U VU U - OUI
Cette figure consiste en ceci: les deux premiers pieds d’un vers plus long, servent à former les deux vers suivants : à chacun vient s’ajouter le pied u-; et cela fait deux vers dipodes; sur la note, dirait-on, donnée par le début du vers long.
Nous avons sauté un vers, axe de symétrie du système précédent :
les cris des fantômes,
dipode comme ses quatre voisins immmédiat, i? donne,
lui, la note aux seconds pieds du système, qui sont tous uu-etu-.
Au point précis où finit se système symétrique, com-
mencent des vers tous débutant sur le double pied vu vuu-, et cela jusqu’à la fin de la strophe :
de ces bruits multipliés… des forêts et des montagnes, assourdissent le désert.
on peut remarquer que l’on a de nouveau trois vers formant groupe : un vers long qui donne le ton par sa base, son début ; et deux dipodes qui le suivent.
N'y a-t-il que des coïncidences dans ces extraordinaires rencontres? Ou saisissons-nous de ces nombres subtils, dont se délecte le subconcient, et auprès desquels ce qu’on voit dans les vers ne serait que flonflons des plus épais? Ce qu’on voit : c’est-à-dire ce qui est commun à tout ceux qui entonnent des alexandrins, ce qui constitue les règles de ce phénomène artistique, ce qui est commun à tous les « poètes » et catalogué dans tous les traités sur le vers. Cela, et non les insondables perfidies d’un Verlaine.
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