‹ LysistrataChapitre 21 sur 47 · QUE TU ES BELLE · texte numérisé non relu

QUE TU ES BELLE

lysistrata. — Laisse-moi, je t'en supplie... Il me semble que tu es un boucher plein de sang... Quand je» pense que ces mêmes mains qui ont tué, égorgé peuvent me toucher, moi ausssi, quand je pense à ça, vois-tu...

agathos. — N'y pense pas.

lysistrata. — Ah! si tu crois m'emballer en me racontant ces tueries... tu te trompes... ça me fait horreur, ça me dégoûte.

agathos. — Je ne crois pas du tout t'eniballer... tu me demandes si je me suis amusé... alors je te raconte.

lysistrata. — Tu ne t'amusais pas, tu ne t'ennuyais pas non plus; c'est ton bonheur, c'est ta vie de parader en tête des troupes, de crier : En avant ! en ouvrant une bouche large comme une écuelle et de percer des ventres et de couper des têtes, des bras et des jambes. Beau métier pour un homme qui se prétend intelligent.

agathos. - — Tu es injuste, Lysistrata... au milieu des combats je pensais à toi.

lysistrata. — Ah! oui, si elle me voyait! Suis-je assez beau, suis-je assez brave! Et puis tu veux me faire croire que tu pensais à moi, au plus fort de la mêlée, tu avais d'autres chiens à fouetter... au plus fort de la mêlée!

agathos. — Je n'ai pas dit au plus fort de la mêlée.

lysistrata. — Parce que tu n'as pas osé.

agathos. — Mais on ne se battait pas tout le temps, et, la nuit, plus d'une fois, couché sous ma tente...

lysistrata. — Ah! comme ça, je ne dis pas.

agathos. — Et ne pouvant dormir...

lysistrata. — C'étaient les moustiques.

agathos, se mettant à genoux devant elle. — Ce n'étaient pas les moustiques, c'était ta pensée, ma chère Lysis, ma maîtresse adorée, c'était ta pensée et l'obsession si douce et en même temps si poignante de tes chers yeux, de tes beaux yeux où j'ai lu tant de fois...

lysistrata. — Quelqu'un!

agathos. — Où donc?

Il se relève précipitamment.

lysistrata. — Non, personne... c'était pour voir si tu aurais le temps de te relever... Reste debout, pendant que tu y es.

agathos. — Que de fois tu m'es apparue en rêve... j'ouvrais les bras, mais je les refermais sur le vide, je t'appelais des noms les plus voluptueux et les plus doux. Non, je n'ai pas été distrait de toi un seul instant,

pas un seul instant... Je t'ai toujours aimée et désirée, et tu comprends, cela m'a semblé cruel, alors que je rentrais à Athènes uniquement pour te voir, que tu ne viennes pas, et que tu ne me fasses même rien dire. lysistrata. — M'as-tu attendue seulement?... tu es sans doute allé chez ton ancienne maîtresse Salabaccha.

agathos. — Non, par les dieux !

lysistrata. — Rien qu'un peu.

agathos. — Non... si j'ai mis les pieds chez elle, que le tonnerre de Zeus me pulvérise.

lysistrata. — Ne jure pas... je lis la sincérité dans tes yeux... et puis tu mens si bien.

agathos. — Ecoute, Lysis, parlons maintenant sérieusement: je t'ai attendue et tu n'es pas venue. C'est alors que je t'ai fait dire que je repartirais à l'armée sur-lechamp, cette nuit même si tu ne consentais pas à m'écouter... et j'y étais bien décidé. J'étais à bout d'attente et d'angoisses, il fallait que je te voie, que je voie ta maison, il le fallait. Ici, sur cette place, j'ai rencontré Lyoon et Cynésias et tous les autres qui gesticulaient et péroraient, et comme je voulais avant tout avoir la place libre, je les ai tous envoyés chez Salabaccha.

lysistrata. — Et quelle tête faisaient-ils les maris?

