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cafeiUi Pbêritage tout entier : pouvoirs et deroirs, sagesse et modération d'une part; et d'autre part, jalousie , détraction et injures, attaques furieuses de tous les partis '. »
Après avoir exposé en détail les actes de la Commission^ M. Rendu opposait aux accusations passionnées cette affirmation qui, dans sa simplicité, était le plus provoquatit de tous les défis :
«L'Université vit, et non-sealement elle tit, mais elle vivra; et toujours attaquée, elle ira s'affermissant toujours.... Pourquoi l'Université sera-t-elle toujours attaquée? La réponse est simple : elle possède et elle éclaire. Ce qu'elle possède, on le lui dispute; la lumière qu'eUe répand, on la hait.
« L'Université est mise, par l'État même, en possession du plus beau domaine dont le roi et la loi puissent disposer, le domaine de l'instruction publique.
c L'Université recherchera, propagera toujours, et de tout son pouvoir, l'instruction et l'éducation, et cela jusqu'au sein du peuple; elle aimera la vérité dans toute son étendue; elle voudra la raison conduisant l'homme à la foi, la foi au-dessus de la raison et non pas contre.
« On voit comment et sous combien de rapports l'Université sera toujours militante et contredite. »
Puis à rencontré des théories emportées que le succès du lamennaisianîsme mettait en honneur, M. Rendu faisait cette profession de foi où éclataient tout ensemble et son attachement profond k là vérité religieuse et son inaltérable respect pour la liberté des consciences :
«Avant 1789, pouvoir suprême, parlement, Université, tout devait tenir la ifnain à Ventretènement de la religion catholique , apostolique et romaine , alors comme depuis quatorze siècles, religion de VÉtat,
a Aujourd'hui gouvernement, magistrats, Université, tout doit tenir la main à ce que les divers cultes reconnus par l'État soient également libres.
« Qu'est-ce & dire? Infidèle à tous ses souvenirs, parjure à tous ses serments, déchirant toutes ses annales, la France aurait-elle donc abandonné son plus beau , son plus glorieux titre ? la France aurait-elle cessé d'être la première nation catholique de Tunivers?
« Non, certes; et nous en attestons les preuves sans nombre que la France a constamment données et donne encore dans son sein, et jusqu'aux extrémités dti monde, de son zèle ardent pour la propagation de là foi chrétienne.
« Mais cette noble France a compris que les honlmages volontaires conviennent seuls au Dieu, qui, tout en faisant l'homme pour sa propre gloire, l'a fait libre, et, tout en prévoyant les abus de la liberté, a voulu cette liberté. La France a compris que l'œuvre divine, forte et invincible par elle-même, après dix-neuf siècles de combats et de victoires, n'a nul besoin du faible bras de l'homme; et tranquille pour la vérité qui saura bien faire sa voie, elle garantit aux volontés humaines toute leur indépendance.
• Ainsi, la France de Clovis, de Charlemagne, de saint Louis et de Louis XIV