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l'examen histologique ne montre pas de granulations tuberculeuses, mais seulement une augmentation du nombre des lymphocytes contenues dans les mailles du réti-
culum.
Adénolipomatose symétrique
Cette affection fut décrite sous ce nom en 1898 par Launois et Bensaude.
Elle est caractérisée par la formation de masses lipomateuses au niveau du menton, des fossettes rétro-mastoïdiennes, à la nuque. Les productions lypomateuses peuvent rester localisées à la région cervico-faciale ; mais le plus souvent on en voit aussi sur le reste du corps en des lieux d'élections: à la partie supérieure et interne des membres, aux régions pectorales, épigastrique, suspubienne, dorso-lombaire, sur les côtés du rachis.
Quelquefois, le malade a toute la surface du corps comme capitonnée de tumeurs.
Les extrémités des membres restent toujours indemnes. Ces lipomes ne sont pas douloureux, et ne gènent que par leur volume. Dans quelques observations, cependant, on signale des accidents dus à la compression des organes du médiastin par des adénolipomes intrathoraciques.
Ces tuméfactions ne s'accompagnent d'aucun trouble de l’état général, d'aucune modification de la sensibilité, de la trophicité.
Dans tous les cas, les masses lipomateuses sont Symé-
triques, médianes, ou par paires. Elles ont les caractè-
CRT CRE
res des lipomes diffus, leur contours mal délimités se confondent avec les tissus voisins.
L’affection débute insidueusement, les tumeurs s'accroissent lentement ; elles peuvent par moment diminuer de volume, mais grossissent de nouveau; il est très rare qu’elles subissent une régression définitive.
Arrivée à période de complet développement, l’adénolipomatose se diagnostique à première vue.
Lorsqu'elle est encore incomplètement développée et limitée à certaines régions, son diagnostic peut offrir quelques difficultés.
Ces masses lipomateuses se distinguent des tumeurs lymphadéniques, en ce quelles sont toujours symétriques ; leur consistence est plus molle, leurs contours sont mal délimités, et leurs sièges de prédilection qui sont un peu différents.
Syphilis primaire :
L’adénopathie est le satellite obligé du chancre syphilitique. Maïs cette adénopathie sera facile à distinguer du lymphadénome ganglionnaire.
Elle est volumineuse, dure, indolente, Sans rougeur de la peau, ne suppure pas; elle est en général unique ; mais peut être multiple; on sent alors au milieu d’une pléiade de ganglions durs, un ganglions plus volumineux que les autres, qui reçoit directement les Iymphatiques émanés de la région du chancre qui, lui, impose le diag-
nostic.