agathos. — Par Ares, la plus bouffonne du monde. Il faut dire que ce qui leur arrive est extraordinaire. Lorsqu'on revient d'une longue absence, on peut tout prévoir : la maison brûlée,, l'esclave en fuite, les enfants malades, la femme morte au besoin ; mais on ne peut pas prévoir que sa femme ne voudra pas...

lysistrata. — Alors tu trouves ça drôle?

agathos. — A condition que ça ne dure pas. Mais je trouve que c'est une idée de génie... la femme qui a eu cette idée-là est une femme de génie ! Ce n'est pas Lampito à coup sûr.

lysistrata. — Qui est-ce à ton avis?

agathos. — Je ne sais pas.

lysistrata, modestement. — Une femme de génie.

agathos. — C'est toi, ô ma Lysis!... tu as voulu te garder pour moi, sans partage.

lysistrata. — Ecoute, Agathos, parlons maintenant sérieusement. Oui, c'est moi qui ai eu cette idée que tu trouves géniale, mais c'était véritablement pour qu'on fasse la paix et sans autre arrière-pensée amoureuse. Si je ne suis pas venue chez toi, si je n'ai pas répondu à tes messages...

agathos. — Tu craignais d'être faible?

lysistrata. — Non, je ne craignais pas d'être faible, mais j'aurais pu être vue, et Lysistrata ne doit même pas être soupçonnée. Enfin, si je suis descendue ce soir, à ton appel*, c'est malgré moi et parce que tu m'avais menacée de repartir cette nuit même .sans m'avoir vue. Car je t'aime, Agathos, et si je désire que les Athéniens fassent la paix, c'est pour te garder près de moi. Voilà sept mois que je t'attends, et dans quelles angoisses, moi aussi !

Songes-tu à l'existence que j'ai menée pendant ton absence, songes-tu que je suis restée seule à la maison, dans la tristesse d'une cité qui semblait morte, sans plaisirs, sans distractions, sans rien, ne sachant où tu étais, ni ce que tu faisais, n'ayant de nouvelles qu'à de rares intervalles, des nouvelles que je redoutais, d'ailleurs, autant que je les espérais, car je daignais sans cesse d'apprendre que tu étais blessé, ou mort. Et la nuit mon sommeil était traversé de raves horribles, je voyais des mêlées épouvantables et toi, toi, au revers d'un fossé, le corps couvert de blessures béantes Moi aussi, j'ai passé des journées lamentables et je ne veux pas que tu repartes; voilà pourquoi je veux que cette trêve 6oit une paix définitive.

agathos. — Mais je ne peux pas faire la paix... ça ne dépend pas de moi... je ne peux même pas la proposer... je suis entouré d'ennemis et de jaloux, et j'aurai déjà assez de peine à répondre demain aux interpellations des démagogues.

lysistrata. — Tes actions répondront pour toi, Agathos.

agathos. — Sans doute, mais le moyen de faire entendre raison à des énergum£nes de mauvaise foi et qui pour flatter les plus viles passions de la populace attaquent sans cesse ceux qui sont au pouvoir; des gens qui iront jamais manié une pique, par Héraclès! et qui se mêlent de juger les opérations d'une armée. Je dépends de tous ces gens-là pourtant. Si je propose la paix, ils me traiteront de lâche ou de déserteur : on me comparera à Eucrate qui a trahi ou à Cléonyme qui a jeté .son bouclier et je deviendrai la proie des poètes comiques.

lysistrata. — Quand on aime, on se moque des poètes comiques. Mais voilà, tu es un homme public avant d'être un amant. Croistu donc que c'est l'homme public que j'aime

en toi. Peut-être ai-je été flattée parce que tu commandais aux autres, parce que tu étais le chef redouté et envié. Le courage et l'éclat peuvent déterminer une femme dans son choix, mais une fois que son choix est fait et que son cœur est pris, plus d'une véritable amoureuse voudrait son amant misérable et sans prestige pour l'avoir mieux à elle, pour être sûre qu'on ne le lui enlèvera pas, car en amour, vois-tu, il y a quelque chose de meilleur que la vanité, c'est la sécurité. Je ne suis pas ambitieuse : une blanche maison loin des villes, au milieu d'un bois d'oliviers, à mi-flanc d'une colline, et d'où l'on verrait les flots bleus de la mer, si j'y étais avec toi, Agathos, les dieux, auraient comblé mes vœux.

