H. AI
laires d'exécntUes.
assez semblabteB am riens modernes pas sous silence; toutèl petites nncimea de de ne pas s'adresser légers de créance e guBtin Thierry.
M. Pdltetan, il a « impasùble (iomm< Tient bien à l'appui d'en croire quelqu ' théories de l'histori pour reconnaître qi sent les conclusions < Nous avons noiquei M. Thierrj luï-mâi voulait recourir at tirerait bien d'autn des erreurs de l'hisl volume de ses légèi falsifications et de Tons mieux que pei core en demeure a^ Nous n'avions rie ment communal du àM.Pelletan départ laientétre comiÂâte
drait les renvoyer à un excellent morceau d'histoire que M. Léon deBaslardapublié dans h Bibliothèque de r Ecole des Chartes (i) sur la commune de Vézelay. On y verra comment M, Thierry a imaginé un mouvement politique là où il n'y eut en définitive que pillage des biens et usurpation des droits de Tab^ baye, concertés entre le comte de Nevers, quelques tètes folles et plusieurs bandits ; comment tout en constatant la prospérité du bourg de Yézelay, son commerce étendu et la richesse de ses habitants, l'écrivain du xix" siècle leur prête des vues et des rêves politiques absolument gratuits, les gratifie de nationalités que rien ne démontre et que tout contredit ; imagine des consuls dont l'histoire n'a jamais parlé, rêve de robes rouges et de magistrats élus, confond les cardinaux légats du Pape avec l'abbé de Vézelay, crée de sa propre fantaisie un gouvernement qui n'a jamais existé, et se livre enfin à un récit tout aussi imaginaire que celui du cardinal de Retz sur les barricades de la Fronde et le rôle qu'il s'y donne. M. Thierry ne se prête pas de rôle personnel; mais il en prête à ses préjugés, à ses illusions, à ses opinions politiques; c'est au nom du libéralisme qu'il crée de la sorte dans l'histoire. Tout ne relève pas d'ailleurs de sa seule fantaisie ; cet écrivain, ce
(1) Bibliothèque de TEcole des Chartes. Seconde série. Tom. II, p. 339^365.
fondateur d'une école qui se pique de recourir aux documents originaux et aux sources vives de rhistoire, puise certaines de ses assertions dans les contre-sens des traducteurs qui l'ont précédé ; sans se donner la peine de recourir aux textes ou même en en bravant impudemment la lettre, il donne les cloches dont parlent les anciens documents pour la croix et la bannière ; il trouve au xii* siècle des proclainalions politiques affichées sur les murs de Vézelay (1) et mentionne cent autres belles choses
(\ ) M. de Bastard faisait^ à ce propos, la remarque suivante :
Qc La traduclion de M. Guizot (colleclion des mémoires relatifs à riiistoire de France) était citée exclusivement par M. Thierry dans Tédition de 1836 des Lettres sur Fkistoire de France ; dans les éditions postérieures, ces citations ont été remplacées par des renvois au Spicilégc de d'Âchery, en ajoutant quelquefois un extrait du passage auquel il est fait allusion, sans que pour cela H. Thierry ait relevé une seule des inoxaciitudes du traducteur, qu'il n'avait pas encore aperçues lors de son édition de 4836, et qu'il n'a pas corrigées dans les suivantes. » M. de Bastard citait un exemple : a On lit dans Hugues de Poitiers [Spicilége de d'Achery, tome II, inf. p. 531) : Aceidit autem ut quemdam sub anathemate defunctum ipsi absque sacerdote signa puisantes sepelirent et ipsum saccrdotem de domo sua ejicerent. M. Guizot traduit (p. 178) : « Or, il art riva qu'un homme étant mort sous le poids de ranathème, « les bourgeois rensevelirent sans Tassislance d'un prêtre, « portant eux-mêmes les bannières, ensuite ils chassèrent « le prêtre lui-même de sa maison. » M. Thierry interprète lo pasba^'e de la sorte : c Un des bourgeois étant mort sons
aussi bien fondées, qui n'étonneront pas, mais qui pourront édifier ceux de nos lecteurs qui ont parcouru le petit volume dont nous parlions tout à l'heure.
€ le poids de ranarthème prononcé contre toute la ville, ses € concitoyens Tenterrèrent sans l'assistance d'ancnn prêtre € et suivirent le corps jusqu'au cimetière portant eux-mê- « mes la croix et la bannière et chantant Toffice des trépasa ses. » Or, signa pulsare ne signifie pas autre chose que sonner les cloches. Quant au chant de Toffice des trépassés par les bourgeois et àTaccompagnementpar eux du corps au cimetière, je n'ai pu trouver, dans l'histoire de Vézelay, ces détails qui servent à M. Thierry à prouver que les bourgeois de Vézelay étaient familiarisés avec l'excommunication. » Biblioth. de Vécole des Charles^ 3« série, tome II, page 362.
M. de Bastard constate qu'un des personnages de ces troubles de Vézelay,— où la commune ne fut d'ailleurs qu'un inddent, — était natif du petit bourg de Saint-Père, sis au bas.du coteau dé Vézelay. M. Thierry, qui a voulu faire de ce personnage, Hugues de Saint-Pierre, un étranger venu du midi, a pris soin de retrancher des textes qu'il cite dans les dernières éditions de ses Lettres sur l histoire de France, les inots qui constatent le lieu de naissance de ce héros. Nous ne pouvons reproduire toutes les remarques précieuses dont la Bibliothèque de r Ecole des Chartes corrobore ce que nous avons dit de la manière dont M. Thierry établit et compose ses récits historiques, mais nous voulons au moins nous arrêter à la proclamation politique affichée en 4155 sur les murs de Vézelay. M. de Bastard reproduit un texte du véritable historien de cette ville :
aEgressi sunt quidam de fratribus (les moines) armatœ cum )pueris juventutis et fregerunt tabulam impii Simonis et ves^ Hbulum domus ipsius quœ contra jus ad contumeliam contradicentium fratrum œdificaverat (SpiciL II, p. 533).
«M. GuLzot a traduit: « Quelques-uns des frères sortirent A filors avec des jeunes gens armés, déchirèrent une affiche
M. Pelletaafûtat
rôles de sympathie tp noQcer sur les Donu, jourd'hui, des homm insurrection de Véic
1 de l'impie Simon et
■ bfitie ponr faire affron
< pécher 1. (Htm. rela p. 33&]. H. Thieny, Iro ainsi : ■ En passant dev
• des cbe& de la eomn
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Bastard relevant ftion narralîon hislorîqae de l'erreur, l'affiche de U nne proclamation politii de Sl-Pierre, mâridîona vençal pour H. H, Harti eût été plus naturel et tout simplement mot k
■ l'impie Simon et la l'école des Ch., 3* série,
H. de Bastard eipUq un banquier, nn change lay par le grand monve tabula de ce Siraon élai Tum, dit nn docament ; fait malgré les moines*
communal. C'étaient là des héros inconnus, auxquels les générations nouvelles devaient de la reconnaissance. Ces proscrits, ces bannis, ces réprouvés de la société du xii* siècle avaient été les victimes de leur dévouement, etc.. M. de Bastard a trouvé dans un vieux manuscrit de la bibliothèque d'Auxerre une liste des habitants de Vézelay ; les héros, qu'on vante aujourd'hui, y reçoivent de singulières épithètes ; ce sont des comploteurs d'assassinats, des pillards qui ont dévasté des vignes et ruiné des maisons, des voleurs de bestiaux et de farine, etc., etc.
Plus d'une fortune politique et populaire a eu, il est vrai, les mêmes accidents.