‹ Lycée, ou, Cours de littérature ancienne et moderneChapitre 24 sur 140 · A PYRRHA · texte numérisé non relu

A PYRRHA

Pyrrlia , quel est l'amant enivré de tendresse Qui , sur un lit de rose , étendu près de toi , T'admire, te sourit, te parle, te caresse, Kt jure qu'à jamais il vivra sous ta loi? Quelle gi'otte fraîche et tranquille Est le voluptueux asile Où ce jeune imprudent, comblé de tes faveurs, Te couvre de parfums, de baisers et de fleurs? C'est pour lui qu'à présent Pyrrha veut être belle ; Que ton goût délicat relève élégamment

Ta simplicité naturelle , Et fait naître une grâce à chaque mouvement. Pour lui ta main légère assemble à l'aventure Une flottante chevelure Qu'elle attache négligemment.

Hélas! s'il prévoyait les pleurs qu'il doit répandre! Crédule , il s'abandonne à l'amour , au bonheur. Dans ce calme perfide , il est loin de s'attendre

A l'orage affreux du malheur.

L'orage n'est pas loin : il va bientôt apprendre Que l'aimable PjTrha qu'il possède aujourd'hui, Que Pyrrha si belle et si tendre N'était pas pour lon^-temps à lui.

Qu'alors il pleurera son fatal esclavage ! Insensé qui se fie à ton premier accueil ! Pour moi , le temps m'a rendu sage ; J'ai regagné le port, et j'observe de l'œil Ceux qui vont , comme moi , se briser à l'écueil Que j'ai connu par mon naufrage.

Il faut voir ce qu'est Horace jusque dans un simple billet, où il s'agit d'un souper chez sa maîtresse : son imagination riante l'y conduit en bonne compagnie.

O reine de Paphos , de Gnide et de CyHière ! ■\"ien.s , quitte ces beaux lieux , quitte-les pour Glycèrc : Sa demeure est plus belle , et son encens plus doux. Mène avec loi l'enfant qui nous commande à tous, Qui règne sur le monde , et même sur sa mère.

Mercure, ennemi des jaloux.

Les Grâces en robe llottante , Les Nyinphes à l'cnvi se pressant sur tes pas, Et la Jeunesse enfin, divinité charmante,

Qui sans toi ne le serait pas.

Quelle flexibilité d'esprit et de style ne faut-il pas pour [>asser de ces images gracieuses au ton de l'ode Justum et teuacem, dont le début , si lier et si imposant, a été souvent cilé comme un modèle du style sublime !

Le juste est inébranlable ,

Et sur la base immuable

Des vertus et du devoir

Il verra sans s'émouvoir.

Un tyran furieux lui montrant le supplice . Un peuple soulevé lui dictant l'injustice , Le bras de .lupiter tout prêt à foudroyer :

Le ciel tonne , la mer gronde ,

Sur lui les débris du monde

Tomberont sans l'effrayer.

Il y dans Horace environ une trentaine d'odes galantes ou amoureuses, qui prouvent toutes combien cet écrivain avait l'esprit fin et délicat. Ce sont la plupart des chefs-d'œuvre finis par In mains des Grâces.* Personne ne lui en avail donn<' le modèle : ce n'est point là la manière d'Anacréon. Le fond de ces petites pièces est également piquant dans toutes les langues, et chez tous les peuples ou régnent la galanterie et la politesse. Elles sont même beaucoup plus agréables pour nous que les odes héroïques du même auteur , dont le fond nous est souvent trop étranger, et dont la marche hardie et rapide ne peut guère être suivie dans notre langue , qui procède a\ ec plus de timidité, et veut toujours de la méthode et des liaisons. Peut-être serions-nous un peu étourdis de la course vagabonde du poète, et trouverions-nous qu'il y a dans cette espèce d'ouvrage trop poiu' l'imaginalion, et pas assez pour l'esprit. Sous ce point de vue , chaque peuple a son goril analogue à sou caractère et à son langage ; et il est sur que nos odes , n'étant pas faites poiu* être chantées , ne doivent pas ressembler aux odes grcc(|ues et latines. La plupart au conts'aire, sont des discours envers, à peu près aussi suivis, aussi bien liés qu'ils le seraient en prose. .le ne dis pascju'il faille nous en blâmer absolument ; mais ne seraientelles pas susceptibles d'un peu plus d'enthousiasme et de rapidité qu'on n'en remarque, même

