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Vie de M. Otier. 133
ge De pius les travaux de M. de Bretonvilliers, de M. Tronson, de M. nétitaÿt Baudrand sur la vie de M. Olier, enfin outre les lettres de M. Olier, qui u è forment un volume in-folio, il réunit les lettres de M. Tronson, de St.
2 Se Vincent de Paul, du P. de Condren, du P. Amelotte, quise rapportaient au même sujet.
Il recueillit encore toutes les Biographies des Saints Personnages qui ont illustré l'Eglise au XVIIe siècle, des Evêques, des supérieurs des ordres préfon. religieux, des Curés du temps, les grandes biographies de St. Vincent-de-
Paul,de M.de Condren,du Cardinal de Berulle,de M.Bourdoise,du P.V van, du P. Bernard, du P. Fourrier ; puis ce qui concernait les laïques, M. de
ificiies acquise
ca ke Renty, M. de Queryolet, Mile de Melun, etc., et ayant parcouru toutes adité 1 les bibliothèques de Paris, outre les ouvrages cités plus haut et assez pere généralement connus, il découvrit encore près de cinquante ouvrages mablait'à ms vi encore édités, et où il trouva bien des renseignements importants.
—. Ses recherches furent si heureuses, qu’il pût se servir de deux grands table : ouvrages que l’on croyait perdus pendant la Révolution, c’est-à-dire les 6 du mémoires da M. Baudrand, curé de St. Sulpice, et les mémoires si consi-
tient dérables de M. du Ferrier, compagnon dés premiers travaux de M. Olier. M. Baudrand, en 1682, avait écrit la vie de Mi. Olier sous ce titre: J6-
désire moires sur la vie de M. Olier et sur le Séminaire de St. Sulpice ; ce mééditée moire fut égaré pendant la révolution, et l’on en regardait la perte comme à pro. irréparable, lorsqu’en 1835 un chiffonnier présenta à MM. les conserù | vateurs de la bibliothèque royale, divérs manuscrits, parmi lesquels était
fin une copie de ce mémoire et une autre copie incomplète du même ouvrage. Là, suivant la remarque de M. Faillon, se lisent des particularités qu'on abofä ne peut trouver ailleurs, ce qui n’est pas étonnant, puisque l’auteur s'était hiérs proposé de remplir bien des lacunes laissées dans la vie composée par M. stitis : de Bretonvilliers.
séiér . Maintenant, nous allons parler des mémoires de M. Du Ferrier et rap-
porter comment cet ouvrage, si précieux et perdu depuis longtemps, fut
134 Rivérend Missire F uillon,
retrouvé tout à coup merveilleusement, par M. Fillon, pendant le cours de son travail.
Par toutes ses recherches, il avait compris qu’il devait exister des mémoires assez étendus de M. Du Ferrier, cet ami dévoué de M. Olier ot si attaché à ses œuvres. Ces mémoires étaient cités dans les deux historiens de M. Bourdoise, dans un manuscrit de l'Oratoire, et enfin dans la vie du P. Condren ; M. Faillon avait même trouvé à la bibliothèque royale un fragment de ces mémoires renfermant 105 pages, et qui ne se rapportait qu'aux relations de M. Du Ferrier avee M. de Condren.
Il en était ainsi et il y avait déjà plusieurs années qu’il poursuivait ses recherches, et plus il travaillait, plus iloyait s’agrandir devant lui la voie qu’il avait à parcourir ; il continuait donc ses courses dans Paris, augmentant chaque jour sa collection de documents, de livres, de notes, d’extraits, au point de remplir sa bibliothèque,
C’est dans ces civvonstances, qu’enfin M. Garnier, Supérieur Général, crut devoir lui faire des représentations ; il lui fit observer qu’il fallait mettre enfin un terme à ces accumulations incessantes, à ces extraits infinis, et aussi à ces pérégrinations qui étaient si peu en rapport avec le régime de la maison ; il ajouta que, d’ailleurs, il devait avoir épuisé toutes les recherches, qu'il ne devait plus “etarder l'exécution de son œuvre, mais songer enfin à mettre en œuvres ses matériaux.
