‹ LysistrataChapitre 22 sur 47 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LYSISTRATA, CALLYCE

LYsisTitATA. — Oui, c'est moi, ma chère enfant... je viens te chercher, je viens te rendre ta liberté pour quelques heures.

callyce. — Pourquoi as-tu été si sévère, si implacable?

lysistrata. — Ma pauvre petite, j'étais obligée de montrer une sévérité qui n'était pas dans mon cœur, à cause des autres qui auraient été jalouses de ton bonheur. Il fallait que la loi fût égale pour toutes... mais tu n'as pas prêté le serment, va rejoindre ton mari, vole auprès de Nicostratequi t'attend tristement chez lui...

callyce. — Oh! ma tante, que tu es bonne ! Combien je te remercie !

lysistrata. — Tu ne m'en veux pas...

j ai agi pour le plus grand bien de la République ; mais je te donne tu liberté pour quelques heures seulement... et à une condi-

tion il faut que tu sois revenue dès l'aube, au premier chant du coq, il faut en prendre devant Artémis l'engagement solennel.

callyce. — . Au premier chant du coq... c'est de bien bonne heure, ma tante. (Hésitant.) Est-ce que j'aurai le temps?

lysistrata, souriant. — Oh! grandement.

callyce. — Alors, ma tante, sois tranquille... je le jure par la Déesse.

lysistrata — N'oublie pas l'heure surtout, car c'est sur moi que ça retomberait, et quoi qu'il arrive, ne dis pas un mot de ce qui s'est passé. Obtiens aussi de Nicostrate qu'il garde le silence. Tu es contente... tu n'as plus peur de mourir avant...

callyce. — Oh! ma tante.

Elle l'embrasse et se sauve en courant.

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