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atteignant au bout de quelques années, un volume énorme, 5 kilogrammes et remplissant parfois toute la partie gauche de l'abdomen; lhépatomégalie est beaucoup plus tardive, et beaucoup moins considérable que l’hypertrophie splénique. Parfois on note de l'ictère qui apparaît d’ailleurs assez tardivement. Il n’y à pas de ganglions appréciables; mais il existe des troubles douloureux dus à l’hypertrophie splénique, et souvent des douleurs osseuses plus ou moins intenses; la paleur est assez marquée; il existe de l’hypoglobulie mais pas de leucocytose, et la formule leucocytaire est normale. Pendant tout le cours de la maladie, qui est fort longue, on note une certaine tendance aux hémorragies, il existe souvent des épistaxis, des pétéchies, des hémorragies gingivales.
L'évolution est tout à fait lente, et peut durer plus de 12 ans et même plus de 20 ans.
Cette aff:ection présente donc des points tellement particuliers qu’on peut arriver à en faire le diagnostic sans trop de difficulté, surtout dans les cas où elle atteint plusieurs membres d’une même famille.
5° Anémie splénique de Strumpell. — Te premier cas décrit consistait en une anémie extrême 1.020.000, avec Splénomégalie moyenne, procédant par poussées succes- . Sives.
La rate fut trouvée molle et congestionnée.
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6° Kyste hydatique de la rate. —— Dans sa forme
. commune, descendante, abdominale, le kyste hydatique
peut simuler une lymphadénie Splénique, à moins que la tumeur ne soit nettement, bilobée, et que l’exploration physique n’y révèle de la rénitence, ou même le frémissement caractéristique. Ces trois signes si importants manquent bien souvent et il ne faut pas compter sur eux pour faire le diagnostic.
Notons que souvent le kyste est mobilisable; que l’on a observé dans certain cas l’impossibilité du décubitus latéral sur le côté malade (Trinkler).
On le voit, en l’absence de signes d’echinococcose hépatique concomitante, le diagnostic du kyste hydatique de la rate est bien difficile à moins qu’on ne trouve une tumeur arrondie et rénitente, et d'autant plus que la ponction exploratrice, qui peut donner lieu à des accidents
fort graves, est proscrite par tous les chirurgiens.
II. — LYMPHADENIE SPLENIQUE DES NOUR- RISSONS, OU ANEMIE INFANTILE PSEUDO- LEUCEMIQUE, de V. Jaksch et Luzet.
Le début de la maladie est insidieux, quelquefois il est marqué par de la gastro-entérite. Les téguments sont pâles, l’enfant est prostré, indifférent à tout ce qui se passe autour de lui; mais ne paraît pas souffrir.
La rate devient lentement énorme, dure et lisse.
Le foie est un peu gros. Le teint est jaune soufre; on observe des épistaxis, du purpura, des hémorragies gingivales. Ces cas aboutissent à la mort en quelques mois; certains, cependant, restent stationnaires ou guérissent.
Le sang se distingue par la présence de nombreux lymphocytes, des globules rouges nucléés et parfois des myélocytes.
Cette forme frappe surtout les enfants de 9 à 18 mois. Le diagnostic est difficile avec les splénomégalies du rachitisme, de la tuberculose et l'hérédo-syphilis.
LYMPHADÉNIE OSSEUSE OU MÉDULEAIRE
Elle est très peu connue au point de vue clinique; elle affecte différentes formes ; tantôt elle simulerait tout le tableau clinique de l’anémie pernicieuse progressive (cas de Pepper), tantôt, au contraire, elle prendrait l’aspect d’une fièvre typhoïde (cas de Porter); d’autres fois elle offre l’aspect d’un état septicémique particulier ‘avec développement de bosselures sur les os. | Elle se caractérise par la formation sur le tissu osseux de bosselures avec douleur, et fragilité de l’os.
