I.F.S MIS IiES r.ROIïîKS , ET NOIS NF, HECUI-ERONS PA
DEVANT LES Fii.s DE VoLTAiRE. ^Mouvements divcrsKi^ (A) I/Église avait Irouvt' un défenseur digne d'elle. Les fils de Voltaire le comprirent et déchaînèrent contre lui leurs sarcasmes et leurs injures. Le vieux jansénisme parlementaire, qui s'était incarné dans un homme hautain, moqueur, sophistique et malveillant, ébranlé du coup que venait de lui porter le champion catholique, sembla vouloir relever la tète ; il ouvrit la bouche et il en sortit une prétendue : Itéfulation des assertions de M. le comte de Montalemhert dans son m.amfeste CATHOLIQUE et défense des articles organiques du Concordat, par M. Dupin. La mauvaise presse fit chorus; mais les cris de reconnaissance des catholiques dominèrent ces clameurs insensées. Des lettres de félicitation arrivèrent de toutes parts à M. de Montalemhert, et on peut regarder, comme l'expression des sentiments de la France catholique tout entière, les paroles que lui adressa, à cette époque, le Chapitre de Saint-Brieuc.
« La France catholique a recueilli avec transport cette parole pure, indépendante et grave, qui s'est échappée de votre àme pleine de foi, dans la séance du K) avril. Ce discours si remarquable, si franchement chrétien que vous avez prononcé à la tribune, où trop souvent s'agitent des passions ennemies, a porté la consolation et ranimé la confiance dans les cœurs restés fidèles aux croyances révélées... Loracjue, dans sa miséricorde, le ciel suscite à la vérité des défenseurs qui comprennent comme vous leur mission, tous les amis des .saines doctrines et des vraies libertés, tous les catholiques sincères éprouvent le besoin de bénir la Providence et de faire monter un concert d'actions de grâce vers le trône de Dieu. »
(\) Discours sur la liberU* de l'Kglise ; œuvres, tome F, p. 381 et suivante.