Ces observations afligèrent sensiblement M. Faillon qui se croyait encore bien loin d’avoir fini ses préparatifs et il réclama avec tant de d’insistance, que M, Garnier voulut bien lui laï$ser encore quelque temps, mais il lui annonça qu’il lui donnait encore quinze jours, après lesquels il seräit inflexible.
Ce fut avec la plus vive douleur que M. Faillon vit qu’il devait se soumettre, et alors il redoubla de soins et d'applications. “Les journées ge passaient ainsi et M. Faillon était arrivé à l’avant dernier jour; il se trouvait à la Bibliothèque Ste, Geneviève etil travaillait avec le regret de penser Qu'il fallait mettre un terme à ses recherches.
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Vie de M. Olier. 135
Il en était à de ses travauy, lorsqu’en remuant des archives et des documents dans des cartons qu’il croyait avoir visités plus d’une fois, il fut frappé par cette suscription qui aurait pu lui présager la rencontre bien souvent désirée, Œuvres de M. Du Ferrier ; il avança avec hâte la main, il examina ces manuscrits et il vit qu’il ne s’y trouvait ‘que des ouvrages de droit d’un M. Du Ferrier, ancien jurisconsulte, et’ qui n’avait probablement que le nom de commun avec le compagnon’de:M. Olier et du premier supérieur de la communauté de $t, Sulpice ; il referma donc ces volumes, mais en les remettant à leur p àce, il vit qu’ils étaient suivis d’autres volumes manuscrits qui portaient cette suscription : Mémoires de AT, du Ferrier, i les ouvrit aussitôt et quelle fut sa surprise, et en même temps son ravissement en voyant qu'il'avait enfin trouvé ces bienheureux mémoires qu’il cherchait en vain depuis tant d'années.
Il à raconté souvens lui-même combien il fut saisi et ému dans cette rencontre, et en faisant ce récit il montrait, sans y prendre garde, quel intérêt il portait à ces travaux et à ces recherches infatigables.
Il resta, dit-il, comme stupéfait en voyant ces mémoires, il les avait enfin devant lui, après les avoir si longtemps cherchés ; et il les trouvait complets, sans lacunes, et sans altérations. 11 n’en croyait pas ses”yeux, il lui semblait être dans un rêve et il en était même tellement persuadé, qu’il saisit la table, la frappant à plusieurs reprises avec ses mains,pour se convaincre qu’il n’était pas le jouet d’une illusion.
Il parcourut le carton et il compta 13 cahiers in-4° de différentes mains formant 709 pages, et en ayant pris connaissance, il trouva ce "qu’il avait soupçonné, c’est-à-dire mille détails sur la vie de M. Olier, rapportés par un témoin digne de foi, et qui avait toutes les qualités requises pour bien observer et bien présenter les faits.
