INDICATIONS RÉSULTANT DE LA COMPARAISON
est décelée seulement par le fait que le mouvement ne l’a pas vaincue : puisque finalement l'artiste n’a pas eu la joie de la victoire, et reste incertain devant son œuvre qu'il ne reconnaît pas tout à fait.
C’est dire aussi pourquoi nous ne nous sommes arrêtés qu'aux formes définitives d’Atala. Les autres (manuscrits et éditions non définitives), dont l'intérêt à des titres divers est souvent grand, sont l’histoire des hésitations et non des satisfactions. C’eût été ici inutile de retenir ce que le juge naturel de l’œuvre rejette. Il s’agit d'examiner ce qui le satisfait, de mesurer même l’importance rythmique des pages à cette satisfaction. Il nous faut les mouvements qui n’ont rien heurté d’inébranlable, soit connu, soit inconnu.
La comparaison des deux états achevés du roman, met done pour nous au premier plan les endroits que l'écrivain, au bout de son effort critique, a trouvé néanmoins de roc solide. Il a jugé évidemment telles, les pages de la première forme achevée, qui se retrouvent inaltérées dans la deuxième forme achevée. Ces pages sont rares, mais ce sont celles qui ont le plus de signification.
Pour les pages où les deux textes différent, il faut distinguer.
Les endroits complètement remaniés, par un mouvement poétique nouveau, indiquent seulement que leur première forme ne satisfaisait pas. Quant à la deuxième orme, nous ne pouvons guère savoir si elle satisfaisait :