‹ M. Augustin ThierryChapitre 5 sur 206 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

« la seule de notre siècle qui eut quelque chose « d'épique. Peu d'années ont été aussi fécondes « que celles-là, en grands enseignements et en <i soudaines ouvertures sur les choses de l'esprit.» Les choses du dévouement à la patrie sont-elles absolument étrangères à ces amoureux de la liberté, et leur demeurent-elles fermées ? Si M. Thierry n'a été sensible aux désastres de la France que par « les ouvertures de l'esprit », n'aurait-il pas préludé à la tactique des radicaux que nous avons vus si agiles à tourner les talons aux Prussiens et si alertes à s'abriter dans les fonctions administratives ?

Lorsque la France fut délivrée, quand les fourgons de l'étranger eurent repassé nos frontières et que la paix régna partout, M. Thierry quitta ses humbles fonctions de l'enseignement, renonça à tout privilège et alla, sans péril, faire montre de patriotisme dans la presse libérale et les sociétés secrètes. Il devint carbonaro (1). Les engagements qu'il prit aux initiations de ces vilains et sots mystères, ne le gênèrent pas beaucoup après la victoire de 1830. Déjà infirme

(4) M. Renan, p. 124.

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