dans nos plus belles? C'est ce qu'il sera temps d'examiner quand il sera question des lyriques modernes '.

CHAPITRE VIII. — De ht Poésie pastorale et de la Fable chez, les anciens,

SECTION PREMIERE. — Pflstorales.

Il n'y a point de poésie plus décréditée parmi nous , ni qui soit plus étrangère à nos mœurs et à notre goût. Ce n'est pas la faute du genre, qui. comme tous les autres, est bon quand il est bien traité , et (jui a de l'agrément et du charme : c'est que notre manière de vivre est trop loin de la na-

' Parmi eux . la première place appartient , sans contredit, à Rousseau. Mais, en finissant cet article, peut-être n'est-il pas inutile d'observer, pour l'intérêt du goût, quel tort lui font ceux qui, rédigeant au hasard des livres élémentaires . des poétiques , des rhétoriques à l'usage des jeunes gens, les induisent en erreur, en citant, à l'appui d'un nom célèbre, de très mauvais vers, dont il ne faudrait parler que pour en faire voir les défauts, bien loin de les rapporter comme des autorités. Tous ces compilateurs qui se copient fidèlement les uns les autres, et dont le nombre est infini, ne manquent jamais, à propos d'Horace, de transcrire le jugement qu'en a porté Rousseau dans une de ses épitres. Le voici :

Non tnoiii.s Itrillant , niioinue sans étincelle , Le seul Horace en tous genres excelte Oc Cvlti^rée exalte les faveiii-s, Chante les dieux , les liéros , les buveni s ; Des sots auteurs herne l.-s vers ineptes , Nous iiistruisniit jjar gracieux préceptes Et par serinom de joie antidotes.

Déjeunes étudiants, dont le goût ne peut pas encore être formé, se mettent ces vers dans la mémoire, parce qu'on les leur a fait répéter dans leurs exercices du collège , et les croient bons parce qu'ils sont de Rousseau. Il faudrait au contraire leur faire voir tous les vices de ce style, et combien il rassemble de fautes. Il n'est pas vrai qu'Horace soit sans étincelles : il en a de plus d'une sorte , s'il est vrai qu'on doive entendre par ce mot des traiis saillants ; ses odes surtout en sont pleines. Ce vers de Rousseau semblerait dire que les rt(nrc//('s sont un défaut; mais jamais ce mot n'a été pris en mauvaise part ; et quoiqu'un mauvais ouvrage puisse avoir des ('tinvclhs , rien n'empêche qu'il n'y en ait dans les meilleurs. Pire qu'nn écrivain tel qu'Horace exalte les faveurs de Cyihe're'e, c'est s'exjtrimer d'ime manière froide et flasque. Le plus mince rimailleur peut exalter ces faveurs-là; mais un Horace, un Cliaulieu , uuTibuUe, en parlant en amants et en poètes, les sentent et les font sentir, et ne les exaltent pas. Berner les vers ineptes est une expression basse qui ne peut passer dans un morceau sé-rieux , et la rime d'ineptes et de préceptes est d'une dureté choquante dans un endroit qui devrait avoir de la grâce. Instruire par préceptes et par sermons est une construction inarotique très déplacée (piand on donne des Icrons, et qu'on cite un modèle ; et des sermons de joie antidotes sont d'un jargon barbare qu'il faudrait réprouver lîartout. Ces remarques n'empêchent pas que Rousseau ne soit, daas d'autres ouvrages, un excellent versificatem- ; mais c'est pour cela mênie qu'il ne faut pas aller chercher ce qu'il y a déplus mauvai'i pour le placer dans des livres didactiques : c'est un piège tendu à la ji'unesse. que ces livres devraienl •'•elairer.