agathos. — Oui, c'est peut-être la vérité ; mais tu me demandes de sacrifier mon honneur de soldat, en somme, et je te l'ai dit, c'est impossible.

lysistrata. — Alors, tu ne m'aime.s pas comme tu le prétends.

agathos. — C'est toi qui ne m'aimes pas. Si tu m'aimais, tu profiterais de ces quelques jours que nous avons à passer ensemble, pour te griser d'amour et faire provision de tendresse.

lysistrata. — Tu me dis absolument les mêmes choses que mon mari.

agathos. — Parce que tu me refuses absolument les mêmes choses.

lysistrata. — Tout ce que tu dis est inutile. Toutes les femmes d'Athènes, moi la première, avons juré solennellement de ne pas nous donner à nos amants ou à nos maris. Si tu ne veux pas sacrifier ton honneur de soldat, moi je ne veux pas trahir mon serment de citoyenne.

agathos. — Voyons, sérieusement, écoute, Lysis, c'est idiot ce que tu fais là... nous perdons un temps précieux... le jour va se lever et Lycon va rentrer bientôt. Il reviendra dépouillé de tout l'argent de la maison, car on joue gros jeu chez Salabaccha et, grâce aux rigueurs que tu déploies, il ne peut manquer de perdre tout ce qu'il veut. Sois bonne pour moi, Lysis, et pour lui... fais-le gagner. Songe à tes enfants, à la dot de tes filles.

lysistrata. — Comme c'est malin!

agathos. — Allons, viens... laisse-moi te poursuivre de mes assiduités.

Il veut la prendre, elle s'échappe et. laissant entre les mains d'Agathos son manteau, elle apparaît somptueusement vêtue d'étoffes lamées d'or et d'argent. Elle va près de la porte de sa maison.

LYSISTRATA. — Ah ! QUAND ON EST BEAU GARÇON, ÇA MODIFIE LES CONDITIONS DES TRANSACTIONS...

lysistrata. — Ne m'approche pas, je crie.

agathos. — O ma maîtresse, que tu es belle ! Tu ne m'avais pas dit ça.

lysistrata. — Si tu fais un pas, j'appelle Socrate, qui t'enfoncera dans les jambes des arguments pointus.

agathos. — C'est ta faute aussi. . tu es habillée, déshabillée plutôt de telle façon... ces étoffes de Cos sont d'une transparence, d'une suggestion et d'une troublance! Ah! Cypris, ah! Dionysos, ah! Dioscures, ah! Corybantes, ce spectacle est d'un tantalisme raffiné

lysistrata. — Agathos, rends-moi mon manteau.

agathos. — Jamais, par Zeus immortel !

lysistrata. — N'approche pas, je lâche Socrate.

agathos. — C'est cruel de laisser un pauvre général dans cette situation.

lysistrata. — Oh ! les hommes ! Ils sont tous les mêmes! parce que je suis habillée comme une danseuse, je lui parais cent fois plus désirable. Rends-moi mon manteau.

agathos. — Ecoute, Lysistrata... sois ma maîtresse, et je te jure que je ferai la paix.

lysistrata. — Non, fais d'abord la paix et je serai ta maîtresse.

agathos. — Tu ne crois donc pas à ma parole ?

