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Assonances : Tous les vers masculins sont assonancés en é, ainsi que le vers initial; 4 vers sur 6 : entières, forêts, couler, passé.
Les deux autres vers finissent par : onde, solitude ; type rare, analogue à la rime et l’assonance, mais qui n’est ni l’une ni l’autre; c’est plus pâle et plus subtil.
Tout était calme et superbe au désert.
Texte de D, fin 42, II (0, 34, I).
Tout était calme et superbe au désert.
La cigogne crioit sur nid,
les bois retentissoient du chant monotone des cailles, du sifflement des perruches,
du mugissement des bisons
et du hennissement des cavales siminoles.
CorrecTions. Ce texte de D n’est pas, rythmiquement, un remamement de O, mais un texte nouveau. O commençait ainsi :
« Tout était calme, superbe solitaire et mélancolique au désert » : c’est dire que l’image n’était pas née encore, en ce point.
ANALYSE
Tout était calme et superbe au désert.
La cigogne criait sur son nid, .(chant) monotone des caiïlles, (sifflement, des perruches, ‘‘(mugissement) des bisons, ..(hennissement) des cavales siminoles.
Exceptons les pieds initial et final : les deux premiers vers, ainsi que la fin de tous les autres, sont exclusivement des pieds uu-.
(-) VUE U U- UUvis UU— UIU= UU= U U- UU- UU- UU- (uu u-)
Cela a bien un peu l’air d’un rythme introduit, fabriqué : quand le passage a été refait, parce que le premier état ne convenait pas du tout, on a rythmé cette refonte. Non les grands rythmes souples d’un mouvement spontané : les facilités un peu déplaisantes, les ratures d’un poète tonique. (Surtout les deux premiers vers).
La nuit était délicieuse.
Texte de D. fin 444, I (O, 38, I).
La nuit était délicieuse !.
Le génie des airs secouait sa chevelure bleue, embaumée ? de la senteur des pins,
et l’on respirait la faible odeur # d’ambre, (fleuves. qu'exhalaient les crocodiles couchés sous les tamarins des
La lune brillait au milieu d’un azur sans tache, et sa lumière gris de perle descendait ‘ sur la cime indéterminée des forêts.
Aucun bruit ne se faisait entendre,
hors je ne sais quelle harmonie lointaine qui régnait dans la profondeur des bois :
on eût dit que l’âme de la solitude f soupirait dans toute l'étendue du désert.
Texre pans O. I délectable 2 tout embaumée 3 et de la faible odeur 4, flottait 5, 6,
ANALYSE
SrroPxes, terminées chacune par un point :
1) La nuit (en ne comptant le premier point que pour un silence).
2) La lune.
3) La sonorité.
Correcrions. La première strophe a subi des remaniements altérant la structure de ses vers, non leur nombre. Donc, au nombre près, rythme confus, indifférent.
La troisième strophe n'a été changée en rien, si ce n’est la suppression de deux virgules rythmiques : la deuxième au moins de ces deux virgules était certainement rythmique : on ne peut lui trouver d’autre sens, la grammaire n’y est pour rien : « on eût dit que l’âme de la solitude, soupirait dans toute l'étendue du désert ».
Que s'est-il passé? Dans ce texte, très remarqué, lécrivain s'est-il vu rapprocher une ponctuation aussi étrange grammaticalement? Et alors, pour ne point fausser le rythme en supprimant seulement cette virgule-là, en a-t-l supprimé d’autres, laissant au lecteur musicien le soin de se débrouiller tout seul? Il aurait renoncé dans ce passage à ponctuer rythmiquement…