‹ M. de MontyonChapitre 23 sur 33 · I. .I.-J. Rousseau, Emile, livre IV · texte numérisé non relu

I. .I.-J. Rousseau, Emile, livre IV

appellent de tous leurs vœux le temps où, comme le dit Condorcet i, « le soleil n'éclairera plus sur la terre que des hommes libres, ne reconnaissant pour maîtres que leur raison. »

On sait quel fut le réveil. Le philosophe n'y assista pas ; mais le magistrat vit naître les hommes nouveaux.

Forcé par la tempête révolutionnaire de quitter son château, M. de Montyon put, en partant , apercevoir de sa fenêtre le petit coin de terre où, par les soins de M. de Girardin, avaient été ensevelis à Ermenonville, dans une île marécageuse, les restes du philosophe.

Curieux effet des choses d'ici-bas : le magistrat était proscrit pendant que la Convention venait en grande pompe enlever les restes de Rousseau pour les porter au Panthéon.

En plaçant le nom de Rousseau à côté de celui de M. de Montyon, je me suis un peu écarté de mon sujet ; mais j'ai montré que M. de Montyon était marqué jusqu'à un certain point de l'empreinte du xviif siècle.

Nous allons maintenant examiner quelquesunes des réformes souhaitées par M. de Montyon.

Page 1