MARCHÉS ÉTRANGERS
A ces chiffres s’ajoute un grand commerce de cocons ‘. étrangers :
En mille kg. .......... 1913 1915 1919 4921 Importation ... .... .. 4.900 880 1.100 1.000 ÉXDOHR SE -e LR es 265 59 néant 75 Sale filéos.2-2.5.. 24. 1.200 200 300 230
Total des soies grèges et ouvrées mises à la disposition du marché de Milan
Ces chiffres sont très inférieurs à ceux de Lyon en 1919. [ls sont à peu près égaux en 1913 et 1915 et ne deviennent sensiblement supérieurs qu’en 1921. 4
Les difficultés deviennent inextricables, quand on passe aux exportations. Les statistiques du Commerce spécial (Direzione generale delle Gabelle) sont ainsi faites que les exportations de soies grèges et ouvrées dépassent en moyenne de 2 millions de kilos, les chiffres précédents. Voici quelles seraient les exportations (cocons non compris) :
En 1.000 kilos : 1913 1915 1919 1921 CPERES TE: 4.526 3.604 2.039 2.544 QUNTÉRST NE 2.973 3.392 2.857 DS
Les stocks sont, il est vrai, beaucoup plus importants que ceux de Lyon et de Marseille, mais ils sont, eux aussi, en diminution sensible et permettent d'autant moins de combler la différence, que la fabrique de Côme a pris depuis la guerre une certaine activité et qu’elle a donc absorbé une partie des soies du marché.
Stocks milanais au 30 septembre des années 1919 et
(1) Ces chiffres représentent plutôt des maxima, au lendemain des grandes récoltes mondiales. Ils sont empruntés au Bulletin des
Soies.
Entrepôts de la Caisse d'Epargne Entrepôts des Conditions
1919 1921 1919 1921 Soïes gréges. er. 460.000 4.500 926.000 42.000 Soies ouvrées..:....… 114.000 377 255.000 16.000
Cocons et déchets... 557.000 530.000 580.000 1.238.000
De toutes ces données, un peu confuses, et même contradictoires, que faut-il conclure ? En appaience, le marché de Milan semble, depuis 1914, s’être assez bien défendu. Il est plus complet que celui de Lyon : il cumule des attributions, qui se partagent chez nous entre Lyon et Marseille. Il rassemble non seulement des soies, mais des cocons et même des déchets. En tant que marché de cocons il dépasse de très loin Marseille. En tant que marché de grèges et d’ouvrées, il a comme Lyon une double fonction : consommation, répartition. Mais sa situation est inverse. Son rôle à la consommation est très inférieur à celui de Lyon et, bien qu’il soit en progrès, il ne dépasse pas sensiblement 1 million de kilos. C’est la fonction de répartition qui prédomine. Or, c'est . évidemment en soi la fonction essentielle, puisque c’est elle qui donne à un marché son caractère européen ou mondial. A combien doit-on l’évaluer ? Même si l’on néglige les sta-. tistiques douanières de sortie et si l’on se borne à retrancher la consommation intérieure des quantités mises à la disposition du commerce milanais, on obtient encore plusieurs millions de kilos par an, ce qui est très supérieur aux chiffres de Lyon. Milan semble aujourd’hui le grand centre répartiteur de l’Europe.
La réalité n’est peut-être pas aussi brillante. Les quantités exportées ont diminué. Depuis la guerre elles sont très inférieures à celles de 1913 ou même de 1915. La clientèle extérieure du marché italien.s’est restreinte, comme celle de Lyon. L'Europe centrale ou orientale a limité ses commandes en Italie comme en France, Milan n’a plus que trois grands acheteurs : la Suisse, les Etats-Unis et la France. Pourquoi ces nations vont-elles à ce marché ? Est-ce à cause de la supériorité de son organisation commerciale ou de la variété de ses approvisionnements ? Pas le moins du monde. Elles vont à Milan, parce qu’elles sont obligées d’y aller cher-