NOUVEAU DICTIONNAIRE
D'MHomonymes, Rimes, ete.
Par Cns. BAILLIARGÉ
Voici un nouveau dictionnaire qui donne des homonymes, rimes, consonnances, ou sous équivalents de tous les mots de notre langue.
Jusqu'à présent nous n'avons eu que des vocabulaires d'écoles contenant quelques pages, tout au plus, d'homonymes des mots les plus simples, comme sain, saint — pain, pin — dans, dent, etc.; et, comme le dit l'auteur dans sa préface, nous ne voyons point, puisque les homonymes des vocabulaires sont utiles, que les autres ne le soient point également.
Si les homonymes de ces, ses, par exemple, accusent sait, saie, pourquoi ne pas comprendre c'est, s'est, Say (n. p.) et alors pourquoi séchoir ne donne-t-il point s’échoir, — statuaire, slatuèrent — sécréter, s'écrêler — serre-frein, ces refrains — serre-nez, cernez ; et pourquoi tous les mots qui en sont susceptibles, n'auraient-ils point leurs homonymes simples ou composés, comme on les trouve dans l'ouvrage en question ?
L'auteur compte sur les services qu'il peut rendre à la cause de l'éducation dont les mots de la langue forment nécessairement la base. Il nous dit qu'il a profité de son système an sein de sa propre famille et ne voit
homoe tous
1laires homo- = pain, ans sa es des & point
t sail,
. p.) et slain, ces pts qui nymes vrage
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lana proe voit
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ee un CR. 7 v ME
point pourquoi ‘outes les familles, toutes les écoles n'en retireraient point avantage, en facilitant, rendant plus économique de temps, plus attrayante, moins pénible, l’acquisition des éléments de la langue, que par Île procédé, long et ennuyeux, de feuilleter tout un dictionnaire à cet effet. ,
En fait, le système qui recommande au père de famille, au professeur de proposer un mot et d'en demander aux enfants, aux élèves, les homonymes, crée nécessairement chez eux une émulation heureuse : C'est alors à qui mieux mieux à la découverte des sons équivalents demandés ; et sile mot proposé n'a point, comme B, ses équivalents simples baie, bée, béy, bai, Bais (nom de lieu) — louer (bailler), louer (louanger) — amant, Aman In. p.) — aimant {Adj.) aimant (s.) — ferme (adj.), ferme (s.), ferme (v.) ; le mot proposé, si on ôte son préfixe, donne un autre mot, comme abaisser donne baisser — admettre, mettre — abajoue, bajoue, joue (v.) joue (s.) Joux, (fort situé dans le Doubs) — abattre, battre — abnégation, négation — aborner, borner et orner — ablégat, légat, légua,
De mime aussi abaisser retranche le suffixe dont on nous laisse le mot abbé, abée — abcéder, abcès — ablégat, able — aborder, abord — aboutir, about, About (n. p.).
Voilà donc qu'un très petit nombre des premiers mots du dictionnaire, sous l'en-tête de la lettre A, nous donnent déjà, par décomposition, une foule de mots divers sous les en-tètes de plusieurs autres lettres B, J, L, M, N, O.
Les exercices sur les mots les plus simples du dictionnaire, les consonnances que fournissent les mots élémentaires de plusieurs des lettres de l’alphabet, ou de simples monosyllabes étonnent déjà, charment l'enfant à la vue de la richesse d’une langue qui peut écrire le même son de tant de manières, avec tant d'orthographes différentes.
Nous avons déjà signalé B qui s'écrit baï, baie, bée, bey, Bais,.… bez,... ber,,.. bêt, etc. — C donne ces, ses, sait, s’est,
tt
c’est, Say (n. p.), saie, ...cé, sez,…. sel. — D donne dé, des, dès, dey, dais, d’é..., dé, ...dez, ...det.
L'intelligence de l'enfant s’épanouit à la vue de Les qui donne laie ‘(femelle du sanglier et autres significations) lai (adj. : laïque), lai (s.: un chant ou petit poème), laid (adj. difforme) lait (s.: de vache ou autres mammifères), lé (laize), lais (baliveau, alluvion), lez (prép.), l’est, Laye (Saint-Germain-en-).
