‹ M. Ambroise Rendu et l'Université de FranceChapitre 30 sur 38 · ArUde du Conservateur en · texte numérisé non relu

ArUde du Conservateur en

L'inatraction primaire depuis 4830. — Triple but que poursuit M. Rendu : V Enseignement professionnel; — 2" Fondation des écoles normales. — Les écoles normales et les associations religieuses. — Les Frères des écoles chrétiennes. — Les frères LameimaiB; •*- 3" Organisation de Tinspection. «-* La loi de 1833.

A partir du moment où M. Rendu fut chargé particulièrement, au conseil royal, du gouvernement de Tinslruction primaire, il concentra son attention sur trois points principaux : l"* la création d'un système d'enseignement répondant aux besoins des classes Vouées a Findustrie; 2* la fondation d*établissemerits destinés h former les instituteurs ; d"* l'organisation d'un système régulier de surveillance et d'inspection.

Ce triple but, M. Rendu le poursuivit à travers des circonstances bien diverses, avec une persévérance infatigable. S'il est à peu près atteint aujourd'hui par l'administration supérieure de l'instruction publique, il est juste de ne pas oublier à qui sont dus les premiers et plus longs efforts.

« Sachons, disait l'ami de Fontanes et de Cuvier^, sachons nous mettre à la tête de tous les progrès raisonnables. » Ce mot peut être considéré comme la devise administrative de M. Rendu; il y fut constamment fidèle, he progrès n'était pas, pour lui, une fantaisie, un instinct de novateur, un rêve d'amour-propre et d'ambition : c'était l'accomplissement d'une tâche imposée par Dieu, le développement d'une œuvre providentielle , l'application des préceptes de Celui qui a dit : Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. C'était au nom de la loi religieuse, au nom de la dignité humaine relevée par la vocation du chrétien qu'il marchait à la conquête du perfectionnement. Aussi n'est-^e pas contre lui que portent les reproches de routine et de fidélité aveugle h

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