‹ M. Ambroise Rendu et l'Université de FranceChapitre 12 sur 38 · M. Delambre · texte numérisé non relu

M. Delambre

4. H, Guieu était en même temps secrétaire des commandements de la mère de l'Empereur.

struction dans les diverses écoles; tous ces objets importants furent simultanément préparés.

Dans la discussion à laquelle donna lieu le dernier statut, d'intéressantes questions relatives au régime des études, questions qui ont soulevé k une époque récente d'interminables controverses, furent tranchées résolument par le conseil :

P L'étude simultanée des mathématiques et des lettres serat-elle maintenue dans les lycées? ou l'étude des mathématiques ne comtnencera-t-elle qu'à l'époque où doit se terminer le cours d'hutnanité?

Le conseil consacra la simultanéité des études.

2" Dans quelle classe d'humanité les élèves commenceront-ils l'étude des mathématiques?

Dans la première classe.

3« Sur le point de savoir dans quelle proportion on combinerait l'étude des mathématiques avec l'étude supérieure des lettres, le conseil statua que le cours de rhétorique serait de deux ans; que les élèves seraient appliqués principalement à la rhétorique pendant la première année, et que la seconde année, pendant laquelle on continuerait Tétude de la rhétorique, serait plus particulièrement consacrée aux sciences exactes.

Le conseil, quels que fussent l'activité et le savoir de ses premiers dignitaires, avait besoin, pour mener k fin ses grands travaux j d'être complété par l'adjonction des membres que devait lui donner chaque année l'article 71 du décret fondamental de 1808. C'était par suite des instructions expresses de l'Empereur que la nomination des conseillers ordinaires avait été différée. « Il faut attendre, avait dit le maître, que l'Université soit organisée comme elle doit l'être. Trente conseillers , dans une première formation , ne produiraient que désordre et qu'anarchie. La tête de l'Uiiiver-, site doit opposer une force de résistance k toutes les idées fausses et aux systèmes dangereux ; il ne faut donc composer successivement cette tête que d'hommes ayant des vues homogènes, et qui soient l'Université vivante; le véritable esprit de ce grand corps ne se propagera que peu k peu, par beaucoup de prudence, de discrétion et d'efforts persévérants.

« J'ai fait, continuait l'Empereur, voyager mes conseillers d'État avant de les fixer auprès de moi. Je leur ai fait amasser beaucoup d'observations diverses avant d'écouter les leurs. De même, les inspecteurs généraux sont, dans ce moment, vos ouvriers les plus essentiels; ils rapporteront au conseil beaucoup de faits et d'expériences; et c'est là votre grand besoin. Il faut donc les faire courir à franc étrier dans toute la France; les bons jugements ne sont que la suite d'examens répétés *. »

D'après ces idées , le conseil ne devait être complété qu'après plusieurs années d'existence. Cependant les affaires qui s'accumulaient ne souffraient pas de relard ; M. de Fontanes obtint de l'Empereur l'autorisation de se départir de ce que les prescriptions premières présentaient d'absolu; le 18 novembre 1809, le grand maître soumit à l'Empereur la liste des conseillers ordinaires que sa confiance appelait à participer aux travaux d'organisation.

Voici cette liste :

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