M. Du Ferrier, était le fls d’un livutenant général, et neveu du’grand maître de l’ordre de Malte; vers l’âge de 20 ans il était venu à Paris;pour terminer ses études, et chercher fortune ; le Cardinal de Richelieu, en‘gran-
des relations avec le grand maître de Malte et sollicité depuis longtemps, avait désigné le jeune du Ferrier pour un des principaux, évêchés de France,lorsque celui-ci fit annoncer au Cardinal qu’il avait renoncé à toutes faveurs, et il se mit dès lors à la disposition de M. Olier, sous la direction du P. de Condren pour toutes les œuvres que ceux-ci avaient en vue,
Voici ce que M. Faillon dit de ces mémoires : “Ces récits sont pleins de naturel et de vivacité, et l’on s’aperçoit que l’auteur, malgré son grand âge, n’avait rien perdu des souvenirs de sa Jeunesse, de la facilité de son esprit, ni même de la gaieté de son humeur. ”
En parcourant les deux volumes de la vie de M. Olier, on peut juge” du prix que M. Faillon a attaché à ces récits: il cite M. Du Ferrier plusieurs fois dans chaque chapitre, et il en a même extrait souvent des pages entières qui
sont du plus haut intérêt : ainsi la conversion d’un régiment de cavaliers :
suédois, 1a conversion du Maréchal de Rantzau et de sa femme, etc., ete., les détails sur Françoise Fouquet ; tout ce qui est relatif au couvent de la Regrippière, aux Missions et à leurs Commencements, ainsi qu’à M. de Queryolet, etc., etc. ; tous leg rapports de M. Olier avec M, de Condren, et enfin les débats du Jansénisme, etc., etc,
Pour terminer ce que nous avons à dire sur les documents employés par M. Faillon, nous parlerons d’une importante découverte qu'il a faite vers 1867, à la g@ande Bibliothèque de Paris.
Il préparait sa : sonde édition de la vie de M. Olier, et il allait souvent
à la Bibliothèque pour consulter encore les sources originales, lorsqu'un jour
le chef du dépôt des manuscrits, le vénérable M. Claude, lui dit qu’il avait trouvé une réunion de documents qui pourraient l’intéresser, comme se rapportant au XVIIe siècle, et traitant de sujets religieux ; c'était une trentaine de volumes manuscrits, attachés ensemble, et qui, avaient été intitulés officieusement par quelque bibliothécaire bénévole: Récits d'une Visionnaire du XVIIe siècle, il lui remit quelques-uns de ces volumes, mais alors quelle fut la surprise de M. Faillon, lorsqu’en parcourant ces docu-
ments, il découvrit qu’ils n’étaient autre chose que les écrits mêmes de la
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Vie de M. Otier. 137
saïhte et admirable Marie Rousseau, qu’il à citée tant de fois dans la pre-
mière édition d’après les différents écrits contemporains, qui attribuent unanimement à cette âme d'élite une si grande influence, sur l'institution des séminaires,
Nous n’avons pas besoin de dire quelle confiance elle inspirait à St. Vincent de Paul, à M. de Condren, au Cardinal de Richelieu, à la Reine Mère, mais pour comprendre l'intérêt que ces écrits pouvaient inspirer à M. Faillon, l’on n’a qu’à consulter la vie de M. Olier, et l’on verra comment il parle de cette sainte personne. Aussi ce jour fut l’un des plus saisissants de toute sa vie et quel ravissement éprouve-t-il lorsqu’en tirant ces cahiers, il vit qu’ils étaient un véritable trésor pour l’œuvre qu’il avait entreprise.
Ces volumes étaient les écrits mêmes de Marie Rousseau, qu’elle avait commencés sur l’injonction formelle de son directeur, et où elie rapportait jour par jour les pensées, les lumières qu’elle avait reçues de Dieu et les œuvres au.:quelles elle avait employé son zèle.
M. Faillin en commença l'étude, et il trouva dans cette immense correspondance, rédigée au jour le jour, toute la suite des événements religieux se rapportant précisément aux aLnées où Marie Rousseau avait le plus contribué aux commencements et à la fondation de l’œuvre des siminaires ; œuvre qu’elle entoura toujours de sa'‘sollicitude et à laquelle elle continua le secours de ses prières et de ses conseils jusqu’à sa mort, arrivée en 1680, 24 ans après celle de M. Olier.
M. Faillon trouva assez de matériaux pour y faire en six mois près de cinq mille extraits, qu’il a fait entrer dans sa nouvelle édition, lesquels ont porté l’ouvrage à trois volumes, et lui ont donné un tel accroissement, que M. Faillon disait que : ‘il y'aurait autant de différence entre la 2e ‘et la Lère édition, qu’il y en avait entré celle-ci et la première vie écrite “ par le vénérable M. Nagot.”?
