‹ Lycée (volume 3)Chapitre 13 sur 32 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

^^2 COURS DS LltTËRATURE.

Les recherclies cTérudition ne sont qtie les matériaux de Vhistoîre : la vie monastique est aussi favorable aux unes qu^elle semble par elle-même éloignée de l'autre. L'érudition ne s'exerce que sur les livres , et demande surtout du temps et de la patience : aussi les Mabillon , les M ontfancon , les Pétau , les Lecointe , et d'autres savans labo^ rieux, furent véritablement ntiles en débrouillant la chronologie , en écîaircissant les difficultés des anciens manuscrits et les ténèbres des anciens monumens ; et ils ont eu jusqu'aujourd'hui des successeurs dans ce genre de travail très-estimable , et qui demande une sagacité particulière. C'est surtout en posant ces premiers fondemens des connaissances historiques que le dernier siècle ^ rendu des services au nôtre, qui a commencé d'en profiter. Nous devons aussi beaucoup, pour ce qui regarde en particulier Thistoire de France , b Cordemoî , à Le Valois, à Godefroi, à Le Labou'reur , etc. ; et ce n'est qu'en les suivant que le P. Daniel rectifia les nombreuses erreurs où était tombé, dans les premières races , Mézerai, qui n'avait point puisé dans les meilleures sources^ Mais c'est à peu près le seul mérite de cette grande histoire de Daniel , qui fut d'abord en vogue , et qui est depuis long-temps dans le rang des compilations qu'il ne faut consulter qu'avec défiance , et qu'on ne peut guère lire sans ennui. Danid, à compter de la troisième race, et surtout du

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