O#70 AI
Quand la nuit, au clair de la lune, vous apercevez sur la nudité d’une savane,
une yeuse isolée, revêtue de cette espèce de draperie !,
vous croiriez voir un fantôme, traîinant après lui ses longs voiles.
CorrecTiows. 1 de cette draperie.
Il semble que les rythmes, altérés par cette correction, aient cédé, non seulement devant un souci de sobriété, que devant des nécessités de velouté sonore : pour effacer une allitération.
L’allitération « de cette espèce de dra » convenait en effet plutôt pour des mouvements de feuilles séchées, par exemple, que pour les voiles d’un fantôme. Il est vrai que, dans l’image, le fantôme n’est pas immobile, il traîne ses voiles.
De toute façon, conservons 0.
ANALYSE
Le rythme, souligné par des virgules dont deux au moins purement rythmiques, se traduit en les régularités suivantes : après le premier vers d'un pied, anacrouse, on a trois couples de vers, tous les premiers semblables entre eux, tous les seconds semblables entre eux :
au clair de la lune,
une yeuse isolée, vous croiriez voir un fantôme,
vous apercevez sur la nudité d’une savane, revétue de cette espèce de draperie, trainant après lui ses longs voiles.
THÈME : Si maintenant, en exceptant encore le pied d’anacrouse, on entend dans sa continuité cette longue phrase sonore, un thème y est d’abord énoncé, vuis repris amplifié; puis abrégé et vague.
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La deuxième suite se déduit de la première en intercalant deux dactyles « de passage », après le deuxième et le dernier pied.