LIVRE m
la meilleure réforme et la plus simple était Texpulsion de ces moines scandaleux et leur remplacement par des chanoines. L'instigateur de cetle mesure était Yauquelin, évêque de Winchester : c'était un bon éyéque, disent les historiens; mais il suivait 'en ce point de mauvaises inspirations (1). Il avait amené le roi Guillaume à approuver son dessein, et il n'avait plus besoin que de l'assentiment de Lanfranc ; celui-ci eut horreur d'un pareil projet (2). Ses goûts et toutes ses prédilections monastiques s'unirent au respect de l'ancienne tradition de Téglise d'Angleterre, et, disent encore les historiens avec emphase, toutes ces machinations complotées par les puissants de la terre, tombèrent devant un seul de ses regards comme des trames d'araignée (3). C'étaient les puissants barons qui sollicitaient les évéques et poussaient le roi à agir contre les moines, dont ils convoitaient les richesses. Pour garantir les monastères de nou^ velles entreprises, Lanfranc porta l'affaire devant Je Pape, et obtint d'Alexandre la conQrmation de l'ancienne discipline (4). En présence de ces faits, on peut se demander où M. Thierry a puisé l'assertion
(1) Angl. Sac, Rudborne, p. 255.
(2) «Âudiium facinus exhorruit. » Angl, Sac. Radboroe. Ibid. Ëadmer.
(3) « lot polenium excogitaïas machinas ut casses aranearum solo inluilu dissolvit. » Angl. Sac» Radborne. lbi(L
(4) Angl. sac, p. 320.
que « les prélats «les moines TiTani n copales. )> Eadm Laafranc, en cette Pierre, dit qu'il s*.
décisicHi du roi (1' volontés de Guilla nécessaire ou posai faveur des moines sollicitude; il s*c ennemis. Un Saxo déjà nommé, le c trahison /on envi On obtint du roi i testa contre cette i dit un historien c et de répéter que faction et de tout mourrait martyr ( Walthéof : ainsi lei à décorer ce persi litre glorieux n'ei affirmations de M.
(1) HUt.nov.
(ij ■ Licel cnm ti confesser SDae,t01ia9 penitns immmiem, et, 1 niartyrem. i