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deux observations démontrent que cette ablation totale n’est point nécessaire pour obtenir le redressement du pied et une bonne marche. »
Dans le cas de fracture du col de l’astragale, M. Nélaton enleva donc le segment antérieur, et la partie postérieure ne se nécrosa point. Dubreuil, dansles mêmes circonstances, préconisait l’ablation du segment postérieur et le maintien en place de la tête astragalienne.
Hancock (1873), au contraire, voulait lextirpation totale et non partielle de l'os, car il pensait à la nécrose de la partie lésée, cette opinion n’est donc pas toujours exacte.
Comme on le voit, l’astragalectomie donne de beaux résultats; depuis l’antisepsie, elle a conquis les suffrages de tous les chirurgiens de l’époque actuelle, elle n’inspire plus la même terreur qu'autrefois, c’est à elle qu’on a recours quand la réduction n’a pu être obtenue par les moyens mécaniques habituels.
Ces moyens constituent la méthode non sanglante, nous allons l’étudier dans le chapitre suivant.