M. BENOIT, DORMESSON, ERNEST, CÉCILE, FRANCHEVILLE
M. BENOIT , tenant Ernest par la main.
Non, jeune homme, vous ne partirez pas, et vous, monsieur Dormesson , vous m'entendrez. Quel est donc ce motifs' ^■■rieux, si pressant , qui vous porte à vous séparer de votre llls? En est-il un qui puisse justifier cette privation ? R.épondez. DORMESSON.
Il est , monsieur , des douleurs auxquelles on ne peut croire qu'en les éprouvant soi-même j il ne faut point eu condamner les effets dans les autres , il faut les respecter.
Je lésais, mais les forces humaines ont un terme. Je suppose vos malheurs , affreux , irréparables , et je ne fais que m'affermir dans l'idée qu'un fils seul peut les adoucir. DORMESSON.
Oui , un fils l
Ernest , vous aime.
ERNEST
Ah ! monsieur! comme on aime ce qu'on a de plus clier au inonde !
M. BENOIT, à Dormesson»
Vous ne le haïssez point.
Il est digne de toute mou affection.