Viennent encore plusieurs variantes d'orthographe en regard'de raie (trait), (poisson sillon), rais (rayon de lumière, de roue, de cœur) rée (oiseau), Rhée (Cybelle), fille d'Uranus), rez (de chaussée), ré (préfixe et seconde note de la gamme), Ré (île de), rayent (v. rayer).
Enfin, pour citer encore un exemple, l'on trouvera que sous la lettre T, onates, l'est, l'es, t'aient, etc., taie (d'oreiller), taie (tache de l'œil), thé, tait (v. taire), T'ay (rivière d'Ecosse), Tai- (Ping : ville de Chine), téêt icrâne, tesson), té (3 Sig.), Tey (paroisse d'Angleterre), puis d’autres variantes de l'orthographe du son T, dans les préfixes et suffixes des mots T'hé (ta). (Beau tey, tae (nia), (Ua) thay, /Lé) thé, (fleuve des enfers), Thé (ze : ch. 1. Fr.]), thè (se) Tae (z) ou Tae (se, (ville d'Arabie, They (s.: ville de France), (Mal) tais avec encore... tel, ter, lat…., tez, etc.
Maintenant pour passer des monosyllabes aux mots composés, nous trouvons dans le livre de M. Bailliargé une foule des plus jolis homonymes, des combinaisons auxquelles probablement nul n'a jamais songé : forger, fauxrejet — fermer, fée remet — symétriser, s’y maitriser — semeur, se meurt — sérail, s'éraille — semblable, sémbla bleu — lirailleur, (pe) tit railleur — paut-i(il) y — deuil, deux lieux ou lieues — feuille, feu et lieu — télégramme, telle aîgre âme — tirailleur, l'iras ailleurs— génovéfain, j'ai noves (noues de morue) et faim (comme qui dirait : j'ai pain et faim) — — louable, l'oie bleue — soupape, soupa peu ou soùûl pas peu — croissent, croassent — détremper, d’être en paix —déloyau,
, des,
es qui tions) d (adj.
laize) , t-Ger-
he en mière, e d'U- > de la
ra que ie (d'o- (rivière son), té riantes xes des (fleuve
ae (se, is avec
ts COMrgé une S aux- , [auxr — 86bla bleu |, deux le aîgre
(noues aim) — bas peu éloyau,
dès l'Hoio — soupçon, sous (Ss.) pesons ou soupes sont où soupesons — oreille, aurait lieu ou Aurèle y eut — tirebolte t'y rebolle — télégraphiquement, tel est graphiquement — théophilanthrope, Théo (Catherine) filant trop peu, peut — thésauriser, thèse aux risées — thermidor, t'ai remis dehors — théologie, thé au logis — tillac, (pe) tit yak — universalité, un hiver s'aliler — unipersonnel, une y perd son aile — thesmothèle, lais ce mot tette, têle — te-deum, t'aider homme — tiers, Thiers (par endie : pe)tit hère.
Enfin, l’auteur, qui, comme il le dit dans l'introduc-
tion à son dictionnaire, a surtout pour but de faciliter l'acquisition des mots de la langue, n'a pas oublié non plus les faiseurs de jeux-de-mots : et il a raison de dire qu'après les travaux professionnels ou manuels de la journée, après une étude sérieuse, une lecture scientifique, vient la lecture plus légère, le roman, la nouvelette qui exige moins de tension d'esprit.
{ Chacun, pour se délasser aime le petit mot pour rire, la fine repartie, les scènes en « police correctionnelle, » le mot de bébé, le jeu-de-mots ; et pour n’en citer que quelques-uns pris au hasard, l'on à impropre, un pro (prao) preux — génovéfain, Génot vêt fin — déshonnêteté, d'aise on est telté — admiration,à demi ration — lacédémonienne, lassé de mon hyène — étiologie, est-ilil) au logis — testateur, l'es ce tâteur — effervescence, effets revêt sans se — unisexuel, une y sail que suer le (guérira, fera mourir)—universitaire, (les) unes y vers cilèrent, un hiver s'y taire, unis vers Cythère — terminologie, termine au logis, et mille autres qui feront la joie de ceux qui se plaisent à cette sorte d'amusement littéraire.
