‹ M. Ambroise Rendu et l'Université de FranceChapitre 17 sur 38 · I. Rapport. — 2. Ibid. — 3. Ibid · texte numérisé non relu

I. Rapport. — 2. Ibid. — 3. Ibid

Qq'oû se rappelle les conclusions du rapport de Guvier! Une seconde fois les plans de 1810 semblent au moment de recevoir la consécration des faits.

Mais pour connaître la pensée de Napoléon tout entière, il faut lire le rapport qu'il se fait présenter par le ministre de l'intérieur Camot *•

Jamais le problème de l'éducation populaire n'a été formulé avec plus de grandeur et de précision tout ensemble.

a Comment élever à la morale en môme temps qu'à rinstruction le plus grand nombre d'hommes possible des classes les moins fortunées? Voilà le problème que Votre Majesté veut résoudre en fondant une bonne éducation primaire. Quand j'exposerai à Votre Majesté qu'il y a, en France, deux millions d'enfants qui réclament l'instruction primaire, et que, cependant, sur ces deux millions, es uns n'en reçoivent qu'une très-imparfaîte , et les autres n'en reçoivent aucune, Votre Majesté ne trouvera point indignes de son attention les détails que je vais avoir l'honneur de lui présenter, puisqu'ils sont les moyens mêmes par lesquels on peut arriver à faire jouir la plus grande partie de la génération qui s'avance du bienfait de l'éducation primaire, seul et véritable moyen dMlever successivement à la dignité d'hommes tous les individus de l'espèce humaine.

a II s^git ici , poursuivait le ministre avec une remarquable supériorité de bon sens, il s'agit, non pas de former des demi- savants et des hommes du monde; il s'agit de donner à chacun des lumières appropriées i sa condition, de former de bons cultivateurs, de bons ouvriers , des hommes vertueux à l'aide des premiers éléments des connaissances indispensables , et des bonnes habitudes qui inspirent l'amour du travail et le respect des lois.... L'instruction primaire doit finir par faire participer tous les individus des classes les moins fortunées aux bienfaits de la première éducation. »

Tel est l'ensemble des idées qui dominent l'histoire de l'enseignement primaire pendant la première période de l'Université. On sait déjà (Yoy. p. 39) avec quel empressement M. Rendu, inter» prête de la pensée du grand maître, réclamait, dès les premiers jours de l'entrée en fonctions des autorités universitaires, le concours des pouvoirs ecclésiastiques pour le développement de cette branche de l'instruction publique qui Umcà» aux premiers inté" rUs de la société. Quelques mois après, le jeune inspecteur général poussait un administrateur éclairé, le .comte Lezay-Mar&ésia, préfet du Bas-Rhin, à fonder l'École normale, qui devait devenir le type sur lequel furent modelés, depuis, tous les établissements de ce genre; et étendant ses soins à l'enseignement congrégasiste en

4 . Moniteur du 30 août 4 84 5. Nous avons remis en lumière ce remarquable document, en 185 S dans notre Méntoire sur l'enseignement obligatoire.

même temps qu'il pensait au recrutement des maîtres laïques, faisait confier à un ecclésiastique illustre, devenu inspecteur de l'Académie de Paris, M. l'abbé Frayssinous, une mission relative à l'institut des Frères des écoles chrétiennes.

Je trouve à cette époque un règlement arrêté , en conseil de l'instruction publique, sur le rapport de M. Rendu, et où se rencontrent par avance la plupart des dispositions que consacra, en 1816, la célèbre ordonnance du 29 février. On y règle les conditions auxquelles les instituteurs pourront enseigner ; on y fixe l'organisation des commissions (Tarrondissementy et d'une commission cenr trak au chef-lieu de l'Académie, ayant mission « de s'occuper des moyens de perfectionner et de répandre l'enseignement primaire dans le ressort ; de rendre compte à la fin de chaque année, du résultat de ses observations à ce sujet. » De plus, des commissaires de canton devaient « visiter au moins une fois par trois mois celles des écoles confiées à leur surveillance, à l'effet de s'assurer des progrès des élèves, et des principes qui leur seront donnés. » Les rapports particuliers de ces commissaires devaient servir aux commissions d'arrondissement, pour rédiger les rapports trimestriels qu'il était prescrit d'adresser au recteur.

