‹ Lyrisme et Structures Sonores: Nouvelles méthodes d'analyse des rythmes appliquées à Atala de ChateaubriandChapitre 22 sur 77 · JE DÉPÉRISSAIS À VUE D'ŒIL · texte numérisé non relu

JE DÉPÉRISSAIS À VUE D'ŒIL

SYMÉTRIE. En revenant maintenant à la partie symétrique, qui ne formait qu'une phrase dans le premier texte :

Elle est du type ternaire : deux masses plus lourdes, autour d'une masse centrale moins lourde.

Les deux masses lourdes symétriques sont de cette égalité suggérée et fuyante, faite d'inégalités, que nous avons déjà trouvée ailleurs. Sensiblement égales au point de vue des syllabes : 28 et 30 ; sensiblement égales au point de vue des pieds, 9 et 8 : on voit comme la lésère inégalité au point de vue syllabes, qui fait la première masse moins lourde que la seconde, est inversée au point de vue pieds : Il y a le sentiment de l'égalité, avec l'agitation, le vivant de ces inégalités qui se compensent.

Par rapport à la strophe centrale, l’image de la première strophe se retrouve dans la dernière. Toutes deux faites d’un premier vers plus long suivi d'un plus court, les premiers vers de chacune sont semblables : Tantôt je demeurais immobile des heures entières, je me peignais les bois à travers lesquels cette onde avait

(passé,

Les seconds vers de ces strophes sont égaux :

à contempler la cîme des lointaines forêts; et mon âme était tout entière à la solftude.

ils ont chacun 13 syllabes.

C'est le méme jeu fuyant d'égalités.

ConriNuirTÉ. Les strophes, toutes de deux vers, ont régulièrement le premier vers formé de plus de pieds

que l’autre. La strophe médiane a ses deux vers semblables respectivement à un vers de la première, et à un vers de la dernière strophe :

Les strophes un et deux commencent de façon analogue; par deux vers féminins dont les deux premiers pieds sont identiques :

tantôt je demeurais immobile...

tantôt on me trouvait assis.

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