Mais avant de passer à l'examen de l’œuvre de M. Faillon, nous montrerons l’estime qu’elle inspira à tous les meilleurs esprits,
og
138 Révérend Messire Faillon,
Le livre ayant paru en 1841, se répandit aussitôt dans tous los diocèses, fut accueilli avec la plus extrême faveur et fut salué d’un concert universel d'hommage. : Nous citerons particulièrement l'avis de Ami de la Religion, de M. Rohrbacher, du rédacteur de l’Université Catholique et d’autres publicistes distingués.
Ainsi s’exprime l”Ami de la Religion :
“ L'auteur de la vie de M. Olier, n’a rien négligé et a puisé dans une multitude d'ouvrages; aussi cette vie est une biographie ecclésiastique de l’époque ; elle est pleine de faits, mais elle est surtout pleine de piété. Il y à tant de renseignements, de précision, de recherches que cela ne ressemble guère à la manière actuelle d'écrire l’histoire : on ne prend pas tant de peine; nos écrivains ne réunissent Jamais tant de faits, et ne sont pas si scrupuleux sur l’exactitude ; mais l’auteur a mieux compris ses devoirs d’historien et le travail consciencieux auquel il s'est livré honore à la fois son caractère, son goût, son jugement et sa piété.”
Et dans un autre article l’ Ami de la Religion termine ainsi :
“ En tout, l’estimable auteur à fait preuve d’une exactitude, d’un discernement, d’une érudition, et d’une piété qui doivent Jui concilier l'estime et la reconnaissance du public religieux.”
M. Rohrbacher, dans son admirable histoire de l’ glise, à mis l'ouvrage dc M. Faillon à contribution ; il en résume la partie principale dans une analyse d’une trentaine de pages, faite avec un grand soin ; il reproduit textuellement les jugements de M. Faillon sur les principaux personnages du temps, et enfin il consacre une dizaine de pages à reproduire les régle-
meuts donnés par M. Olier à la paroisse de St. Sulpice et qui ont une si grande importance puisqu'ils ont été adoptés dès lors dans un si grand nombre de paroisses et qu’enfin on ne: cite nulle part un travail pour l’organisation des paroïisses aussi complet, aussi étendu et aussi pratique que celui-ci. Enfin dans l’une de ses préfaces il a cité avec un grand éloge le nom de M. Faillon. .
Un des principaux comptes-rendus est celui qui a été donné dans ia
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Vie de M. Olier. à. 139
Revue de l’Université Catholique en 1841, qui comptait pour rédacteurs les hommes les plus éminents ; cette apprégiation à été faite avec soin, et montre une connaissance peu commune dé‘ lagra M. Faillon a si bien et gi complètement décrites, $
On loue avec intelligence les qualités qui distifguent cette belle œuvre, et l'on répond, avec beaucoup de tact, à des réprochés émis par des écrivains peu 4j courant des exigences de la critique historique.
Ils avaient blamé M. Faillon d'avoir parlé à propos de M. Oliér d’un si grand nombre de personnages de son temps ; il est intéréssant de voir comment répond le critique de l'Université Catholique :
“ Vie de M. Olier : Voici un livre à la manière Allemande ; à propos dun seul homme, il parle dé tout le siècle où il à vécu, mais il en devait être ainsi pour plusieurs raisons.
M. Ofier était d’une famille très nombreuse et ayañt un grand nombre de sos membres attachés aux hauts emplois ; lui-même à été én relations avec les grands personnages d’une époque si remarquable : ses établisséments Pont mis en rapporb, avec ce qu’il y aväit d’éminent dans lEpiscopat, le Clergé et la Cour.
Enfin il à eu pour auxiliaires, les personnages les plus admirables par la piété, le zèle et les œuvres.
D'abord, quant à la famille de M. Olicr, elle était l'une des principales du Parlement et alliée avec les illustrations de la magistrature et de la noblesse : Molé, Pasquier, Seguier, de Meliand, de Bellièvre, de Mesmes, de Chamillard, de Polignac, et de Chavigny.