En présence de tels documents et de tels faits, il devient certes assez difficile de maintenir l'accusation d'indifférence ou de mauvais vouloir, en ce qui touche l'éducation populaire, trop légèrement dirigée contre la première Université. On renoncera tout k fait à cette accusation, nous le croyons, quand on saura que, non content d'organiser le mécanisme de l'enseignement, le conseil de cette même Université, sur la proposition de M. Rendu, arrêtait et promulguait un programme ayant pour but de satisfaire aux intérêts pédagogiques les plus délicats, en déterminant les ouvrages qu'il était nécessaire de composer pour les élèves et pour les maîtres des écoles primaires. Dans ce programme, inspiré par le sentiment le plus vif de la science de l'éducation, et sur lequel se projette le reflet des idées émises par M. Guvier après son voyage en Hollande et en Allemagne, je remarque ces recommandations au sujet de l'enseignement de l'arithmétique :

« L'enseignement du calcul doit commencer dès le premier âge. Pour cet effet, le maître exercera ses élèves à trouver les rapports

des nombres. Mais, dans renseignement des rapports des formes et des nombres, l'instituteur doil suivre une route inconnue dans nos écoles. Il faut donc un ouvrage qui le dirige dans cet enseignement, et on en trouvera les principes dans ceux qui ont été publiés sur les établissements de Pestalozzi.

« L'arithmétique n'est généralement enseignée dans nos écoles primaires que par routine, et nous ne connaissons aucun traité d'arithmétique qui, des idées les plus simples, telles qu'il faut les présenter aux enfants, passe aux plus complexes sans supprimer les intermédiaires. C'est donc encore un ouvrage à composer pour les maîtres, suivant les principes que nous venons d'exposer. >»

A-t-on mieux dit, depuis lors?

Voilà les idées qui eurent cours de 1808 à 1815 sur cette grande question de l'enseignement populaire; voilà ce que, dès cette époque, M. Rendu fit ou tenta de faire sur ce terrain que plus tard il devait rendre sien. Je ne sache pas qu'aucun ami de l'instruction primaire soit en droit de dire à la première Université impériale : «Qu'avez- vous fait? »

M. Rendu et Augustin Thierry. — M. Dubois. — M. Larçher. ^ Linstitut et rUniyersité.

Je ne saurais abandonner cette première période de l'histoire universitaire sans faire connaître la part qui revient & M. Rendu dans la naissance de quelques-unes des vocations littéraires et scientifiques qui ont illustré notre siècle.

Dans une de ses tournées de l'année 1810, M. Rendu inspectait le collège de Blois. Entre autres jeunes hommes qui lui furent présentés, l'un d'eux fixa particulièrement son attention par la manière vive et assurée dont il expliquait des passages pris au hasard, du célèbre livre de Tacite, la Germanie. L'inspecteur général fit quelques questions et demanda quelques commentaires sur le sens historique de l'un des chapitres les plus difficiles. Les réponses de rélève se distinguaient par l'originalité des vues et la hardiesse des conjectures. La classe terminée, M. Rendu fit appeler le jeune homme, et l'interrogea sur la carrière qu'il comptait suivre. Le brillant élève n'avait point encore arrêté son esprit si^r un point fixe de l'horizon qui s'ouvrait devant lui. «Mon ami, — permettez-moi ce mot, — lui dit M. Rendu, vous n'avez qu'une chose à faire, vous vouer aux études littéraires et historiques. Travaillez, et vous marquerez votre trace. L'École normale va s'ouvrir à Paris*. Croyez-moi, tournez vos regards de ce côté. » Le jeune homme remercia le bienveillant inspecteur, et promit de ne point oublier ses conseils. L'année suivante, grâce à l'intervention persistante de M. Rendu, l'École normale voyait s'asseoir sur ses bancs celui dont

4. Sur les origines historiques de TÉcole normale, voyez le discours prononcé par H. Dubois, conseiller directeur, à Tinauguralion de la nouveUe école, en 4847. Ce discours est toute une élade sur la question.

la France devait bientôt prononcer le nom avec orgueil, Augustin Thierry.

