‹ Lyrisme et Structures Sonores: Nouvelles méthodes d'analyse des rythmes appliquées à Atala de ChateaubriandChapitre 16 sur 77 · GAL · texte numérisé non relu

GAL

Quand tous ces fleuves se sont gonflés des déluges de (l'hiver;

quand les tempêtes ont abattu des pans entiers de forêts;

le Temps assemble sur toutes les sources,

les arbres déracinés.

Il les unit avec des lianes,

il les cimente avec des vases,

il y plante de jeunes arbrisseaux, et lance son ouvrage sur les ondes.

Charriés par les vagues écumantes, ces radeaux descendent de toutes parts au Meschaccbé.

Le vieux fleuve s’en empare, et les pousse à son embouchure, pour y former une nouvelle branche.

Par intervalle,

il élève sa grande voix,

en passant sous les monts,

et répand ses eaux débordées autour des colonnades des et des pyramides des tombeaux indiens, [forêts, c'est le Nil des déserts.

Correcrions en D : il y en a de si importantes, que métriquement D est un tout autre texte.

ANALYSE

Cette description, fortement remaniée dans D, est : À , DUT ; autant un aperçu géographique qu'une intuition lyrique. Ce que nous en prenons a une certaine unité, c'est l'image du fleuve. Néanmoins, on s’attend à ce que les rythmes ne soient pas des mieux dessinés.

PREMIÈRE PHRASE : Sa dernière virgule, toute rythmi-

que, avertit pourtant que la rythmique est bien l’un des facteurs. ;

Quand tous ces fleuves se sont gonflés des déluges de

(l'hiver, quand les tempêtes ont abattu des pans entiers de forêts; le Temps assemble sur toutes.

LURUAUTES URIUAU= UE UIUAE LUAVAULS U VU U U — CUIUrE VUS U UU - .…..

Continuité : les deux premiers vers, égaux et semblables, suggèrent l’idée d'identité. Le troisième reprend et abrège.

DEUXIÈME PHRASE : Elle commence comme l’autre. On avait :

Quand tous les fleuves se sont gonflés.

quand les tempêtes ont abattu...

Il les unit avec des lianes,

c’est a-dire encore une fol du ue oo ous

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