‹ LysistrataChapitre 15 sur 47 · SCÈNE fV · texte numérisé non relu

SCÈNE fV

LYCON, puis SOSTRATE, SOSIAS, ACES- TOR, CYNESIAS, THEORUS, DER- CYLE, N1C0STRATE.

lycon, reste seul, va mettre son manteau. — C'est vrai tout de même qu'il ne fait pas chaud.

Bruit de voix. Surviennent Acestor, Sosias, Sostrate.

sostrate. — Ni moi non plus.

sosias. — Ni moi non plus.

acestor. — Elle continue à m'envoyer aux corbeaux.

sosias. — C'est comme la mienne.

sostrate. — C'est comme la mienne.

A ce moment, voilà que d'une voisine maison, la maison de Myrrhine, un homme, Cynésias, est jeté à la rue et, butant contre une pierre, vient tomber aux pieds de Lycon.

cynésias, par terre. — C'est comme la mienne.

lycon, aidant Cynésias à se relever. — Eh bien, qu'y a-t-il donc, mon cher petit ami.

cynésias. — Merci... c'est cette maudite pierre.

lycon. — Mais, par Neptune équestre, on dirait que c'est Cynésias, mon lieutenant.

cynésias. — C'est moi-même... Cynésias, fils de Péon.

lycon. — Tu sors de chez toi ?

cynésias. — Oui, j'en sors, comme tu vois.

lycon. — Et quoi de nouveau?

cynésias. — Adonis est mort ; les amours sont éplorées et les fleuves, dans leur tristesse, se colorent de sang. Hélas ! Hélas ! Adonis.

Il pousse des hurlements.

acestor. — Voici Théorus et Dercyle, les maris d'Hirondelle et de Rosée.

Surviennent Theorus et Dercyle.

dercyle. — Salut, vous tous !

cynésias. — Salut, vous deux!

acestor. — Eh bien ?

théorus. — Eh bien?

ackstor. — Comment vos femmes vous

ont-elles reçus?

théorus. — Très mal, nous sommes furieux. Figurez-vous que nous avons soupe tous les quatre ensemble, Dercyle, sa femme, ma femme et moi, soupe très gaiement : c'était très bien, pas Dercyle?

dercyle. — Oui, Théorus, très gentil...

THEORUS. — Oui, Dercyle, et elles chantaient

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