SECTION PREMIERE
Poètes tragiques avant GorDcille.
Mon dessein n'est pas de faire ITiistoire de ce qu'on appelle les premiers âges du théâtre français; on ne doit pas même donner ce nom aux tréteaux des Confrères de la Passion, des Enfans sans souci et des Clercs de la Basoche.
Une partie de ces farces intitulées Mystères , publiée dans les premiers temps où l'imprimerie fut connue, se conserve encore dans les bibliothèques des curieux, qui mettent un grand prix aux livres qu'on ne lit point. On en trouve des extraits multipliés dans cette foule de compilateurs qui se copient les uns les autres , et dont les recherches historiques sur notre théâtre se reproduisent tous les jours dans ces recueils où l'on a tout mis , excepté de l'esprit et du goût. La seule nomenclature des auteurs de Mystères et de Moralités { ce sont les titres de nos anciennes pièces ) est
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presque aussi nombreuse que celle de nos poètes dramatiques depuis Corneille. Je remarquerai seulement qu'il n'est pas étonnant que nos livre» saints aient fourni la matière de toutes ces productions informes : c'étaient les objets les plus familiers au peuple j qui ne lisait point ; et , dans un temps où les connaissances étaient aussi rares que les livres, la multitude aimait à retrouver au spectacle les mêmes sujets qui l'édifiaient à l'église. Les croisades, qui avaient transporté l'Europe en Asie, ajoutaient encore à cet esprit religieux, échauffé par la vue des lieux saints qui avaient été le théâtre des souffrances d'un Dieu sauveur, ou par les récits qu'en faisaient ceux que le zèle y avait conduits ; et cette espèce de ferveur subsistait encore long-temps après ces expéditions lointaines, dans des siècles où la religion, bien ou mal appliquée, était le ressort le plus universel qui pût mouvoir les peuples.
Le diable jouait ordinairement un grand rôle dans ces représentations grotesquement mystiques , tel qu'il le joue encore dans les autos sa^^ cramentales ou actes sacramentaux du théâtre espagnol. Il n'est que trop facile de s'égayer sur ces productions des temps d'ignorance et de grossièreté; mais il ne faut en ce genre employer le ridicule qu'au profit de l'instruction , et nous n'avons rien à gagner ici à nous moquer de nos pères. Les auteurs pouvaient -ils en savoir davan-
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tâge y quand les spectateurs ne savaient pas lire ?
Si nous leut reprochons de n'avoir pas deviné «è qu'ils ne pouvaient pas savoir, ne seraient -ils fias plus fondés à nous reprocher de corrompre tous les jours ce qu'on nous a si bien appris?
ie ne vous arrêterai pas plus long'4;emps sur cette pwîttrière eïifance de l'art, bien différente de celle 4e rkomme : autant celle^^i est aimable et intéiréssante dans sa fiôblesse, autant l'autre est insi* fiée et dégoutaiïte. C'est vers le commencement ééi seizième siècle que nous avoi;is essayé de mar- <jber avec des lisières. Les premiei*s pas ont été bien laibles : ils se sont un peu affermis depuis Jodelle. Je ne les suivrai qu'un moment , et autaput qu'il le faudl« pour faire mieuiL sentir la force de celui *q»i le premrie): alla si loin datm une carrière que ses devanciefô n'avaient guère fe«t qu'entrevoir, à peu près comme ces deux conducteurs 4'Israël qui découvrirent de loin la Terre promise, sans qu'il leur fut pemiis d'y entr^ir-^
Avant Jodellt , on avait ïiviprîllié des traductions en vers de quelques tr^éâies grecques , et des essais montraient du moins que les modèles <wimfmençaient k être comius. Lazare Baïf avait traduit Y Electre de Sophocle et Vffécube d'Euripide. Un auteur qui n'est connu que des bibliograpfhes, Syililet, avait traduit VIphigénie en AuUde. Aucune de ces pièces ne fiit représentée, ^odelle, sans prendre ses sujets chez les Grecs,