ANCIENS. - POÉSIE

Uirechainpôtio , el que les modèles de la vie pastorale et des douceurs dont elle est susceptible u'ont jamais élc sous nos yeux. C'est dans des climats favorises de la nature , sous un beau ciel , dans une condition douce et aisée, que les bergers et les habitants des hameaux peuvent ressembler en quelque chose aux bergers de ïhéocrite et de Virgile. Ce qui le prouve, c'est que les combats de la flûte, tels que nous les voyons tracés dans !es églogues grecqnes et latines, sont encore en usage en Sicile. Il ne faut donc pas croire que ce soit un jeu de l'imagination des poètes. De tout temps la poésie a été imitatrice; et des paysans grossiers , misérables , abrutis par la misère , la crainte et le besoin , n'auraient jamais pu inspirer aux poètes l'idée d'une églogue. Les poètes embellissent , il est vrai ; mais il faut que l'objet les ait frappes avant qu'ils songent à l'orner : ils ne peignent pas le contraire de ce qu'ils voient. Sans doute nos bucoliques modernes ne sont que des imitations des anciens, ne sont que des jeux d'esprit; il n'y a plus parmi nous de Corydons ni de Thyrsis ; mais il y en avait en Grèce et en Italie; le goût du chant et de la poésie n'y était point étranger aux pasteurs. Il y a des climats où ce goût est naturel , et pour ainsi dire nn fruit du sol et un don de la nature. Jugeons-en seulement par nos provinces du midi de la France. Qui ne connaît pas la gaieté des danses et des chansons provençales? Leurs couplets amoureux et leurs airs tendres sont^ venus du fond des campagnes jusque sur les théâtres de la capitale. C'est que, partout où l'on ressent les influences d'une nature riante et bienfaitrice, ou se livre aisément à tous les plaisirs faciles et simples, à tous les goûts innocents qu'elle a mis à la portée de tous les hommes. Voilà dans quel esprit il faut lire les Idylles champêtres de Théocrite , et les Eglogues de Virgile.

On sait que Théocrite était né à Syracuse. On remarque dans ses poésies du naturel et de la grâce, le talent de peindre des sentiments doux, et même, dans quelques unes de ses pièces, des passions fortement exprimées. Celle où il représente une bergère employant les enchantements pour ramener un amant volage a été regardée par Racine comme un des morceaux les plus passionnés qu'il y eût chez les anciens. Son caractère dominant est la simplicité et la vérité ; mais cette simplicité n'est pas toujours intéressante, et va (juelquefois jusqu'à la grossièreté. Il offre au lecteur trop de circonstances indifférentes, trop de détails communs, et ses sujets ont entre eux trop de ressemblance. La plupart sont des combats de flûte et des querelles de bergers. Il est vrai qu'ilafaittrente églogues, et que Virgile, son imi-

tateur, n'en a fait que dix ; mais aussi Virgile est beaucoup plus varié : il est aussi plus élégant ; ses bergers ont plus d'esprit, sans jamais en avoir trop; son harmonie est d'un charme inexprimable; il a un mélange de douceur et de finesse qu'Horace regarde avec raison comme un présent particulier que lui avaient fait les muses champêtres, molle atque facetum. Il vous intéresse encore plus vivement que Théocrite aux jeux et aux amours <le ses bergers : nulle négligence ; nulle langueur; tout est vrai, et pourtant tout est choisi. Enfin cette perfection de style, qui est la même dans tous ses écrits , fait ({u'onne peut pasle lire sans le savoir par cœin-, et que, quand on le sait, on veut le relire encore pour le goûter davantage.