Je trouve, à la date du 12 octobre 1835, une lettre où cet homme illustre rappelle à son ancien protecteur le patronage qui fit éclore une des plus belles vocations historiques du dix-neuvième siècle. Je ne me refuse pas au plaisir de la citer.

c Monsieur,

« Peut-être n*avez-vous pas oublié que c'est h. votre bienveillante protection que j'ai dû, il y a vingt-quatre ans, mon entrée à l'Ëcole normale. Je venais alors de terminer mes études, vous le savez mieux que personne, au collège de Blois, sous la direction de M. Giraudeau de Lanoue, homme extrêmement distingué par son caractère et ses manières, dont vous-même reconnaissiez le mérite, et auquel vous aviez la bonté de témoigner de l'estime. Cet homme digne d'un meilleur sort, après avoir changé de carrière en 1814, a éprouvé une foule de traverses qui l'ont mené à une ruine complète. Aujourd'hui, figé de 60 ans, mais encore plein de forces, et capable d'un travail assidu, il sollicite avec instances de rentrer dans l'Université!... Voudriez-vous, monsieur, l'aider de votre patronage? Aucune voix n'est plus capabie*que la vôtre de déterminer le ministre à presser une décision qu'il se montre d'aiUeurs disposé à prendre, dès que l'occasion s'en présentera? Peutêtre pourriez-vous, par votre influence sur les travaux du conseil royal, faire naître cette occasion. J'ose vous en prier, en regrettant bien vivement de ne pouvoir vous demander de vive voix cette faveur, privé que je suis tout à la fois de l'usage de mes jambes et de celui de mes yeux. Peut-être accorderezvous quelque sympathie à la persévérance avec laquelle je suis resté fidèle à mes études, malgré la maladie et la souffrance. Je l'espère, et cet espoir me donne la confiance d'obtenir votre attention et votre appui, en faveur de mon vieux et malheureux maître.

« Veuillez, monsieur, agréer, etc., etc.

«Augustin TmsRRT.

« Passage Sainte-Marie, n" 11, faubourg Saint-Germain.»

L'année qui suivit Tavénement d'Augustin Thierry à cette vie de glorieux labeur oîi il allait poursuivre la renommée à travers tant d'épreuves héroïquement soutenues, M. Rendu suscitait, sur les bancs du lycée de Rennes, une autre vocation littéraire qui devait donner à l'Université l'un de ses chefs les plus honorés; il conquérait à l'École normale le jeune maître qui fut depuis conseiller titulaire et directeur du célèbre établissement où il fit ses premières armes, M. Dubois. M. Dubois fut du petit nombre des cœurs d'élite que le succès est impuissant à rendre oublieux. Dans le maître vénéré dont son mérite et le progrès du temps le rendit collègue, il ne cessa d'honorer l'ancien patron de sa jeunesse; et au

moment où M. Rendu était enlevé à sa famille et à l'Université, M. Dubois put écrire avec vérité ces mots que d'autres ne se fussent pas sentis dignes de tracer :

« .... Pour moi, je n'ai jamais oublié que ce furent M. votre père et M. do Mussy qui m'ouvrirent la carrière; et malgré toutes les vicissitudes et tous les dissentiments de nos temps agités, il y eut toujours entre nous le bienfait et ta reconnaissance. *

Vers le moment où il donnait à TËcole normale M. Augustin Thierry et M. Dubois, M. Rendu recevait la lettre suivante du célèbre Haûy en faveur d'un jeune savant :

