QUES
comme du cuir neuf, on ne saurait avoir de doutes sur l'existence d’une pachyvaginite, surtout lorsque la tumeur s’est accrue par à-coups subits, sans altérer l’état général. Mais chacun de ces signes peuvent manquer et la tumeur peut se présenter comme une énigme à résoudre et le diagnostic presque impossible.
La tumeur s’est-elle développée aux dépens de la glande séminale elle-même, on devra songer en premier lieu à la syphilis du testicule.
En général, le sarocèle syphilitique a une consistance plus ferme, sa surface est parsemée de petites saillies dures et arrondies. Le testicule est aplati d’un côté et de l’autre, ayant la forme d’un valet. D'autre part, on devra s’enquérir des antécédents du malade.
Quant à la confusion, avec les autres tumeurs du testicule, elle est encore plus facile.
Il est bien difficile en effet de faire un choix dans la grande catégorie des tumeurs et de différencier cliniquement un lymphadénome d’un sarcome, d’un carcinome, d’un enchondrome, d’un tératome, etc.
Toutefois, en insistant sur la valeur sémiélogique des quatre symptômes suivants, la bilatéralité des lésions, sa généralisation rapide en divers points du corps, l’augmentation très lente de la tumeur avec intégrité de l’état général, on peut arriver à affirmer le diagnostic.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — La tumeur occupe généralement toute la glande qui est seule atteinte.
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Les enveloppes du testicule sont généralement indemnes, et la vaginale intacte ne renferme pas de sérosité.
Le testicule seul est touché, l’épididyme est respecté, il apparaît comme un ruban à la surface de la tumeur. Il est atrophié, et cette atrophie paraît due à la compression exercée par la tumeur.
La tumeur a généralement une forme régulière et conserve celle du testicule qui semble simplement augmenté de volume. Sa consistance est égale en tous les points, elle est élastique et présente une certaine résistance.
A la coupe, la tumeur présente une coloration gris rosé. Sa surface est ordinairement égale et vaguement lobulée.
Ces lobules semblent correspondre aux lobules normaux de la glande. Ils rayonnent à partir du COTPS d'Highmore, comme si l’envahissement se faisait en méme temps, quoiqu’à des degrés divers, sur les différents départements tubulaires, respectant pendant un certain temps les travées conjonctives qui du corps d'Highmore vont à l’albuginée.
En raclant la surface de section avec un couteau, on remarque qu'elle présente un aspect et une consistance uniforme, Quelquefois, mais rarement, on découvre des point caséeux ramollis et un piqueté hémorragique que masque un suc laiteux, que l’on enlève facilement en plaçant la pièce sous un filet d’eau.
Au microscope, l'examen révèle la présence d’un certain nombre de tubes séminifères en certains points de la coupe.