Bion etMoschus, l'un de Smyme, l'autre de Syracuse , furent contemporains de Théocrite , et habitèrent le même pays que lui. Leur composition est plus soignée , niais elle n'est pas exempte d'affectation ; ils ont moins de sensibilité. Leurs élégies sont monotones; mais plusieurs de leurs idylles sont d'une imagination délicate et ingénieuse. J'en citerai deux fort courtes : elles sont de Bion. Je me sers de la traduction qu'en a faite Chabanon dans la préface de son Théocrite.

(( Un enfant s'amusait dans im hois à prendre de» oiseaux : il vit l'Ainour qui s'écliappait et s'allait reposer sur les branches d'un arbuste ; il s'en réjouit comme d'une meilleure proie. Il rassemble tous ses gluaux , et guette l'Amour, qui, toujours sautillant, lui échappe sans cesse. L'enfant , dans son dépit , jette à terre ses pièges, et court vers le vieux laboureur qui lavait instruit dans cet art amusant. Il lui conte sa peine, et lui montre l'Amour caché dans le feuillage. Le vieillard sourit en secouant la tète, et lui dit : Enfant, renonce à cette proie ; ne chasse plus un tel oiseau : c'est un monstre que tu dois craindre de connaître. Dès que tu sortiras de l'enfance, l'oiseau qui sautille et t'échappe , de lui-même fondra sur toi. »

Ces idées allégoriques ont été depuis souvent employées; mais il faut songer qu'alors elles étaient originales. La pièce suivante est à mou gré fort supérieure.

(> Cypris m'est apparue en songe. Elle conduisait par la main le petit Amour qui baissait les yeux et regardait la terre. Chantre des vergers , m'a-t-elle diî , prends avec toi l'Amour, et enseigne-lui tes chansons. Elle dit et s'éloigne. In^eusé , je crus l'Amour curieux de mes leçons. Je lui enseigne de quelle mauièie Pan inventa la flûte oblique , Minerve la flûte droite. Mercure la lyre, Apollon la cithare. Le petit dieu écoutait peu mes discours. Il se mit à chanter des vers tendres ; il m'apprit les amours des dieux et des hommes, divin ouvrage de sa mère. Soudain j'oubliai ce que je venais d'enseigner à l'Amoui^ et ne me souvins que de ce qu'il ven<:it de m'apprendre. »

N'oublions pas que ces petits tableaux, dont !e

fond est peu de chose, ne peuvent guère se passer du coloris de la versification. Mais il faut un pinceau bien délicat et bien sûr. Il serait à souhaiter que La Fontaine, qui a mis en vers une des plus jolies pièces d' A nacréon, eût fait le même honneur à celle-ci, qui vaut pour le moins autant. Ces sortes de compositions demandent une main très légère et très exercée, parce que l'essentiel est de n'y mettre qu'autant d'esprit qu'il en faut au sentiment ; et cette mesure-là ne se donne pas, il faut l'avoir.

SECTION H. — De la Fable.

« L'homme a un penchant naturel à entendre raconter. La fable pique sa curiosité et amuse son imagination. Elle est de la plus haute antiquité ; on trouve des paraboles dans les plus anciens monuments de tous les peuples : il semble que de tout temps la vérité ait eu peur des hommes , et que les hommes aient eu peur de la vérité. Quel que soit l'inventeur de l'apologue ; soit que la raison, timide dans la bouche d'un esclave, ait emprunté ce langage détourné pour se faire entendre d'un maître, soit qu'un sage, voulant la réconcilier avec l'amour-propre , le j)lus superbe de tous les maî- -tres, ait imaginé de lui prêter cette forme agréable et riante , cette invention est du nombre île celles qui font le plus d'honneur à l'esprit humain. Par cet heureux artifice, la vérité, avant de se présenter aux hommes, compose avec leur orgueil , et s'empare de leur imagination. Elle leur offre le plaisir d'une découverte , leur épargne l'affront d'un reproche et l'ennui d'une leçon. Occupé à démêler le sens de la fable , l'esprit n'a pas le temps de se révolter contre le précepte ; et quand la raison se montre à la fin , elle nous ti'ouve désarmés : nous avons déjà prononcés contre nous-mêmes l'arrêt que nous ne voudrions pas entendre d'un autre; car nous voulons bien quelquefois nous corriger , mais bous ne voulons jamais qu'on nous condamne. » ( Éloge de La Fontaine.)

