I. .I.-J. Rousseau, Emile, livre IV
appellent de tous leurs vœux le temps où, comme le dit Condorcet i, « le soleil n'éclairera plus sur la terre que des hommes libres, ne reconnaissant pour maîtres que leur raison. »
On sait quel fut le réveil. Le philosophe n'y assista pas ; mais le magistrat vit naître les hommes nouveaux.
Forcé par la tempête révolutionnaire de quitter son château, M. de Montyon put, en partant , apercevoir de sa fenêtre le petit coin de terre où, par les soins de M. de Girardin, avaient été ensevelis à Ermenonville, dans une île marécageuse, les restes du philosophe.
Curieux effet des choses d'ici-bas : le magistrat était proscrit pendant que la Convention venait en grande pompe enlever les restes de Rousseau pour les porter au Panthéon.
En plaçant le nom de Rousseau à côté de celui de M. de Montyon, je me suis un peu écarté de mon sujet ; mais j'ai montré que M. de Montyon était marqué jusqu'à un certain point de l'empreinte du xviif siècle.
Nous allons maintenant examiner quelquesunes des réformes souhaitées par M. de Montyon.