‹ M. Augustin ThierryChapitre 20 sur 206 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

Il le trouva sans voix. « Il n'avait plus,dit-il, qu'une « vague connaissance de ce qui se passait autour « de lui (Ij. j) Eperdu, tourmenté, désolé, le P.Gratry provoqua et attendit vainement « un mo- « ment lucide. 9 Ne sachant que faire, il eut « la <( pensée d'amener près du malade le P. Pété- « tôt, qui a tant d'expérience du lit de mort, » dit-ilr Le P. Pététot crut pouvoir donner l'absolution. M. le curé de Saint-Sulpice administra les Saintes-Huiles. M. Thierry mourut le surlendemain, sans avoir repris connaissance. A-t-il eu le sentiment des charitables secours qui lui ont été offerts ? Le P. Gratry croit pouvoir l'espérer (2). Il faut l'espérer avec lui. Mais que cette mort est douloureuse, et qu'elle semble terrible !

Un philosophe chrétien a pensé que le péché contre l'Esprit-Saint, ce péché qui ne se pardonne ni dans ce monde ni dans l'autre, pouvait être un mauvais livre. Ce n'est là qu'une pensée : elle est effroyable. L'exemple de la mort de M. Thierry

(1) Le P. Gratry, Ibid.

(2) Il remarque que, « fcrès-agité avant la venue du curé, le malade parut très-calme pendant toute la cérémonie, »p. 195.

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