L'un des homonymes de M. Baillairgé en regard du mot fatalité nous rappelle que Larousse, au mot calembour, en cite un de Bièvre, qui ayant appris que le comédien Molé, si connu par sa fatuité, était retenu au lit par une indisposition, s'écria : quelle fatalité (quel fat alité), et l'auteur, avec celui-ci en cite de jolis (des vérités que l'on ne sau-
rait dire autrement sans être blessant) de MM. Chapleau et Marchand, le premier Secrétaire d'Etat, l’autre Orateur de la chambre d’assemblée du Canada.
Ec ce n'est pas seulement un homonyme ou deux que donne l’auteur à chaque mot du dictionnaire, mais sounvent jusqu’à dix ou vingt et plus.
L'auteur fait remarquer que les consonnances ne sont point toutes aussi parfaites les unes que les autres : ainsi dans soupçon le c se prononce ç ou s, tandis que dans soupesons ou dans pesons l's se prononce z, mais dans le langage ordinaire la différence n'est pas très accentuée et d’ailleurs la rime est bien trouvée et ne se suggère point tout d'abord au premier venu.
Notre auteur, dont les aïeux sont originaires d'Anjou en France, n’a point oublié ses ancêtres, son ancienne mèrepatrie, qui, en 1874, le 15 mars, l’a déjà couronné dans la grande salle des séances du Conservatoire des Arts et Métiers à Paris, à l'occasion de son système de toiser tous les corps par une seule et même règle, et qui lui a fait décerner, à cette occasion, la médaille « Philippe de Girard » offerte par madame la baronne de Pages, petite fille du grand mécanicien, et lui a valu depuis des médailles, des diplômes, de la France, de la Belgique, de Russie, d'Italie, de l'Autriche, de l'Angleterre, et même du Japon.
Son livre respire [à pleins poumons la patrie, puisqu'il a trouvé moyen, dans ses homonymes, de faire entrer presque tous les noms propres, noms de lieux qui sont consignés dans les dictionnaires historiques, biographiques de ce pays.
Enfin, l'ouvrage est remarquable à plus d'un titre et utile non seulement dans un but éducatif et récréatif. mais aussi aux poètes, comme complément des dictionnaires des rimes qui existent.
L'auteur ne suppose point que son ouvrage puisse, à cause de son prix nécessairement élevé, être mis entre les mains de tous les élèves des écoles et collèges ; mais,
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sont ainsi dans elanée et point
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et nous sommes avec lui dans cet espoir, que chaque père de famille ayant des enfants à instruire, chaque professeur de la langue, chaque maître d'école, en aura un sur sa table pour faciliter à ses élèves l'étude des mots de la langue, créer chez eux une émulation nécessaire, si fructueuse dans ses résultats.
La méthode de Poitevin qui sur une page met ses groupes d'homonymes et, en regard, sur l'autre page, une série de phrases avec des blancs à remplir par l'élève, afin de laisser juger au maître s’il a fait un choix convenable, est excellente sans nul doute ; mais n’est pas, de beaucoup, aussi expéditive que celle de notre auteur, qui fait proposer un mot par le professeur et laisse à l'élève le soin de donner de vive voix ses homonymes avec la signification de chaque mot, ou les lui fait écrire, ou enfin les lui dicte.
D'ailleurs Poitevin, dans un volume petit format de 178 pages ne donne sur chaque page que 7 à 8 groupes d'homonymes, soit en tout 1200 à 1300 groupes ou séries et comme un très grand nombre «les mots n'ont dans son traité qu'un ou deux homonymes, quelques-uns 2, 3, 4 ou 5 avec une moyenne de 3, son ouvrage contient tout au plus 4,000 mots, tandis que M. Bailliargé a appliqué l’'homonymie à chacun des 40,000 mots ordinaires de la iangue.
