CONCLUSION
Nous nous sommes étendus sur Lanfranc. Nous avons voulu être complet. On peut consulter VHistoire de la conquête. Nous ne croyons pas qu'il y ait sur ce personnage une assertion, que nous n'ayons citée ; il n'y a donc pas dans les quatre volumes de M. Thierry un seul mot sur l'archevêque de Cantorbéry, un seul ! qui n'ait besoin d'addition, de rectification ou de contradiction expresse. Toute l'histoire de l'Eglise est traitée de la même manière. M. Thierry seulement n'emploije pas toujours la falsification formelle : il y a une sorte de falsification négative, pour ainsi dire, dont nous avons aussi parlé, qui consiste dans le silence ; l'historien en a usé à profusion. Sans doute, il est libre de choisir parmi les faits qu'il veut mettre en luiçière ; cette liberté cependant doit avoir des règles.
Nous avons vu que M. Thierry n'a pas marqué le dissentiment qui éclata entre le roi Roux et Lanfranc, parce que ce dernier réclamait la paix, la justice et la miséricorde pour tout le royaume ; il a aussi couvert d'un silence complet les luttes célèbres de saint Anselme avec le roi Henry. L'éloquent historien