lysistrata. — J'y crois absolument, mais il y a une règle pratique qui doit toujours déterminer notre conduite à nous autres femmes : c'est pour la jeune fille de ne rien accorder avant le mariage, pour la courtisane avant l'argent et pour la maîtresse avant ce qu'elle veut obtenir. Or je désire la paix... Voilà mon dernier mot. Rends-moi mon manteau... tu ne veux pas? eh bien, je rentre... je ne veux pas m'enrhumer pour tes beaux yeux. (Elle ouvre la porte et parle au chien.) Allons! Socrate... oui! tu es un bon chien... Oh! comme il l'aime, sa mère. (A Agathos.) Adieu.

agathos. — Lysis!

lysistrata. — Quoi ?

agathos. — Tu es bien décidée...

lysistrata. — Absolument.

agathos. — Parfait... tu comprends que je ne vais pas rentrer comme un niais au logis. Il ne manque pas de maisons où je rencontrerai des femmes plus aimables que toi.

lysistrata. — Des femmes tout à fait charmantes même : il suffit d'y mettre le prix.

agathos. — Et même sans ça.

lysistrata. — Ah! quand on est beau

garçon, ça modifie les conditions des transactions, c'est évident.

agathos. — Oui... je vais aller chez Salabaccha... on s'amuse chez elle... j'arriverai en pleine fête... et j'y retrouverai ton mari, et peut-être aussi Socrate, l'autre, je serai en famille.

lysistrata — Tu ne vas pas y aller avec mon manteau, je suppose?

agathos, lui tendant son manteau. — C'est vrai, je n'y pensais plus. Adieu.

lysistrata — En bien, va ! mais si tu mets les pieds chez cette femme, tu ne me revois plus.

agathos — Entendu.

lysistrata. — Adieu. (Elle guette sur sa porte Agathos qui s'en va, puis lorsqu'il est presque au fond de la scène, elle court après lui.) Misérable! eh bien, non, tu n'iras pas: je ne veux pas que tu y ailles. Ah! tu prends facilement ton parti de ne pas m' avoir.

agathos — Il le faut bien.

lysistrata. — Oui, voilà comme tu me récompenses de mon amour et de t' avoir attendu sept mois dans la tristesse et dans les larmes. Tu es lâche et égoïste comme les autres... et c'est pour un tel homme que j'ai risqué à chaque instant mon nom, ma réputation, mon honneur, tout enfin. Et après tout mon dévouement et toute ma tendresse, aujourd'hui tu abuses de ce que je ne peux pas être à toi. Tu n'es qu'une brute odieuse.

agathos. — Je ne suis pas une brute odieuse. Si je suis ton amant, reçois-moi comme ton amant. Au lieu de ça, tu me traites comme ton mari, alors tolère que je fasse comme ton mari. C'est toi qui e^ égoïste ! Tu me laisses partir tout 6eul, tu me renvoies et tu voudrais que je rentre chez moi sagement comme un simple Nicostrate. Tu ne t'inquiètes pas si je dormirai et quelle nuit je vais passer

lysistrata. — Tu peux bien souffrir poui moi qui souffre pour toi. Tu ne sais donc pas à quel point je suis torturée ; si je ne voulais pas te voir, si je t'ai montré de la froideur tout à l'heure, c'était plus pour me résister à moi que pour te résister; sois-en certain.

agathos. — Et puis quoi, je vais chez Salabaccha pour passer le temps simplement, parce qu'il y a du bruit, du mouvement et que ça me distraira. Je ne te trompe pas forcément parce que je vais chez une courtisane. On ne va pas là que pour l'amour : il y aura des philosophes, des magistrats, des gens très bien.

lysistrata. — Uufe fois que tu y seras, elle te gardera.

agathos. — Elle ne m'aime pas à ce point-là.

lysistrata. — Enfin tu ne veux pas me faire le sacrifice de ne pas y aller?

agathos. — Et toi? quel sacrifice me fais-tu?

lysistrata. — Ah! si je n'avais pas fait ce maudit serment! je t'assure...

agathos. — Oui, mais moi je n'ai pas fait de serment... et puis, en somme, ce serment tu l'as fait, mais tu n'avais pas besoin de le faire, puisque c'est toi qui en as eu l'idée...

