BATAN DEVIENT L'ESOLAVE ET LE CAPTIF DU LIBÉRATEUR
En vertu de sa victoire, Satan était devenu le maître, le jage de l’homme et qui plus est, il avait réussi à se faire adorer par lui, il était devenu son Dieu. J. C. change cette disposition et c’est désormais l’homme qui devient le maître, le juge et le Dieu de Satan.
lo Il devient son maître, car par la mort de la croix, il est tellement élevé en dignité par le Tout Puissant, qu’à son nom tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans les enfers.” (1) Cette puissance, il l’a reçue dans une si grande abondance, qu’il peut l'exercer par des représentants, par son seul nom, par les plus simples éléments, tels que l’eau dans le baptême, et même par le seul signe de son supplice. Quelle honte pour je démon qui se voit écrasé au seul ndm de son vainqueur même par les enfants, tels que sont les exorcistes dans l'Eglise, même par ses propres suppôts, quand ils sont armés de son signe irrésistible.
20. J.-C. est devenu le juge des vivants et des morts, son père lui laisse la justice. (2) Quelle rage pour Satan d’avoir à-comparaître au tribunal. de. l'homme, et d’être convaineu.de délit. par ces plaies dont il a percé son propre juge.
Ce jugemez est universel, et terrible, St. Jean nous:en a donné une idée ; le-fils de l’homme paraîtra au dernier Jour, comme un guerrier, couronné de plusieurs diadèmes, ses yeux brillants! comme le feu, vôtn d’une robe.éclatante de son sang, armé d'une épée à double tranchant, ayant'un scoptre defer, portant.son titre sur son armure : ‘ le Roi des Rois, le Seigneur. des Seigneurs.”
(D) Ut in nomine Jesu, omne genu flectatur cœlestium, terrestrium et infernorum. (St. Paul.)
(2) Neque enim Peter judiciat quémquam;, se domne: judicium dedit filio,
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Son séjour au: Grand Séminaire dà Lyon. 67
L'Ange réunira tous les oiseaux de proie pour dévorer tous veux que le” Vainqueur aura frappés: les forts, les libres, les esclaves, les graads et les petits. C’est ce que nous voyons au:livre des Révélations:
80. J.C. est le Dieu de Satan ; celui-ci avait voulu dans leciel s'éleveraudessus de Dieu et se faire adorer par les Anges (1). sur la terre il avait vouln 86 faire honorerpar les hommes comme un Dieu. Et Dieu pour l’humilier a voulu que l'homme fut véritablement Dieu, assis sur le trône, revêtu de la gloire du Verbe et de sa puissance, inclinant tout sous ses pieds au ciel et. jusqu’au fond des-enfers,
Nous ne pouvons donner cetts instruction en entier, nous avons voulu surtôut citer les points qui se rapportent à la première; et qui servent .à en compléter la doctrine,
Du reste cette doctrine n’a rien qui doive: nous surprendre c’est la tradition même de l’Eglise,
Les rapports entre l'Ancien ét le Nouveau Testament sont.infinis ; les saints Pères le proclament partout :
“ Quiconque lira avec attention les Saintes Ecritures, les trouvera remplies de N ©. Il ‘est le trésor qui y est renfermé comme il est renfermé dans la création tout er tière, ’* nous dit St. Irénée,
Ce ne sont pas seulement les prophètés qui parlent du Messie, mais les événements s1x+ mêmes “qui sont paraboliques et figuratifs de N.-8. ;” et comment s’en étonner, puisqu'ils sont'dans la main de Diéu, c'est ce que nous. dit St. Justin.
“Les Saintes Ecritures dans leur entier, pour ce qui est des faits comme des prophéties “sont semblables à un arbre dont les féuillés sont la lettre, et le fruit est Jésus caché sons ‘les feuilles. ”: (Tertullien.)
“ C’est une ville grande et maguifique, dans laquelle on verrait une multitude de statue: “ représentant le Souverain, de manière à frapper partout la vue.” (St. Cyrille.)
“C'est une vaste galerie de peintures, où chaque tableau doit représenter quelques traits “ des perfections infinies du Sauveur et qui, par leur réunion, rendent à Jésus un témoignage ‘si fort, qu’il est irrésistible, ” (St. Grégoire-le-Grand.)
“ C’est un luth dont les parties même qui ne sont pas sonores, contribuent par leur “réunion, à l'effet de l’enserable et à la beauté de l'harmonie.” (St. Augustin.)
Aussi les SS, Pires affrment qu’il n’y a pas la plus petite partie de l'Ancien Testament qui “ne retentisse de J.-C.,” pas même ‘un seul apex,” disent-ils,
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(1) Simiiis ero Altissimo.
58 Révérend Messire Fuillon,
N. 8. a donné cette explication aux Apôtres d’abord par lui-même, il leur a transmis son esprit, pour qu’il soit répandu et communiqué dans tous les siècles, et continue St. Irénée :
“Quiconque lira les saints livres avec l'esprit de N. S., sera comme le père de famille qui “# a un trésor, d'où il tire des caoses anciennes et nouvelles. ”
Mais cet esprit où le trouverons-nous, sinon dans l'étude des Saints Docteurs, présentés aux fidèles par la Ste. Eglise, pour nousinstruire et nous éclairer; avec eux, on pourra pénétrer les enseignements mystérieux sans craindre toutes fois de s’égarer. En lisant les Pères, on voit d'abord cette suite qui existe entre la préparation de la venue du Messie dans l'Ancien Testament et la réansation des promesses dans le- Nouveau.
Mais ensuite on pénètre plus avant et on découvre des merveilles ; on voit que ‘le Christ est la fin de toute la loi,” Jinis legis Christus, on reconnaît dans les prophètes, tous les détails de la vie du Messie et de l'histoire de l'Eglise, exposés avec la plus grande précision.
Enfin on peut avancer encore plus loin en étudiant les événements qui semblent d’abord ne se rapporter qu’à la vie des Patriarches et à l'histoire du peuple de Dieu, mais qui ont une signification bien plus haute, car ils se rapportent aussi à N. &. |
En efit, les Patriarches ont été ses figures non-seulement par leurs vertus mais encore par leurs actions, preparées par la main toute puissante de Dieu, étant ainsi, comme nous disent les Sts. Pères, des tableaux, des portraits vivants destinés à représenter les perfections infinies du Sauveur.
C’est cette source à laquelle M. Faiïllon recourait avec tant d'amour, et dont il cherchait avec tant de zèle, à communiquer la connaissance et l’estime aux pieux élèves du Sanctuaire.
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