Idem, t. III, p
croire peu disposés k seconder ce beau projet, M. de Bonald, M. de Jussieu , M. de Nougarède, M. Delamalle, M. Gueneau de Mussy, etc., etc.; parmi les recteurs et les inspecteurs généraux, M. Desèze, M. Ampère, M. Tabbé Eliçagaray, M. Tabbé de Bellissent, M. Tabbé d^Humières, M. l'abbë d'Ândrezel, M. Tabbé Balland, M. Tabbé Roman^ M. Tabbé Daburon, etc., etc. Franchement, si ce n'était rautorité de M. ***, nous serions tenté de croire que l'Empereur, en créant rUniversité , ne s'était pas proposé d'enlever r éducation aux prêtres^. »
N'en déplaise aux pamphlétaires, M. Rendu crut donc, dans sa conscience d'honnête homme, pouvoir, en servant l'Université, servir l'Église et son pays.
Il est vrai que ce fervent chrétien était loin de partager certains emportements; il est vrai qu'il ne s'alarmait pas de voir le chancelier de l'Université, évêque de.Casal, louer avec l'orthodoxie dans la doctrine , « l'attachement aux maximes du clergé de France; t> et qu'il ne s'effrayait en aucune façon de cette réponse d'un évêque du midi au dignitaire dont nous parlons : « .... Les prétentions uUramontaines, et non pas les véritables prérogatives du pape, sont le principal obstacle dans mon diocèse k la réunion des protestants et des catholiques ; c'est là la grande objection des protestants; » il est vrai encore que le sage conseiller était, à ce point de vue, en parfaite harmonie de pensée avec l'abbé Émery, qui en 1808 écrivait au ministre d'État : « Quant aux prérogatives du saint-siége sur lesquelles disputent les catholiques, je n'ai point et n'ai jamais eu d'autres sentiments que ceux de l'Église de France consignés dans la déclaration de 1682; et les quatre propositions n'ont cessé d'être enseignées dans le séminaire de Saint-Sulpice ; » il est vrai enfin qu'il s'associait à toutes les vues de l'illustre prélat, membre, lui aussi, du conseil de l'Université, l'auteur de la Vie de Bossuet , qui, un jour, au moment où le Lamennaisianisme se préparait à lever son drapeau, lui écrivait la lettre qu'on va lire :
a J'ai lu, monsieur, l'écrit que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer. Je ne suis pas moins surpris que vous qu'on ose se permettre d'attaquer la doctrine de Bossuet dans le pays môme qui doit éternellement s'honorer d'avoir produit