« Monsieur, le souvenir que j'ai conservé de vos bontés pour MM. Guillery et Julien, que j'ai pris la liberté de vous recommander l'année dernière, me donne Tespoir que vous accueillerez de même la prière que je vous fais aujourd'hui en faveur de M. Péclet, qui aura l'honneur de vous remettre cette lettre. U est du nombre de mes élèves à l'École normale qui sont les plus forts que j'aie encore eus. Il a assisté, non-seulement aux séances particulières que je leur donne , une fois la semaine, mais encore à mon cours public de minéralogie, où j'ai eu la satisfaction de montrer, dans une de mes leçons, une nouvelle variété de cristallisation qu'il avait déterminée, d'une manière très-exacte, à l'aide du calcul théorique. Il n'est pas moins estimable par ses qualités morales que par ses talents. Il désirerait obtenir la place de professeur de mathématiques au collège de Saint-Quentin. Je ne doute pas qu'il l'obtienne, monsieur, si vous voulez bien lui tendre la main. »

M. Péclet dut à M. Rendu le poste qui lui permit de donner l'essor k des aptitudes scientifiques de premier ordre.

A cette époque de création, le jeune conseiller tendit la main à beaucoup d'autres. Je me borne à citer une lettre du célèbre helléniste Larcheh On y verra avec quel zèle heureux M. Rendu s'acquittait de la mission de grouper autour du grand maître les talents dont la variété devait entourer l'Université naissante d'une éclatante auréole :

< Monsieur,

« Je suis pénétré de la plus vive reconnaissance de ce que vous avez bien voulu me faire nommer à une place de professeur. J'ai été d'autant plus surpris, monsieur , que vous ayez jeté les yeux sur moi pour remplir une place si importante , que je suis d'un âge où l'on n'est plus guère en état d'exercer aucune sorte de fonctions. Quatre-vingt-trois ans sont une excuse bien légitime : Solve senescentem. Aussi lorsqu'on m'en parla de votre part, mon premier mot fut de ne point accepter cet honneur; mais je fus pleinement rassuré, lorsqu'on ajouta que vous me donneriez un suppléant, et que ce serait M. Boissonade. Vous ne pouviez faire, monsieur, un plus digne choix. Ce monsieur sait supérieurement

la langue grecque; c'est un excellent critique, et je ne doute pas qu'il ne fasse beaucoup d'honneur à TUniversité. J'ose même dire que depuis plus de soixante ans il n'y a pas eu un professeur si habile en grec. Il a donné des preuves de ses talents. Les Héroïques de Philostrate qu'il a publiées en grec et en latin, avec un grand nombre de notes critiques, sont un excellent ouvrage, et je sais qu'on imprime actuellement en Hollande une édition d'un autre auteur grec qui lui fera beaucoup d'honneur. En vous parlant avantageusement de ee si^ vant, monsieur, mon ébge doit vous paraître d'autant moins suspect, que je ne le connais que par son ouvrage, et que je ne l'ai vu qu'une seule fois, lorsqu'il sollicitait une place à l'Institut.

< Je vous remercie, monsieur, de la bonté que vous avez de me donner cette place. Je l'accepte avec la plus vive reconnaissance. Je n'oublierai jamais vos bontés; elles sont gravées dans mon cœur en caractères ineffaçables.

«Je suis, etc., etc.

a Labcher. »

Les noms cfii viennent d'être prononcés et la dernière lettre que j'ai fait connaître m'amènent à dire quelques mots des rapports qui, dès la création de TUniversité, et dans la pensée de ses fondateurs, durent exister entre elle et YInstitut de France.