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voulut du moins traiter à leur manière ceux de Cléopâtre et de Didon : il imita leurs prologues et leurs chcours ; mais il n'avait aucune ëtinceUe de leur génie , aucune idée de leur contexture dmmaticpe; tout se passe en déclamations et en récks. Le st;y le est un mélange de la ba2i>arie de Ronsard et des froids jeux de mots que les Italiens avaient mis à la mode en France. Cependant sëi Clé^pàire eut une grande réputation : la difficidté était de la représenter. Les Confrères de la Pas^ Mon et les Basochiens , alors en possession dé% spectacles privilégiés , étaient Inen éloignés de se prêter à établir un genre de pièces tîpi'ils regatdaient comme étranger, et qui pouvait nuire à leurs tréteaux. Dans ces circonstances , Jodelle reçut, des gens de lettres, ses ocMifrères et «es rivaux , une marque de zèle aussi honorable pour eux que pour lui , et qui prouve qu'au moment de la naissance des arts^ Tamour qu'ils inspirent «st moins akéré par la jalouâe qn-au >teinps où les «nquietudes de l'envia et les préteiydens de l'amonr^propre se multiplient en propoiti^indu wml- Jbre des concurrens. Jean de La PéruBe, Rémi Belleau et queues autres poâtes •se réunirent avec l'auteur de déopdtre pour jouer sa pièce au collège de Reims , devant Henri II «t toute i» coxiv. Jodelle, qui était jeune eft d'umefigure agréable, se chargea du rôle de la reine d'Egypte. C€«:te
T&pé&eoEÊMMVL «m; beaoeovp de suecès , et œ fut
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un événement assez considérable pour que Pasquier en fît depuis mention dans ses Recherches historiques. C'est lui qui nous apprend ces détails, et que le roi gratifia Fauteur d'une somme de anq cents écus de son épargne : d'autant , dit Pasquier, que c'était chose nouvelle et très-belle et très-rare. Jodelle, encouragé par ce premier succès, fit une comédie en cinq actes et en vers, intitulée Eugène ; c'était encore une nouveauté , et par conséquent une belle chose , du moins pour ceux qui ne connaissaient rien de mieux. Mais conament Ronsard, qui avait lu les anciens, pouvait-il dire :
Jodelle le premier , d'une plainte hardie ,
Françoisement chanta la grecque tragédie ,
Puis y en changeant de ton, chanta devant nos rois <
La jeune comédie en langage françois ,
Et si bien les sonna que Sophocle et Ménandre ,
Tant fussent-ils sayans , j eussent pu apprendre.
C'est une preuve que Ronsard n'avait pas plus de goût dans ses jugemens que dans ses vers. Assurément Sophocle et Ménandre n'auraient rien appris à l'école de Jodelle , si ce n'est que celui-ci n'avait pas assez étudié dans la leur.
Cependant les Confrères de la Passion , à qui le parlement avait défendu de jouer davantage les mystères de notre religion , et qui avaient pris le nom de Comédiens de l'hôtel de Bourgogne , voyant le succès qu'avaient eu les pièces de Jo-
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délie , consentirent à les jouer, et y attirèrent la foule; en sorte que, du moins sous ce rapport, il peut être regardé comme le fondateur du théâtre. Son ami , Jean de La Péruse , fit représenter une MédéCy traduite de Sénèque, qui fut imprimée depuis , et retouchée par Scévole de Sainte-Marthe. Saint -Gelais traduisit la Sophonishe du Trissin. Grevin fit jouer au collège de Beauvais une Mort de César , dont la versification est moins mauvaise que celle de Jodelle ; il y a même des morceaux de force : tel est celui-ci, dont il ne faut juger que le fond, sans faire attention au langage.
Alors qu*on parlera de César et de Rome , Qu'on se souvienne aussi qu*il a été un homme , Un Brute, le vengeur de toute cruauté, Qui auroit d'un seul coup gagné la liberté.
Quand on dira , César fut maître de Tempire , Qu'on sache quand et quand Brute le sut occire. Quand on dira, César fut premier empereur, Qu'on dise quand et quand Brute en fut le vengeur.
Qu'on mette ces idées en vers tels qu'on en peu faire aujourd'hui, on verra qu'elles sont grandes et fortes, et du ton de la tragédie : il n'y a pas dans Jodelle un seul morceau de ce mérite.
Jean de La Taille imita dans sa tragédie des Gabaonites quelques situations des Trojennes d'Euripide. Un autre transporta dans celle de Jephté quelques scènes de Ylphigérde en Aulide.
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Mais on empruntait sans devenir plus riche, et toutes ces imitations étaient défigurées par le plus mauvais goût. Le style ne cessait d'être plat que pour être ridiculement affecté.
L*amour mange mon sang;, Tamour mon sang demande.
Votre enfer , dieu d'enfer , pour mon bien je désire , Sachant l'enfer d'amour de tous enfers le pire.
