LA NUIT S'ALLONGE
une reprise affaiblie du thème indiqué par la première, On vient de le voir sommairement. Si on regarde dans le détail la correspondance des pieds, on voit la première strophe sous l'aspect d'une longue phrase sonore; la deuxième s’en déduit :
1) UUU—- / CAR CTI U= vuuUu- uv -uuu- UUU— U- f uuu- uuuu- [uu- OS AEAUT NUIT ES 2) uu- | CONCERTS CT ICUrUSE= / (Un CPU u- / UAEAU
[uu- CAUUAUUACUUS
Outre les trois vers respectivement semblables qu’on a remarqués, on voit que le vers 3 est resté symétrique; que dans les vers 3 et 4 la moitié des pieds s’est conservée inchangée, ainsi que presque tous du vers 4.
En relisant une ou deux fois, avec l’attention concentrée sur ce phénomène, ces deux membres de la phrase, on sent bien comment le second n’est que l’échc du premier, affaibli comme il convient ici.
Le désert déroulait maintenant. QUES.
.!l; le désert déroulait maintenant devant nous ses solitudes démesurées.
CorRecrioN : 1. Le. Cette correction détache la phrase, comme elle devait l’être :
CAC —æ HAUTS RULES UUT CHOIUES CURE US
Une phrase magnifique qui n’a pas subi de correction; si ce n’est que D, l’enfermant entre deux points, lui a rendu son individualité, comme de juste.
Taème pu néserT, la suite plate et monotone de dactyles attachée plus particulièrement au désert (les deux derniers pieds élargissent démesurément).
Ces dactyles sont le rythme même du thème réduit à sa plus simple expression; le mot métrique « le-désert » lui-même. (« Désert » a une autre signification, suggère une autre image que le «le désert »; et c’est cette dernière qu'il s’agit de voir ici).
THÈME DANS LES TIMBES. Ce phénomène se produit aussi dans les timbres; la phrase a cette puissance de suggestion extraordinaire, peut-être aussi parce qu'elle se sert, et des timbres, et des rythmes du concept « le désert ».
En notant o et o les atones et les toniques inoccupées par le timbre soumis à l’observation :
e,é) eéé éoé énoO eo0 é000 eéeoée les é sont non seulement très fréquents, mais placés
trois fois à la tonique (sur 5 places toniques disponibles) : cf. « le désert ».
r) 007) orO 000 000 0000 00007 d) doo doo 000 doo 0000 ddooco 1) loo oo1 000 000 oolo 00000
On peut remarquer encore, aux places toniques principales, la première et la dernière, respectivement les groupes Zer et Zurée.
C’est la couleur même de « le désert » qui a été étendue sur la toile.
Quand la nuit, au clair de la lune.