‹ Lycée, ou, Cours de littérature ancienne et moderneChapitre 90 sur 140 · UNE DKS PLUS JEUNES ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

UNE DKS PLUS JEUNES ISRAÉLITES

Hélas : si jeune encore , Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur ? Ma vie à peine a commencé déclore :

Je tomJjerai comme une fleur Qui n'a vu qu'une aurore.

Hélas ! si jeune encore , Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur? Après ce tableau d'horreur, suivi d'un chant de plainte , le chœur reprend par un cantique plein d'une confiance religieuse , et finit par une invocation subUme.

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Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats :

JN'on , non , il ne souffrira pas

Qu'on égorge ainsi l'innocence.

Hé quoi ! dirait l'impiété , Où donc est-il, ce Dieu si redouté , Dont Israël nous vantait la puissance ? Ce dieu jaloux , ce Dieu victorieux ,

Frémissez , peuples de la terre , Ce dieu jaloux , ce Dieu victorieux ,

Est le seul qui commande aux cieux :

M les éclairs , ni le toimerre ,

N'obéissent point à vos dieiix.

Il renverse l'audacieux; .

Il prend l'humble sous sa défense.

Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats .

Non , non , il ne souffrira pas

Qu'on égorge ainsi l'innocence.

DEUX ISBAÉLITES.

O dieu que la gloire couromie , Dieu que la lumière enviromie , Qui voles sur l'aile des vents , Et dont le trône est porté par les anges ; Dieu , qui veux bien que de simples enfants Avec eux chantent tes louanges !

Tu vois nos pressants dangers :

Donne à ton nom la victoire ; Ne souffre point que ta gloire Passe à des dieux étrangers.

Arme-toi . viens nous défendre :

Descends tel qu'autrefois la mer te vit descendre. Que les méchants apprennent aujourd'hui A craindre ta colère ; Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère Que le vent chasse devant lui.

Le chœur qui finit la tragédie d'Esther est l'hymne d'allégresse le plus parfait qu'on puisse oEErir à l'art dumusicien. Toutes les circonstances les plus touchantes s'y trouvent réunies, et les images sont partout à côté du sentiment.

Ton Dieu n'est plus irrité ; Réjouis-toi , Sion , et sors de la poussière ; Quitte les vêtements de ta captivité ,

Et reprends ta splendeur première :

Les chemins de Sion à la fin .sont ouverts. Rompez vos fers , Tribus captives ; Troupes fugitives , Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.

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