Il a été en relation par les circonstances ou par ses œuvres, avéc de saints personnages comme St. François de Sales, St. Vincent de Paul, le Père de Condren, M. Bourdoise, le P. Yvan ; il a eu pour protecteurs les Supérieurs Généraux des Bénédictins et des Augustins, enfin le Cardinal de Richelieu et le Cardinal Mazarin.
Il a eu pour auxiliaires M. de Bretonvilliers, M. Tronson, M. de Laritages, M. Domia, M. de Foy, M. du Ferrier, M. Amelotte, M. Meyiter,
140 Révérend Messire Fuillon,
M. Picoté, M. de Poussé, le Prêtre Bernard, le P. Veron, le frère Claude.
Parmi les laïques, M. de Renty, M. de Queryolet, M. de la Dauversière, les MM. de Fénelon, et enfin Clément et Beaumais.
Parmi les femmes : la Mère Agnès, Mad. de Chantal, Mad. de Marillac, Marie Rousseau, Mlle. de Melun, Mad. de Pollalion, la Princesse de Condé, la Princesse de Conty, la Duchesse d'Orléans, et même la Reine Anne d'Autriche. ;
M. Faillon ne pouvait donc faire connaître M. Olier sans parler de ceux qui l’entouraient, et qui pour la plupart eurent une influence si directe sur ses œuvres ; c’est ainsi que son ouvrage est un tableau très étendu et très complet de l'Eglise de France au XVIIe siècle.
Le style de l'ouvrage est clair et pur ; et s’il ne vise pas à des formes brillantes, il se fait remarquer par un ton noble, simple qui est vraiment ecclésiastique.”
On peut dire que M. Faillon n'était étranger à aucune des ressources du style; on n’a qu'à lire ses expositions, ses caractères, ses portraits, ses anecdotes principales, ses descriptions, comme celle du Faubourg St. Germain au moment où M. Olier y arriva avec ses disciples, et l'on verra s’il n’a pas eu éminemment les qualités qui recommandent les grands historiens. .
Enfin le critique remarque, comme l’œuvre grandit toutes les fois que M. Faillon met en scène son héros, et qu’il reproduit ses propres expressions”? C’est ce que dit la Revue : “ l'historien s'élève lorsqu'il cite son héros, homme à hautes vues et à grand style.”
Pour en donner une idée, le judicieux critique rapporte en entier le taleau des destinées de l'Eglise que M. Faillon a donné dans sa préface, d’après M. Olier :
“ L'Eglise, dit-il, figurée par la lune dans les Ecritures,” (et c’est ce que nous affirment les grands docteurs, St. Ambroise, St. Augustin, St. Grégoire le Grand, Origène, St. Anastase le Sinaite, ete., etc.) a comme cet
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Vie de M. Olier. 1{1
astre ses accroissements et ses décroissements, ses temps de perfection et de déclin.” D'abord, en ses Commencemonts, elle ne parait pas, elle est dans l'obscurité, cachée dans les cavernes, accomplissant ce que N otre-Seigneur a prédit de lui et de ses disciples : € Sÿ 7e grain de froment ne tomèe "terre el ne meurt, il demeurera seul, ” Elle s’accroit ensuite, elle sort du tombeau et elle se répand par une sorte de résurrection,brillant partout avec les Pères etles Docteurs ; ensuite elle décroit encore ; eb il en sera ainsi de ces alternatives pendant toute sa durée. Miis ces décroissemants ne sont ps définitifs, etelle se relève d'absrl avec Si. Grégoire le Grand et St.
