‹ LysippeChapitre 14 sur 20 · I.'). - - POSE] DON · texte numérisé non relu

I.'). - - POSE] DON

(Musée du Lu Iran, Rome.)

Maximus la fit transporter à Rome, el la consacra sur le Capitole. De là, elle passa plus lard à Gonstantînople, où elle fut érigée dans l'Hippodrome. En 1204. les Latins sont pour la seconde fois maîtres. de Gonstantinople ; ils brisent la statue et battent monnaie avec le bronze. Nous en avons tout au moins conservé une description détaillée et même prolixe, due à la plume d'un chroniqueur byzantin, Nicétas Akominatos, qui fut témoin de la prise de la ville, et put encore voir l'original intact. Héraclès, sans armes, était assis sur une corbeille recouverte de la peau du lion néméen, allusion évidente à l'un des travaux les plus rudes accomplis par le héros, le nettoyage des étables d'Augias. La jambe gauche repliée, le bras gauche posant sur la cuisse, il soutenait de la main sa tête inclinée, avec une attitude de découragement. C'était le héros lassé de ses durs labeurs, et fatigué de sa gloire stérile. Nul doute que Lysippe n'eût trouvé un puissanl effet de contraste en accusant dans celle ligure accablée toute la vigueur de la musculature. L'écrivain byzantin admire la largeur des épaules, l'épaisseur des cuisses, la magnifique ampleur des formes. Naguère encore nous en étions réduits à le croire sur parole, car on ne connaissait aucun monument qui pût nous donner une idée, même très affaiblie, de la statue de Tarente. Mais, tout récemment, M. Fur twaengler a signalé l'intérêt que présente à ce point de vue un coffret d'ivoire byzantin conservé dans un trésor d'église, à Xanfen, en Allemagne. L'artiste, qui travaillait sans doute à Byzance, a choisi pour décorer

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l'une des laces du coffrel le type de la statue de Lysippe. Médiocre réplique assurément, el qui Irahil dans le dessin une singulière gaucherie. Mais elle permel cependant de contrôler l'exactitude de la description donnée par Nicétas, en attendant qu'elle serve de poinl de dépari pour des découvertes ultérieures.

Nous revenons à la ville natale de l'artiste avec une autre statue d'Héraclès. Dans sa description del'agora de Sicyone, Pausanias note d'un mol un Héraclès dé bronze portant la signature suivante : « Lysippe', Sicyonien, a l'ail ». Si la statue est celle que reproduit, comme marque, un tétradrachme d'Alexandre frappe' à Sicyone, nous sommes en mesure d'en désigner plusieurs répliques slatuaires, et elles méritent attention. Tous les amateurs d'art qui oui visité le musée de Naples connaissent la statue célèbre dite V Hercule Farnèse (fig. 18). Ils se sont arrêtés devant celle figure colossale qui montre le héros s'appuvanl sur sa massue posée sous l'aisselle gauche, et dont la peau du lion de Némée amorti! le contact; ils oui été frappés de l'attitude lasse et comme détendue, de la mélancolie rêveuse que Irahil l'expression pensive du visage. Une inscription gravée sur le rocher qui soutient la massue nous a conservé la signature de l'artiste : c'est Glycon, Athénien. Que l'on place la date de Glycon au ]rr siècle avant notre ère ou au début de l'époque impériale, il importe peu. Ce sculpteur n'est qu'un copiste; il appartient à ce groupe d'artistes grecs établis en Italie qui n'invenlaienl rien, el se hornaienl à reproduire, pour leur

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