Dans Poitevin il y a une foule de mots qu'on ne trouve point comme mousse, panne qui ont chacun quatre significations ; on ne voit point sillon, scion, scions (v.) sillons (v.) Sion, etc. Au mot rais, Poitevin omet Rhée (Gybèle), ré (de la gamme), rhée (oiseau), raie (trait). Vis-à-vis de aile on ne trouve point héle (v. héler). Le groupe aine omet Heyne) (n. p.). An n'est pas suivi de son homynyme han (onomatopée); âne, Anne ne donne point hane (haie portative) ; appel devrait donner Appelle (célèbre peintre grec); après pouvait rappeler happerez (v. happer)—are, arque (v. arquer) — art, harel (interj.) — aune, Aulne (r. de Fr. — bai, bée, — Bar, bar (poisson) et ainsi de suite.
Plusieurs des homonymes de Poitevin ne le sont réellelement point : ainsi as (s) qui se prononce ace, ne va
point avec hase où l's a le son du z. Impossible aussi de
mettre poison qui se prononce poizon avec poisson, ni bis
en regard de bise. Ces mots sont tout au plus paronymes
et non homonymes. Plusieurs autres mots dans Poitevin
sont ni homonymes, ni même paronymes comme mât, mat
{aux échecs) qui se dit mate.
Il ne suffit pas non plus que les mots s’écrivent de même pour être homonymes, car assurément on ne saurait donner pour homonyme au verbe luter, lutter le nom propre Luther, puisque d'ordinaire dans les verbes de la première conjugaison on évite les liaisons qu'il faudrait faire (lutère, luttère devant une voyelle) pour faire rimer ces mots avec Luther (ère) et qui la'sseraient croire à lutèrent, lultèrent, c'est-à-dire a un prétérit au lieu d’un infinitif.
L'on peut bien, comme dit M. Baillairgé dans la préface de son dictionnaire, mettre a en regard de à comme son équivalent, puisque dans le langage ordinaire c'est à peine si l'on fait sentir la nuance : Anne, âne,—manne, mânes, etc. et de même de é, à, 6, ai — o, ô, etc.; mais déceler ne peut certainement point avoir pour homonyme desceller ni desseller qui tous les deux se prononcent dé-sé-lé. Enfin ily à marc, mare qui ne rime point avec Mars (marse), palais avec Palès (èce, dieu des pâturages), fètu, avec foetus, Loth neveu d'Abraham) avec lot, et le mo lotte (poisson) qui fait pendant à Loth n'est pas donné dans Poitevin.
Pâàris (ice) n’est point consonnant avec Paris (i), ni Cadix (ikce) avec cadi, ni chenet à chênaie, denier à dénier, et lis (fleur) pas toujours avec lice ou lisse puisque dans fleur de
is, lis $e prononce li. Enfin suggestion et sujétion doivent se ranger sans aucun doute parmi les paronymes.
I y à aussi à considérer l'homonymie en rapport avec
la phonographie et les dangers que cette dernière pré-
elleva i de bis mes evin mat
ême donopre ière tère, avec rent,
éface son eine ânes, celer eller sé-lé.
Mars fèlu.
mo dans
Jadix et lis ur de ivent
avec pré-
sente de donner lieu à des interprétations diverses que le contexte n’est pas toujours de nature à éclaircir.
En effet, comme le dit l'auteur : que de mécomptes et de malentendus tous les jours, entre personnes dont l'une a voulu dire une chose que l'autre a compris tout autrement, donnant lieu souvent à des procès ruineux ou nécessitant des explications qui sans cela n'auraient aucunement leur raison d'être.
L'on se servira aussi quelquefois d'un mot ou de mots ayant des mots consonnants voulant dire tout autre chose, afin de se dédire plus tard de sa parole, sous le prétexte que son interlocuteur n’a pas saisi la pensée exprimée.
Une autre fois ce sera un mot, échappé à l'emportement, qu'on voudra plus tard, dans un but de réconciliation, dépouiller de son amertume en prétextant un homonyme plus aimable.
Voilà donc autant de raisons additionnelles de connaître les sons équivalents des mots ; tant pour remplacer au besoin un mot par son ou l'un de ses homonymes, que pour prévenir l'emploi par un autre d'un mot parlé, écrit, que ne justifieraient point les circonstances.
