CHAPITRE XI
Luttes intérieures de M. de Montalembi'rt. — ]MM. de la MciîHdis et Lucordaire. — Dorniùre entrevue de M. de la Mennais et de M. de Montalemljert.
Cependant M. de la Mennais avait publié les Paroles d'un Croyant, et, désormais perdu pour l'Eglise, il conservait le triste espoir d'entraîner dans sa révolte le dernier disciple qui n'avait point encore rompu avec lui.
Ses appels réitérés poursuivirent M. de Montalembert jusque dans ses courses à travers l'Allemagne. Le jeune écrivain eut de nouveaux combats à livrer ; de cruelles inquiétudes l'agitèrent, et il nous raconte lui-même tout ce qu'il lui fallut d'énergie pour repousser les importunités de son ancien maître. Cette page admirable, où reluit une franchise pleine de candeur, nous fera connaître en même temps les influences salutaires qui contrebalancèrent toutes les susceptibilités de son amour propre.
a Tout en se croyant obligé, com.me prêtre, de signer des formulaires, dit M. de Montalembert, M. de la Mennais répondait à mes craintes, à mes fdiales représentations, en me félicitant de l'indépendance que je possédais comme laïque; il m'exhortait à la maintenir à tout prix : « Cette j^ctrole, m'écrivait-il, qui autre-