Benoit, ensuite avec St. Brano et Sk. Brad, plus tard avec St. Domi. nique et St. François d'Assise, et enfin la défaillance survenant encore; “ des nations se laissant envahir par lhérésie, des religieux tombant dans l'apostasie, des prêtres et des prélats ignorants et vicieux couvrant l'Eglise dopprobres;? Alors Dieu sauve son Elise, y rétablit la ferveur,
suscite les plus grands exemples, mit une digue au mal en assemolant par
sa miséricorde, un célèbre Concile qui décide de la Foi, donne des règles
aux monastères, et prescrit des Mm)yens effi:aces pour la réforme du Clergé dans l'institution des Séminaires?”
Nous citerons encore un jugemnt que l cistes de notre temps, et de foi.
“ Cette vie de M. Oiier, disait M. L V est un livre extraordinaire; c’est assurément la biographie la plus admirable que j'aie jamais lue ; elle est composée d’après tous les documents que peut fournir cette grande époque du XVIIe siècle et elle renferne des détails empruntés à des centaines d'ouvrages, mais
i grand soin, que tous ces éléments fondvs dans le récit, de manière à est donc comme une mosaïque admiqu'elle forme un tout complet ; il est tyle entre les différentes parties dont
on doit au Prince des publiqui nous à été rapporté par des tém>.as dignes
euillot dans une réunion,
qui plus est, elle est redigée avec un s ont pu être intercalés dans le texte et ne jamais en interrompre la suite. C?
rable tellement unie et reliée ensembl impossible de saisir la diférence de g
142 Révérend Messire Faillon,
il se compose. Que cela ait pu être opéré pour quelques pages, cela nous paraitrait un véritable trait de force et d'habileté, mais qu’est-ce donc quand l'on trouve cé procédé appliqué avec tant de suite, à deux volumes énormes ; ceci parait merveilleux.”
Après ces différentes appréciations, nous.citerons de la vie de M. Olier, ce qu’elle nous offre de plus actuel, nous réservant d’en donner. un examen plus étendu lorsque la nouvelle édition en trois volumes aura paru. Ici nous allons montrer surtout ce que M. Faillon a ajouté aux anciennes biographies, d’après l’immense quantité de documents qu'il avait recueillis.
Il nous fait remarquer d’abord que M. Olier, Jean Jacques, né le 20 Sept. 1603, un Samedi, jour consacré à la très Sainte Vierge, élevé dans l’habitude du recours à la Sainte Vierge, par une mère pieuse qui portait le nom de Marie, témoigna dès son enfance la plus grande dévotion à la Reine du Ciel ; et ainsi nous est expliqué ce sentiment si profond qui à dominé toute sa vie.
Sa bonne mère le faisait prier etle menait à l’Eglise, et l’on voit. comme l'enfant montra dès ses premières années, les signes d’une vraie prédestination à la vocation sacerdotale ; tout petit, il manifestait le plus grand con. tentement à l'Eglise, à ce point que lorsqu'il avait quelque vive peine, il suüMsait pour le calmer que sa nourrice le portât à l'Eglise ; un peu plus tard, il avait une si haute idée du Saint Sacrifice de la Messe, qu’il était comme effrayé et scandalisé, lorsque pendant, la Sainte Messe le Prêtre se dérangeait pour tousser, ou se moucher; en même temps il ne voulait commencer aucune action sans recourir à la très Sainte Vierge, et il avait, une si vive horreur de tout ce qui pouvait altérer ia pureté de son âme que dès qu’il croyait avoir quelqu’offense à se reprocher, il n’avait pas de repos qu’il ne fut aussitôt trouver son confesseur.
Avec des dispositions si admirables, il était d’une vivacité extraordinaire et d’une humeur pleine d’emportement ; il se précipitait. dans, les. escaliers de manière à s’exposer à mille accidents, il courait sur les toits, il s’en, allait seul à de grandes distances se baigner dans.les eaux les
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Vie de M. Olier. 143
plus profondes et les plus rapides ; le tout à la grande frayeur de sa
mère qui craignait autant por: 1a vie que pour son âme. Mais combien sa
peine fut-elle encore plus vive, lorsqu'elle le vit lancé dans le monde, seinblant ne rien craindre, ne rien appréhender des épreuves et des dangers au milieu desquels l’impétuosité de son caractère l’emportait.
