VOLTAIRE. TANCRÈDE
détails qui ne demandent qu une diction élégante et soignée. C'est encore Vol taire tout entier quand la. situation le portent l'anime ;^e n'est plu» hii> quand, 'il ne faut qu'écrire : il enntbrasse encore fortement la tragédie, mais souvent il abandonne ie vers. Soit qu il se sentit désormais trop fidble ipour ce travail de correction , soit qu'il 'fût pressé d'exécuter son plan dès qu'il l'eut arrêté » il imagma d'écrire sa piàce<>en rimes croisées* Cette forme de versification , quiipar ellermême.se xapproche de la prose plus que toute autre , se prête beaucoup trop aisément à la longueur des phrases^ à une marche lâche .et tuainante.; au Heu .que les ri- . dme^ du . distique oat l'avantage ^ de i nécessiter une certaine préctision. Cest une dangereuse iacilité, «surtout à l'âge que ¥oltaire avait. alors ^ que celle ■detvounfer.la xime au bout de quatre. grands .vsrs : aussi •tambe-tnîl.très^souveutdansJe prosaïsme^ .la langueur. Il«stTev£nu depuisâux .rimes plates^ ayant senti l'inconvénient des autres. Aussi «sa «versification dans les pièces suivantes est .meins lâche que celle de Tancrèdc} maïs tous les auties défauts y sont portés bien plus loin : il -éteit à son terme , et il n'a plus soutenu le style tragique que par moments et à de longs intervalles.
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