Voilà le style de JodeUe et de ses contemporains. Garnier s'éleva au-dessus d'eux, sans avoir encore ni pureté ni élégance : sa diction se rapproche davantage de la noblesse tragique, mais de manière à tomber trop souvent dans l'enflure. 11 connaissait les anciens , et presque toutes ses pièces sont tirées du théâtre des Grecs ou imitées de Sénèque ; mais il est beaucoup plus voisin des déclamations diflfiises et emphatiques du poëte latin que du naturel et du pathétique des tragiques d'Athènes. Il offre pourtant quelques scènes touchantes par les sentimens qu'ils lui ont fournis , quoiqu'il ne sache pas les revêtir d'une expression conyenable. La langue chez lui tient encore beaucoup de la rudesse de Ronsard , qui servait de modèle à la plupart de ses contemporains. Il prodigue comme lui les épithètes néologiques et les adjectifs latinisés^ Un autre défaut remarquable dans ses pièces, c'est le mélange des styles : on y trouve les comparaisons de Virgile ,
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les odes d'Horace , et le ton de Téglogue : c'est le caractère des imitateurs novices, qui ne savent pas encore bien employer ni bien placer ce qu'ils empruntent. En adoptant les chœurs, et quelquefois les prologues du théâtre des Grecs, Garnier méconnaissait la nature du nôtre ; et , affectant la même simplicité de plan,, sans avoir la même éloquence, il fait trop sentir le vide d'action et le défaut d'intrigue. Il s'en faut de beaucoup aussi qu'il connaisse les convenances de mœurs et de caractères. U prend la jactance pour de la grandeur , et fait parler ses héros en rhéteurs de collège. Un seul morceau cité donnera l'idée de tout ce qui manquait à Garnier, et en même temps de ce qu'il peut y avoir de louable dans sa composition : c'est un monologue de César qui rentre victorieux dans Rome.
O sourcilleuses tours ! 6 coteaux décorés t
O palais orgueilleux i 6 temples honorés ^ I
O vous , murs que les dieux ont maçonnés eux-mêmes^
Eux-mêmes étoffés de mille diadèmes 2 1
Ne ressentez- vous point le plaisir de vos cceurs 3 ,
De voir votre César , le vainqueur des vainqueurs * ,
Par tant de gloire acquise^ aux nations étranges 5^
Accroître son empire ainsi que vos louanges ?
^ Monotone amas d'exclamations et d'épithètes.
2 Termes prosaïques au-dessous de la tragédie.
^ Les cœurs des tours et des palais!
^ Fanfaronnades.
^ On disait alors étrange pour étranger.
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Et toi, fleuve orgueilleux, ne vas-tu par tes flots Aux tritons marinUrs faire bruire mon los ^ , El au père Océan te vanter ^ue le Tibre Boulera plus fameux que TEuphrate et le J^gre 2 ? Jà , presque tout le monde obéit aux BomaiDS ; Us ont presque la mer et la terre en leurs mains ; Et soit où le soleil de sa torche 3 voisine Les Indiens perleux ^ du matin illumine , • Soit où son cbar lassé de la course du jour
Le ciel quitte 5 à la nuit qui commence son tour, Soit où la mer glacée en cristal se resserre 6 , Soit où Tardent soleil sèche et brûle la terre '^ , Les Bomains on redoute ^ , et njr a si grand roi , Qui au 9 cœur ne frémisse , ojant parler de moi. César est de la terre et la gloire et la crainte , César des dieux guerriers a la louange éteinte 'lO.
Cest là sans doute une amplification de rhé-
^ Mariniers^ teime de prose.
2 Mauvaises rimes.
^ Mauvaise expression en parlant du soleil.
^ Ëpithète à la Ronsard.
^ Inversion vicieuse. Au reste, on disait alors. Je vous quitte quelque chose , pour Je vous cède,
^ Mauvaise figure.
^ Tous ces vers sont du style épique.
* Inversion vicieuse. On redoute les Romains serait tout aussi noble et plus claii\ Quand l'inversion n'ajouu ^ pas à reflet, elle gâte la phrase.
^ Hiatus encore en usage alors : ils reviennent à tou moment.
^^ On ne dit pas éteindre la louange. Mais cette construction italienne y a a la louange éteinte » {ha estinta), peut convenir à la poésie, et nos grands écrivains ne Tont pas rejetée.
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torique , et l'on sent qu'il est ridicule que CéssBr , parlant tout seul , fasse son panégyrique avec tant d'emphase. C'est la caricature du style héroïque f mais c'était déjà quelque chose , après les Mystères , que de ressembler à l'héroïque , même avec cette charge grossière ; et c'est à peu près tout ce que firent Jodelle et Garnier.
Dans sa Thébaïde , ce dernier fait dire à Poly-^ nice :
Pour garder un royaume ou pour le conquérir ^ Je ferais yolontiers femme et enfans mourir.