Dans une note de H. Rendu, on lit ce qui suit :

« Aujourd'hui, IS juin, conversation avec M. de Fontanes sur l'Université et sur rinstitut, à propos de la prochaine distribution des prix. Le grand maître va écrire au président de VInstitutf pour lui demander de mettre à la disposition des élèves des lycées de Paris la grande salle des séances. Excellente chose que de constater aux yeux du public les liens qui doivent unir les corps savants et lettrés aux jeunes étudiants qui composeront un jour ces illustres corps. Il faudrait que ces liens fussent aussi resserrés que possible; et, à le bien prendre, pour exercer sur l'enseignement, dans le sens supérieur de ce mot, toute Taction qui lui appartient, c'est le grand maître qui devrait être le trait d'union entre l'Institut et le pouvoir suprême. Il y a trois choses qu'il faut toujours rapprocher et faire marcher d'un pas égal et, s'il est possible, sous une même inspiration, Isl Religion ^ {& Science, V Éducation ; W y dL donc trois corps qui doivent se prêter un mutuel appui ; le Clergé^ V Institut, VUniversité, M. de Fontanes est tout à fait dans ces idées; et il a goûté ce que je lui ai dit en ce sens. Il doit parler à l'Empereur, car il y a quelque chose à foire. »

C'est sous l'influence de cette même idée <^ue vingt ans plus tard (1828), dans une brochure inspirée à son zèle infatigable par l'ordonnance qui séparait l'instruction publique du ministère des affaires ecclésiastiques, M. Rendu, après avoir indiqué le rôle du clergé et de V Institut^ écrivait :

a Comment ne trouverait-on pas convenance et utilité dans l'existence d'un corps mixte à qui sa destination fait une loi de maintenir avec une égale fidélité, de cuUiver avec un soin égal, et les doctrines religieuses et les connaissances

profanes; d'uii corps qui repose à la fois sur ces deux fondements : la religion et la science; d'un corps qui a reçu la double mission et d'inculquer à la jeunesse des principes fixes de conduite, des règles invariables de croyance, et de veiller à ce que les études, marchant avec le siècle, ne souffrent jamais ni obscurcissement ni diminution; d'un corps enfin qui se voit dans Pheureuse nécessité de tenir au clergé par l'esprit religieux, et à r/fi«a*tu^ par la culture des sciences et des lettres ' ? »

La lettre dont parle M. Rendu dans sa note fut en effet adressée au président de Tlnstitut. M. Boissy d'Ânglas entra dans la pensée du grand maître, et, au nom du corps illustre dont il était le représentant, fit une réponse qui témoignait, d'une manière significative, des sentiments de l'Institut pour rUniversité.

Voici cette réponse :

a Monsieur le comte ,

« L'Institut de France ne pouvait qu'accueillir avec empressement la demande que vous lui avez faite par votre lettre du 21 juin dernier, et que je lui ai présentée dans sa séance générale du 4 de ce mois. L'accroissement des lumières par la méditation et par l'étude est l'objet de son institution; leur développement et leur propagation par l'enseignement est celui de l'Université impériale : leur but est donc en quelque sorte commun, et il est du devoir de rinstitut comme de l'intérêt de ses travaux de resserrer autant qu'il est en lui les liens qui l'attachent à un établissement dont la France doit retirer tant d'éclat et la postérité tant d'avantages. L'Institut se glorifie d'ailleurs de compter parmi ses membres les plus illustres, non-seulement le chef de l'Université lui-même, mais encore plusieurs de ses dignes collaborateurs, et il doit espérer de trouver un jour parmi les élèves formés par leurs soins, des successeurs et des émules. Comment pourrait-il être indifférent à leurs premiers succès» et ne pas voir avec un grand intérêt, dans le lieu de ses assemblées les plus solennelles, la réunion des jeunes citoyens sur les travaux et les talents desquels il peut fonder le mieux ses espérances? Il m'a chargé, monsieur le comte, de répondre à votre excellence qu'elle pouvait disposer, suivant son gré, des salles qui dépendent de son établissement.

ce Je vous prie d'agréer, monsieur le comte, l'assurance de ma très-haute considération et celle de l'attachement dont je m'honore depuis longtemps de faire profession pour votfe personne.

oc BoissY d'Anglas, Président de l'Institut de France, »

M. Rendu avait mis la main à toutes les questions que posait la création de l'Université. Il avait, de compte à demi avec M. de Fontanes, pris part à toutes les mesures que provoquait l'organisation régulière de cette grande institution; il n'avait pas seule-

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