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rll4 • /COURS e«B ^lîmÉIÙtTVmE.
.sont restées au théâtoe : ll<peiit être^tutSlede/les rapprocher. Vune deVam^ve^^et <ie omiparer^les . tàevix ^auteurs vdans )le > ^lan , les «ituatîo&s , ^les /Caractères et le^style.dS'ie^^re'a devancé 0^5*^6 de fquavante^ ans^ GoQisnesiçoiiS'ipaT^ Grébillon.
>ll clébiijie par cm monologue tie eîoquatite'Yers, : 0n ^Electre , . en > parlant à la 'N>ait , nous appr^d . qtt'dle aime kys , - fils dfEgisthe , et qu'Égisthe vveat îla 'marier à son iils. Ces sortes de monologues , qui n« .sont que de longues et inutiles -clédiamations , étaient un reste de «lenfance-^du ' tfaëàtre. .Corneille , ^ qni ' touchait à l^poque ' de t cette oâfance , et qui,- dans r-espaoede' vingt-ans , •^sutv^onoer à l'art di:ia]na(ique des-aecroissemens -si' rapides ^t si prodigieux , est'^xcusablei de^fi^^tre encore permis quelquefois ces morceaux* de com- >mande y ces ^vagadisimonologUQS' oùon^ porle pour -parler ; et «fïtême il \ ne :les a ■ jait iserrir à l'expo- * sitioxi qu'une A0eale^>fi:^is ,^daos j Cmna.i Racine avait trc^ de goût <p0ur ne pas écaT|;er oe défaut : il riiy en a pas cJaez lui un seul e^^eiyiplç, à d^ter ^Andromaque. D. savait. et ^il.AO.us ap^prit qHe.tteute .scèiae doit . être mMB espèce , dl^ctiou ; quiaiicun .'personn^e neidoit paj\lerr;8aiis^]3notif;.et.cpie par conséquent le -monèlogue n'-est placé que dans les occasions dû le personnage, occupé d'une situation critique, est dans le cas de. délibérer avec ilni-même : comme Auguste,. au quatrième î^cte de Cinna ; comme Mithridate , quaxui il vieat de
découvrir' que^'Xipharès est son ri^til ;*^<x)mme Hermione,... quand sa fureur a, prononcé contre Pyrrhus un arrétde mert queson amoup voudrait révx>quer^ comme Vendôme , quand il a condamné son 'rival , et qifîl se rappelle mhlgW^lui xjue ce rival est son frère. Dans toutes ces situaitioiisi et dans celles du même genre ,' le spectateur se pWte facilement à la supposition qu'un personnage peut parler* long-teipps -seul , parce qu'en êfffet cette .supposition n'est pas hors "dé la nature.* Le- monologue $ Electre n'est rien de tout cela :' e*est une suite d'apostrophes et d'invocations^un^ morceau de rhéteur ; et il sera aiisé de s'en conviaincre^ quand il sera questiond'en examiner icîtyle.
' Arcas ^.un ancien serviteur de laTaniîHe'd'Aga- . memnon , vient apprendre à'Xlectre que ses aini» ne veillent rien entreprendre contre Egisthe avant " ' le retour 'ff Oreste , que depuis long-temps -on leur fait attendre en vain.' Ce qui achève •délies décoiu*ager y: c'est i'amvée d'un guerrier, fameux qui a vaillamment défendu Égisthe dansEpidaure contre les rois dé Corinthe et d'Athènes , et triom^ phé 'de tous les deux. Il est Tenu^ lavmile dtins * ^ycène ; il est' le- sauveur et l'appui- ifEgtsfthe/ de ■' spil'fiïsritys , de sa'fiHelphîanasse : ilia ^lacé^us ' 'les cœurs des- partisans* de la-Tacedes'-Atrides; et voici comme Arcas eonclnt ce récit :
Mais le jour qui paraît me chasse de ces lieux;
Je crois ^rar même Hys : madame , «n nom det dieux ,
Il6 COURS DE LITTÉRATURE.
Loin de faire éclater le trouble de votre âme ^ ^ Flattez pIut<St d'Itys Taudacieuse flamme.
Faites que votre hjrmen se diffère d^unjours Peut-être verrons-nous Oreste de retour.
Si le jour le chasse de ces Ueux, il fallait dire pourquoi ; il fallait dire qu'Electre est tellement surveillée , que ses amis n'osent la voir qu'en secret. On pouvait lui conseiller de cacher ses ressentimens , mais il est difficile que le trouble éclate ou li éclate pas. Enfin , à moins d'être k peu près sûr qu'Oreste viendra le lendemain , il est fort inutile d'obtenir un délai d'un Jour ^ il fallait absolument demander un terme plus long.
Electre trouve fort mauvais qu'Itys , trop sûr de lui déplaire , ose venir en des lieux où elle est ; mais il s'en excuse en l'assurant qu'il est guidé par sa triste inquiétude qui Ivi Jait chercher la solitude ; son amour tourne ses pas i^ers elle , et pourtant il ajoute :
Itjs vous souhaitait, mais ne vous cherchait pas.
Ces idées ne sont pas, comme on voit , très-liées et très-conséquentes , et tout le reste de la scène est du même ton. Comme Égisthe n'a laissé à Electre que l'alternative de la mort ou de l'hymen d'Itys , celui-ci finît par un raisonnement qui paraît au moins très-concluant, s'il n'est pas fort délicatement tourné :
Ah! par pitié pour vous, princesse infortunée,