Mais notre auteur, lui non plus, ne prétend point n'avoir rien oublié : il le dit lui-même et invite les enfants à y suppléer ; c'est ainsi que au mot acquet, il ne pensait pas, dans le moment, à haquet quoique il est vrai qu'après haquet sous l'en-tête de la léttre H, il donne son homonyme. Il n’a point pensé non plus à mettre sellerie en regard de céléri et ainsi de quelques autres mots ; mais il s'est repris pour un certain nombre de ceux-ci, dans un supplément à la fin de l'ouvrage.
Poitevin aussi donne quelques rares mots qui ne se trouvent point dans Bailliargé, comme en regard de chat le mot cha qu'il dit être une étofte de soie, quoique le mot ne se trouve ni dans Larousse, ni dans Littré, achores (k, teigne), cachos (plante), calambour (bois odoriférant), cappe (croûte du cidre), coa (plante), foene linsecte), zincs ilivres
sacrés des Chinois), hautin (poisson), Arau (v. d'Italie) et peut-être quelques autres.
D'ailleurs il n’est peut-être pas juste de porter plus loin la comparaison de deux ouvrages dont l'un n'est qu'un vocabulaire, l'autre un dictionnaire complet de 630 pages, qui va fäire le bonheur des professeurs et étudiants, des poètes rimeurs et des calembouristes de tous les pays où l'on parle la langue française.
Mais la preuve est amie de la confiance.
. Citons donc, entre mille, les appréciations suivantes, qui viennent admirablement à l'appui de notre thèse :
Les journaux de Québec disent :
.« Le but de l’auteur est de faciliter l'acquisition des mots de la langue, de compléter les dictionnaires de rimes, d’habituer l'oreille à l'homonymie des mots français. « Ce travail a dû coûter à M. Baillairgé des observations et des recherches innombrables depuis de longues années. « Nous ne lui lésinerons point nos compliments pour le bien qu'il entend faire à ceux qui s'instruisent. »
Le Courrier des Elats-Unis ajoute :
« M. Ch. Baillairgé vient de publier chez M. Darveau, à Québec, un dictionnaire français d'après un système tout nouveau que l'auteu: appelle « système éducationnel. » Ce dictionnaire unique dans son genre, contient les homonymes, rimes, consonnances et sons équivalents de chaque mot. Ainsi, en cherchant un mot quelconque, on peut apprendre en mème temps tous les homonymes de ce mot, l'orthographe et la consonnance qui les distinguent les uns des autres. L'anteur a d'ailleurs mêlé l'agréable à l’utile, en joignant. une foule de jeux de mots à la liste des homonymes. »
Le Quotidien de Lévis reprend :
« Œuvre qui honore son auteur, et la littérature cana-
:) et
loin u'un ints, les
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tions nées.
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au, à tout » Ce
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can a-
dienne a le droit d'en être fière. » « Immense travail », but patriotique de rendre service à l'éducation dont les mots de la langue forment la base. » Dictionnaire utile à tous les points de vue.» « Système à la portée de tous. » Pas de raison pour que toutes les familles, toutes les écoles, n’en retirent point avantage, en facilitant 4'endant plus économique de temps, plus attrayant et moins pénible l'acquisition des éléments de la langue, que par le procédé, long et ennuyeux, de feuilleter tout un dictionnaire. « Méthode qui crée une émulation heureuse. » Rien n'est oublié dans cet ouvrage. Les faiseurs de jeux de mots et les calembouristes y trouveront peut-être ce qu'ils ont vainement cherché ailleurs. »
« Si cet ouvrage est d’une grande utilité pour l’éducation, il le sera aussi pour les poètes, car c'est un dictionnaire complémentaire des dictionnaires de rimes qui existent déjà. « L'auteur ne suppose point, à cause du prix nécessairement élevé de l'ouvrage, que tous les élèves des écoles et collèges l'auront entre les mains, mais qu'il y en ait un au Sein de chaque famille, sur la table de chaque professeur et maître d'école qui doit proposer un mot et laisser à l'élève le soin de donner de vive voix ou par écrit les homonymes de chaque mot, ou qui les lui dicte. »
