FLORÉAL AN II
Un citoyen de la force armée, de garde au poste de l'atelier des habillements militaires aux ci-devant Augustins, s'étant présenté et ayant annoncé au Conseil municipal qu'il avoit arrêté un certain nombre de citoyennes qui étoient sans cocarde,
Le Conseil a fait introduire ces citoyennes, et reconnoissant que de la classe des sans-culottes, et occupées aux ateliers militaires,elles avoient oublié ou perdu leurs cocardes, parce que la chaleur les avoit obligées de quitter le mouchoir qui leur servoit de coiffure,
A arrêté :
Que pour cette fois, il renvoyoit les citoyennes eu les invitant à mettre plus d'attention à porter le signe
de la liberté; après toutefois avoir fait inscrire leurs noms pour être remis au Comité de la police et servir en cas de récidive,
Arrête en second lieu que pour reconnoître l'esprit public, qui règne dans les ateliers militaires de cette commune, pour y entretenir le feu sacré du patriotisme, exciter la surveillance des chefs et les rendre responsables de l'inexécution de la loi sur les cocardes, les dits chefs seront tenus de se rendre incessamment au Conseil, et qu'un officier municipal ou un membre du Conseil général de la commune se transportera de temps en temps aux ateliers, pour en faire l'examen e ensuite en rendre compte.
Archives de la ville de Lyon.
I" mai