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LYMPHADÉNIE TESTICULAIRE
HISTORIQUE. — C’est Malassez qui le premier a décrit en 1874 le lymphadénome du testicule.
En 1879, son élève Talavera consacrait tout un travail à l’étude de cette affection dans sa thèse intitulée (« Recherches histologiques sur quelques tumeurs du testicule ».
En 1875, Desprès présente une tumeur testiculaire qu’il croyait être une lésion tuberculeuse, en voie d’évolution et non encore arrivée à la caséification,; mais l'examen histologique pratiqué par Renant révèle l’existence du lymphadénome.
En 1876, Trélat et Letulle relatent un autre cas dans le Bulletin de la Société Anatomique.
En 1877, Nicaïise rapporte un autre cas dont l’examên microscopique a été fait par Chambard.
En 1878, M. le. professeur Duplay recueille un nouveau cas à l’hôpital St-Louis. |
Un sixième cas est.présenté par Guyon.
En 1887, M. Brault consigne un cas que l’examen micro-histologique fait par lui confirme être un
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lymphadénome à petites cellules, ayant envahi la partie antérieure du testicule.
A la même époque Terrillon signale un cas que l’examen fait par M. Brault montrait un tissu conjonctif nettement réticu]é, lymphoïde.
ETIOLOGIE. — C'est une maladie de l’âge mûr; elle se rencontre surtout entre 30 et 60 ans.
La cause, comme celle des autres formes de lymphadénie, n’est pas encore élucidée.
SYMPTOWMATOLOGIE. — Le début est généralement insidieux, et le malade vient vous trouver parce qu’il a remarqué l’augmentation du volume de son testicule qui devient bientôt gênant par son poids.
Le développement est ordinairement assez lent; il est tout à fait exceptionnel de le voir acquérir en quelques mois un volume considérable. à
Lorsque là tumeur à atteint des dimensions notables, elle soulève les enveloppes scrotales qui sont distendues, mais aucunement altérées.
Dans quelques cas rares on a noté des dilatations variqueuses sillonnant la surface du scrotum. |
A la palpation on sent que la glande est manifestement augmentée de volume.
Elle a conservé sa forme.
Sa surface est régulière, quelquefois légèrement bosselée.
Sa consistance est élastique, dure dans certains cas; mais elle est uniforme sur toute la surface de la glande.
La palpation n’est pas douloureuse, le testicule à même perdu totalement cette sensibilité spéciale que réveille normalement une pression un peu forte.
Il est rare de percevoir l’épididyme qui est aplati et étalé sur le testicule.
Le cordon spermatique est dans la majorité des cas respecté. Toutefois on l’a vu augmenté de volume, et présenter des dilatations variqueuses se prolongeant jusque sur le scrotum.
Le toucher rectal ne donne que des renseignements négatifs.
Ces symptômes n’ont rien de spécial, et ne permettent pas de faire un diagnostic précis.
Toutefois, il est deux autres symptômes qui ont une valeur au point de vue du diagnostic différentiel. Ce sont :
1° La bilatéralité des lésions.
On sait que les tumeurs du testicule ont pour caractère habituel de ne siéger que d’un seul côté, et Monod et Terrillon, dans leur étude sur le Iymphadénome testiculaire arrivent à conclure que cette vartété de tumeur est la seule qui frappe à la fois les deux glandes séminales.
2 T’apparition de noyaux métastatiques en divers points du corps.
En parcourant les diverses observations qui ont été
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publiées sur les malades atteints de lymphadénome du testicule; on voit que fréquemment les sujets ont présenté des tumeurs secondaires plus où moins éloignées du foyer primitif.
Ces tumeurs peuvent avoir une apparition précoce qui coïncide presque avec celle du néoplasme testiculaire. Plus souvent, ils apparaissent tardivement alors que la lésion du testicule est depuis longtemps manifeste, et apportent ainsi un élément précieux à un diagnostic
encore hésitant.
EVOLUTION. — On peut considérer à la marche du lymphadénome testiculaire deux périodes.