L'Etendard de Montréal continue :
« Ce livre rendra les plus grands services aux élèves de nos collèges et écoles, de même qu'à tous ceux qui veulent se perfectionner dans l'étude de la belle langue française. »
Révd. F. A. B., Rédacteur du Journal « Le Couvent, remarque » :
« Ouvrage précieux à plus d'un titre. »
« La science des homonymes fait éviter bien des malentendus. »
« Ge dictionnaire fait connaitre les homonymes de cha-
que mot : Saëin, saint, sein, seing, cinq, ceint, elc., etc. » Fait connaître les consonnances simples et composés : accore, accort, accord, achores —admiration, à demi ration, admira Sion, sillon, scion, à demi ras si on, scions. »
« Renfermne la matière d'une foule d'exercices récréatifs des plus instructifs et qui sont en même temps à la portée des enfants. »
« Ces exercices ont l'avantage d'aiguiser l'esprit, de le rendre plus rapide dans l'intelligence d'une foule de choses. »
« Offre un excellent moyen d'apprendre en peu de temps tous les mots de la langue française ; non seulement de les apprendre mais aussi de les retenir. » « Mine d’or pour les faiseurs de jeux de mots. »
« Evitera bien des recherches aux faiseurs de rimes. Qu'on le consulte par exemple aux mots : Bai, Ces, Dais, Ais, Air. Esse, Taie, Lai, Bais, Bas, Bau, Au, Août, Ceint, Cent, Scion, etc., etc., et l’on trouvera une très grande variété de rimes. »
L'Honorable J. E. Chapleau, Chev.-Com. de la Légion d'honneur, etc., Secrétaire d'Etat, observe :
« Ce recueil me paraît contenir des recherches origina- 1:s intéressantes et extrêmement variées. »
« C'est du nouveau, tout à fait du nouveau, avec une science et un esprit de recherche plus qu'ordinaires. »
« En ordonnera pour tous les départements du Gouvernement Fédéral (4 par dépt.)
Sir H. Langevin K. C. B., Ministre des Travaux Publics du Gouvernement Fédéral :
« Convaincu que le dictionnaire rendra service et devra se trouver non seulement dans les maisons d'éducation mais aussi dans la bibliothèque de tout homme qui désire parler sa langue correctement. »
« Donnera ordre d’en prendre pour son département. »
» En fera donner quelques douzaines pour les bibliothèques du Parlement. »
Mgr. Racine « lui envoyer cinq exemplaires pour Son Séminaire (Sherbrooke). »
Le Révd, F. À. Baillairgé, prêtre, rédacteur des journaux « L'Etudiant », « Le Couvent : »
« Ajoutez à votre liste les noms suivants : Le Collège Joliette — 5 exemplaires, lui-même 3, l'Académie des Clercs de S. V. Berthierville, !. L'Académie des CGlercs de 8. V. Ville St.-J-Barptiste, 1.
Le Révd. Frére Sléphen pour les écoles chrétiennes demande : 5 exemplaires.
Les R. R. Dames du couvent du Bon Pasteur :
« Depuis le {+ accusé de réception, nous avons eu de précieuses heures d'étude où nous nous sommes convaincues de plus en plus que votre œuvre porte un cachet de très grande utilité. »
Sir À. P. Caron, Ministre de la Milice et de la Défense :
« À écrit au Secrétaire d'Etat de lui en fournir des copies pour son département. »
Enfin M. Edgar La Selve disait, dernièrement, dans son rapport sur le premier concours de l'année : « M. Bail- « lairgé est profondément versé dans la linguistique. A « preuve son nouveau dictionnaire français. Joignons no « félicitations aux nombreux éloges, tous sigïés par des « personnes illustres et compétentes, qui font le plus grand « honneur au savant lexicographe, et gratifions son labeur « de bénédictin de la médaille la plus recherchée : une « inédaille de première classe. »
J. DU COURTHIEU.
Le nouveau dictionnaire des homonymes est en vente chez l'auteur, rue Saint-Louis, Québec. — Prix : 1 dollar.