VOLTAIRE
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l68 COURS DE UTTÉRATUBE.
Et nous , sur le tyran nous suspendons des coups Que ma mère , k mes jeux, porta sur son époux* O douleur l à vengeance 1 ô yertu qui m*animes t Pouyez-Yous en ces lieux moins ^e n ont pu les crimer ?
Ce n*est pas ma faute s'il y a évidemment un intervalle immense entre ces deux manières. Ce que je puis faire ^ c'est de n'omettre aucun des endroits où Crébillon peut entrer en concurrence avec moins de désavantage. Tel est celui-ci , où il s'agissait de tracer le tableau du meurtre d'Agamemnon et des infortunes de sa famille. Voyons-le d'abord dans le rôle de Palamède , au quatrième acte di Electre ;
Je TOUS rassemble enfin, famille infortunée,
A des malheurs si grands trop long^-temps condamnée.
Qu*il m'est doux de tous voir où régnait autrefois
Ce père vertueux, ce chef de tant de rois,
Que fit périr le sort trop jaloux de sa gloire !
O jour que tout ici rappelle à ma mémoire ,
Jour cruel qu*ont suivi tant de jours malheureux ,
Lieux terribles , témoins d'un parricide affreux ,
Retracez-nous sans cesse un spectacle si triste i
Oreste, c'est ici que le barbare Égisthe,
Ce monstre détesté , souillé de tant d'horreurs,
Immola votre père à ses noires fureurs.
Là, plus cruelle encor, pleine des Euménides,
Son épouse sur lui porta ses mains perfides.
C'est ici que, sans force et baigné dans son sang,
11 fut long-temps traîné le couteau dans le flanc.
Mais c'est là que , dn sort lassant la barbarie,
11 finit dans mes bras ses malheurs et sa yie;
C'est là que je reçus, impitoyables dieux!
Et ses dernier» soupirs et ses derniers adîeos»