Un ambitieux peut le penser; mais il ne le dit pas si crûment , et un poëte ne doit pas le dire si platement : c'est de toute manière un manque de mesure qui appartient à l'enfance de l'art.
Mairet eut plus de naturel dans les sentimens et dans le style. Sa diction , plus correcte , fait apercevoir les progrès de la langue. La meilleure de ses pièces, Sophonishe^ imitée de celle d» Trissin , eut long-temps du succès au théâtre ^ même après Corneille. C'est la première de nos tragédies qui offire un plan régulier et assujetti> aux trois unités. Mais le sujet a de si grands mconvéniens, que la pièce n'a pu se soutenir lorsque l'art a été mieux connu. Voltaire , qui 1» remanié de nos jours avec tout l'avantage que lui donnaient son expérience et son génie , n'a pi> vaincre les difficultés du sujet , parce qu'il y e»
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a d'irrémédiables- La plus grande de toutes , c'est que le héros de la pièce , Massinisse , y est nécessairement avili sous l'ascendant de la puissance romaine. Nous verrons ailleurs les efforts étonnans d'un grand homme presque octogénaire pour venir à bout d'un sujet qu'il avait lui-même condamné, tout Tart qu'il y a mis, toutes les beautés qu'il y a répandues : c'est le titre le plus glorieux de sa vieillesse. Un objet bien différent doit nous occuper : c'est la multitude des fautes grossières qui nous choquent dans l'ouvrage de Mairet , qui ne précéda le Cid que de sept ans. Rien n'est plus propre à faire comprendre tout le chenain que fit Corneille , ou plutôt par quel rapide élan cet homme prodigieux laissa, dès sa seconde tragédie , tous ses rivaux si loin derrière lui.
La scène ouvre par une querelle entre la fille d'Asdrubal, Sophonisbe, et son vieux mari, Syphax, qui a surpris une lettre qu'elle écrit à Massinisse. Ce prince, allié des Romains, et à qui Sophonisbe a été fiancée autrefois sans l'avoir jamais vu , est alors devant les murs de Cyrthe , capitale des états de Syphax , avec une armée romaine commandée par Seipion. Sophonisbe en e^t devenue amoureuse un jour qu'elle l'a vu du haut des remparts ^'avancer en combattant jusqu'aux boirds des fossés de la viUe. Ces sortes de passions, qui font le nœud de beaucoup de pièces du siècle dernier, et même de celui-ci, sont des aventures
de roman , et non pas des ressorts de tragédie. La lettre de Sophonisbe est du même genre :
Yojez à qnel malheur mon destin est soumis»
Le bruit de vos vertus et de votre vaillance Me contraint aujourd'hui d'aimer mes eDDemis I)*un sentiment plus fort que n*est la bienveiilancc.
On conçoit que Syphax ne doit pas être content de cette tendre déclaration; et aujourd'hui le spec»tateur ne le serait pas davantage. Des avances si formelles, plus faites pour une coquette de comédie que pour un personnage héroïque , pour une reine qid finira par se dévouer à la mort plutôt que d'être menée en triomphe , suffiraient pour faire tomber une pièce sur un théâtre perfectionné. Si le fond est vicieux , le style n'est pas meilleur. Syphax dit à sa femme :
Tu fais d'un ennemi Tobjet de tes désirs !
Ne pouvais-tu trouver où prendre tes plaisirs Qu'en cherchant l'amitié de ce prince Numide Qui te rend tout ensemble impudique et perfide ?
Que me pourrais-tu dire , înipudenie , effrontée ?
On croit entendre Arnolphe dire à la jeune Agnès :
Pourquoi ne pas m^aimer , madame l'impudente ?
Mais c'est précisément parce que ce ton est excellent dans un vieillard ridicule, qu'il est détesta* Lie dans une tragédie.
La conduite de Sophonisbe dans le reste de la pièce n est pas plus décente^ ni son langage plus modeste. Son mari est tué dans un combat : on le lui annonce. Elle reçoit cette nouvelle assez froidement , et s'écrie qu'il est trop heureux d'être mort. Elle demande si quelqu'un de sa suite veut la tuer, mais d'un ton à faire en sorte que personne n'en ait envie. Aussi sa confidente , Phénice , lui représente fort sensément qu'on est toujours à temps de se tuer.
Un mal désespéré A toujours dans ]a mort un remède assuré.
Cependant c^est aussi le dernier qu*on essaie , Et c[u*on doit applicpier à la dernière plaie. Pour moi , je suis d'avis qu'oubliant le trépas Yous tiriez du secours de y os propres appas. Vous n'auriez pas besoin de beaucoup d'artifice Pour yous rendre agréable aux yeux de Massînisse. Essayez de gagner son inclination.