqués de fracture des malléoles.

Dans ces cas simples, la guérison est la règle.

Oilier conclut :

S'il n’y a pas de plaie, extirper quand même l’astragale s’il est irréductible.

S'il y a plaie, avec une luxation incomplète, réintégrer;si los est isolé et ne tient plus que par quelques fibres ligamenteuses, l’extraire immédiatement.

Dans les luxations sous-astragaliennes, la vitalité de l’os est assurée par l'intégrité du ligament calcanéo-astragalien,

De même dans les luxations doubles incomplètes, où l’astragale se sera déplacé en restant en continuité avec

ee D ue des tissus vasculaires suffisants pour entretenir sa nutrition, il faudra réduire à moins que la plaie ne suppure ; dans ce dernier cas, il faudra procéder au déblaiement de la loge astragalienne.

M. Gangolphe s’est également occupé de la question dans la thèse d’un de ses élèves, M. Dehoey (Lyon, 1894): Traitement des luxations sous-astragaliennes compliquées de plaie. Astragalectomie. Il cite onze observations d’astragalectomie, dont une personnelle. Nous nous contenterons de citer les conclusions de ce travail :

«I. Dans l’esquisse historique placée au début de ce travail, nous voyons les chirurgiens proscrire l’astragalectomie. Guidés par de légitimes craintes, dans la période préantiseptique, ils qualifient ses succès d’heureuse témérité (Percy). Graduellement elle arrive à conquérir tous les suffrages. À l’heure actuelle, c’est à elle que, dans les cas de luxation sous-astragalienne compliquée de plaie, on semble avoir recours le plus volontiers.

« IT. Opération de choix dans les luxations simples, dont la statistique fournit plus de succès que de revers, la réduction nous paraît beaucoup plus rare dans les luxations compliquées. Dans les dernières, elle ne doit être tentée que dans les cas où les délabrements ne sont pas trop accentués, et où l’astragale n’est pas fracturé. C’est une méthode d’exception.

CIE. L'amputation immédiate n’a pas assez de faits à son actif pour être discutée. Et, en principe, elle paraît abandonnée aujourd’hui dans les cas qui nous occupent.

«IV. L’expectation systématique pure et simple ou complétée par la résection des portions saillantes et nécrosées est loin de donner des résultats satisfaisants.

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«&V. L’astragalectomie immédiate joint au mérite de pouvoir être appliquée à tous les cas celui de donner un membre utile. Elle répond aussi aux tendances conservatrices de la chirurgie actuelle, Elle arrive à des résultats favorables et définitifs plus rapidement que les autres méthodes. Par la possibilité d’un drainage des plus complets, elle assure une vigoureuse antisepsie, écarte toute chance d'infection. »

Comme on le voit, M. Gangolphe, avec M. Ollier et la plupart des chirurgiens actuels, est partisan de l’astragalectomie totale etimmédiate pour toute luxation irréductible de l’astragale.

M. Ch. Nélaton a, dans la thèse de M. Bouvart : Diagnoshc et traitement des luxations sous-asiragaliennes récentes (Paris, 1898), préconisé un nouveau mode d’intervention, c’est de n’enlever de l’astragale que la quantité nécessaire pour obtenir la réduction et rien de plus.

Voici ce qu'écrit M. Bouvart, après avoir examiné tous les moyens pour exécuter la réduction :

« Mais tous ces moyens restentsouvent inefficaces, alors on conseille généralement d’extirper l’astragale, comme s’il s'agissait d’une énucléation.

« Nous ne pensons pas que cette conduite soit la meilleure et nous croyons qu’il y a tout avantage à la modifier, comme le fit M. le D' Nélaton dans les deux cas que nous rapportons.

« Dans le premier cas, il s'agissait d’une luxation marginale interne, la tête astragalienne surplombait le scaphoïde et, une fois l’articulation ouverte, aucun effort n'avait pu réduire l’astragale. M. Nélaton, au lieu de recourir à l’extirpation de cet os, fit simplement sauter

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