PRÉFACE. XVII
€ son est d'adhérer aux enseignements divins (1 ).» M. Hamon aurait cru faire injure à son paroissien de supposer ces paroles énergiques uniquement dictées par c un genre de politesse exquise réservée € aux prêtres et aux femmes (2).» Les interprétations de M. Renan sont répugnantes; elles témoignent d'un aiguisement d'esprit inconnu des honnêtes gens.
M. Hamon se fia à Ja sincérité de M. Thierry ; et, connaissant bien la faiblesse du pécheur qui a besoin d'être soutenu, il alla de l'avant, cultivant Thistorien avec toute la charité du bon pasteur. Il tenait à l'éclairer; il dut lui dire qu'il ne suffisait pas de croire et de confesser Jésus-Christ et son Eglise de bouche et même de cœur, qu'il fallait encore joindre aux sentiments les œuvres de la foi. M. Thierry ne reculait pas devant les conséquences de ses pensées et de ses désirs. Il était déjà membre honoraire des conférences de Saint-Vincent de Paul, c Je € viens en aide aux malheureux comme je peux,
(4) Allocution de M. Hamon aux obsèques de M. Thierry. Yie de M. Hamon^ p. 246« (2) M. Renan, p. 437.