lysistrata. — Je ne comprends pas.

agathos. — Je veux dire que ce serment c'était pour déterminer les autres et non pour te déte<rminer toi... par conséquent pour toi ce n'est qu'une formule ; ça ne compte pas...

lysistrata. — Pourtant...

agathos. — Ça compte moins enfin.

lysistrata. — Se parjurer est toujours une chose grave.

agathos — Sans doute, il vaut mieux ne pas se parjurer. Cependant quand il n'y a pas moyen de faire autrement... Et puis tu as fait ce serment dans un but précis, pour avoir la paix...

lysistrata. — Absolument

agathos. — Eh bien, écoute-moi attentivement : il arrive précisément que c'est en voulant rester fidèle à ton serment que tu as le moins de chances d'obtenir la paix, puisque, au contraire, si tu es à moi. je m'engage à m'employer de toute ma volonté, de toute mon autorité, pour que la guerre prenne fin... de sorte qu'en trahissant en apparence ton serment, tu l'affirmes effectivement puisque tu poursuis toujours la réalisation du but primitif qui a motivé ce serment, tu comprends?

lysistrata. — Non, mais c'est un raisonnement... d'ailleurs je pourrais te répondre par de semblables sophismes.

agathos. — Non, Lysistrata, ne fais pas ta sophiste. Nous ne sommes pas ici à l'Académie et deux mots amoureux tombant de tes lèvres valent fous les discours des péripatéticiens.

lysistrata. — Alors, si je suis à toi. tu t'engages à ce que la guerre soit terminée.

agathos. — Je le jure, Lysistrata, par Zeus tout-puissant et par la sage Pallas.

lysistrata. — Ce n'est qu'ua serment.

agathos. — Il y a serment et serment.

Mais je le jure surtout par tout ton être que j'adore, car c'est ça qu'il faut dire, vois-tu,

c'est que je brûle près de toi, que je t'aime follement, que je te désire... que je suis pris, pris, entends-tu, tout entier par toi... Ta froideur, ta vertu même te font plus désirable, ton parfum me grise, ta voix me

LYSISTRATA.— Au ! Artémis, je faiblis, mais sois témoin quli c'est pour le salut de la République

trouble, alors qu'elle m'insulte, et le spectacle que j'ai eu de ta gorge exquise et de ton corps tant caressé me donne la volonté intense et immédiate de nos grandes étreintes d'autrefois.

lysistrata. — Et tu feras la paix. Ah ! Artémis, je faiblis ; mais sois témoin que c'est pour le salut de la République.

agathos. — Alors tu consens?

lysistrata. — Hélas!... mais où?

agathos. — Chez moi.

lysistrata. — Chez toi... c'est impossible... songe, si nous étions rencontrés... quelque mari peut errer dans la ville.

agathos. — Pauvre garçon! Chez toi, alors.

lysistrata. — Si Lycon rentrait...

écoute : il y a bien un endroit.

agathos. — Lequel?... parle vite. (Lysistrata, d'un signe, désigne le temple d'Artémis.) Le temple? (Lysistrata fait signe que oui.) Oh! oh! c'est un sacrilège.

lysistrata. — Il n'y a pas d'autre endroit... et puis c'est pour le salut de la République... à moins que ça ne te...

agathos. — Moi ! oh pas du tout... en cela, je suis de l'école d'Alcibiade... au contraire, dans un temple, ce n'est pas banal... c'est le sacrifice noir. Mais comment pénétrer là dedans? La prêtresse est partie et les portes sont fermées.

lysistrata. — Il y a une petite porte... je sais où l'on met la clef... à droite sous la tioisième pierre. Je vais m' assurer si tout est en ordre. Laisse-moi faire... reste là dans l'ombre et attends-moi... dans quelques instants je viendrai te chercher.

agathos. — Ne sois pas trop longue.

Il se met dans l'ombre. Elle court à la petite porte du temple, l'ouvre et sort bientôt avec la jeune Callyoe.

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