Il serait superflu de répeter ici tout ce qu'on a dit d'Esope, et ce qu'on apprend à ce sujet à tous les enfants. On s'accorde à croire qu'il vivait du temps de Pisisirate; et s'il est vrai, comme on !e rapporte, (pie les habitants de Delphes l'aient fait périr parce qu'il les avait offenses en leur appliipiant une de ses fables, celle des Bdions jloUanis, il faut le compter parmi les victimes de la philosophie, car le grand sens de ses écrits mérite ce nom. Ce mérite est le premier dans l'apologue, et c'est le seul d'Esope. Sa narration d'ailleurs est dénuée de toute espèce <rorneinenls. La morale en fait tout le prix, et mèuie il i\c faut pas croire qu'elle soil loujours également juste. Plusieurs de ses affabulations sont défeclueusesj et Phèdre et La Fonlaine en ont corrigé plusieurs. Au reste, i! est possible que ce reproche ne tombe pas sur lui : il est à peu prés proiivi' (pic Plaiiiide, moine grec du (|!ial(tr/ièrue siècle, (|iii le [)remier re-

cueillit les fables d'Ésope , en mit sous le nom de ce fabuliste célèbre plusieurs qui n'étaient pas de lui. Il nous en reste une quarantaine de latines, composées par Avienus , qui vivait sous Théodose IL Elles sont en général fort médiocres pour l'invention et pour le style : La Fontaine a pris les meilleures. Il y en a aussi de beaucoup plus anciennes, d'un Grec nommé Babrias * , qui se fit une loi de les renfermer toutes dans quatre vers, afin d'être au moins le plus laconique de tous les fabulistes. La plupart sont très bien inventées; mais leur extrême brièveté nuit à l'instruction, et, ne présentant qu'une espèce d'énigme à deviner, ne donne pas le temps à la morale de répandre toute sa lumière. Il ne faut faire d'aucun ouvrage un tour de force, et le mérite de la difficulté vaincue est ici le moindre de tous , attendu qu'il est en pure perte pour le lecteur. L'étendue de chaque genre d'écrit, quel qu'il soit, n'est ni rigoureusement déterminée , ni entièrement arbitraire : le bon sens veut qu'elle soit en proportion avec le sujet.

Après Esope, le fabuliste qui a eu le plus de réputation c'est Phèdre, qui, à la moralité simple et nue des récits du Phrygien, joignit l'agrément de la poésie. Son élégance, sa pureté, sa précision, sont dignes du siècle d'Auguste. Il ne fallait rien moins que La Fontaine pour le surpasser. Ce sera un objet intéressant et curieux que l'examen de tout ce que cet homme unique a su ajouter à ceux qui l'ont précédé ; mais je dois le réserver .pour cette partie de mon travail qui regardera les modernes. Aujourd'hui , poin- ne pas anticiper sur l'avenir, je ne m'arrête sur ces différents genres de poésie qu'autant qu'il le faut pour caractériser les auteurs anciens. Le développement ne peut être complet (lue lorsque , parvenus au moment de la renaissance des lettres en Europe , et descendant de cette époque jusqu'à nos jours, nous verrons comment chaque genre a été modifié par des peuples nouveaux, restreint ou étendu, affaibli ou surpassé ; et c'est ainsi que les deux parties de ce Cours, se rejoignant l'une à l'autre, achèveront de mettre dans tout leur jour des objets qui se tiennent par eux-mêmes, mais que le plan qu'il a fallu suivre m'a forcé de partager.

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