Cependant il est à remarquer comme au milieu de ces apparences inquiétantes, il avait un fonds de sagesse et de conviction religieuse que l’avenir et sa correspondance à la grâce mirent bientôt en lumières. . Il conservait toujours une grande idée des vérités du salut, un profond respect pour les Saints mystères, une tendre dévotion pour la Reine du Ciel, une grande horreur du péché et un mépris profond ét raisonné pour les illusions du siècle. Au milieu de ses plus grandes légèretés, et dans l’entraînement des compagnies frivoles, il sentait toujours la vanité des ämusements ct des récherches du siècle ; il à raconté depuis, qu'au temps où il était le plus attaché à ses plaisirs, et qu’il ne pouvait s’en séparer, il y sentait cependant si peu de gout et de satisfaction véritable qu’on s’en apércevait, et qu’on était étonné de le trouver sérieux au milieu du monde, sémbre parmi les distractions ; €b Comme on lui en faisait la remarque, il répondait alors: « qu'il y avait sans doute quelqu’un qui priait pour lui, qui le détournait de ces emportements et qui le tenait suspendu sur le bord de l’abîme ; ” et il ajoutait que c’était ce secours
qui lui montrait le néant du monde, même quand il n’était pas assez fort pour s’en détacher,” sa mère en effet, priait avec larmes pour lui mais elle n’était pas la seule, comme il parut plus tard.
M. Olier se trouvait dans ces dispositions, et il y avait un fort combat en cette âme réservée à de si grands desseins, lorsqu’un Jour, revenant de la foire de St. Germain avec de jeunes abbés appartenant aux plus riches et nobles familles dé France, ils rencontrèrent une pauvre femme, misérabletnent vêtue, qui s’arrêtant devant eux, leur adréssa cette parole :
“Hélas, messieurs, que vous me donnez de la peine! ilya ionctemps
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144 Révérend Messire Fuillon,
‘ que je prie pour votre conversion, j'espère qu’un jour Dieu m’exau- ‘ cera.”?
Or, ces prières furent si efficaces, que tous ceux à qui cet avertissement fut donné, quittèrent le monde ‘ pour suivre Jésus-Christ, et faire profession de ses maximes.” C'est dès lors que M. Olier décida son voyage à Rome, et c’est dans ce centre de l'unité et de la grâce ecclésiastique que s’effectua son complet retour à Dieu. Tous ces détails sur son retour et la part qu’y prit Marie Rousseau par ses prières, sont très-incomplets
dans les autres biographies de M. Nagot, et cependant combien importe-t-il
de les connaître pour se rendre compte du retour de M. Olier à toute la ferveur qui fit de lui le modèle des ecclésiastiques de Paris. Il on est de même du récit des peines intérieures que M. Olier ressentit après sa conversion ; M. Faillon en a fait un chapitre de son œuvre, tandis qu’on ne trouve sur ce sujet intéressant que quelques lignes dans les autres biographes.
Cependant M. Faillon ne s’est pas livré à des commentrires personnels, ni à des considérations purement gratuites ; il cite la relation 11ême donnée par M. Olier, dans ces mémoires qu’il rédigeait sur l’injonction de son Directeur, ensuite il discute les faits et montre le rapport qui existe entre ces épreuves et ce que les grands maîtres de la vie spirituelle ont exposé sur les peines intérieures.
Le Démon avait vu avec peine se tourner si résolument contre lui une âme qu’il avait cru pouvoir éloigner de sa vocation, et n’ayant pu la retenir ni l’empêcher de faire les derniers pas qui la séparaient de Dieu, furieux de se voir éloigné d’un cœur qui pourrait plus tard accomplir de si grandes choses, il revint plein de rage pour se venger, et une grande puissance lui fut laissée d’abord, à cause du fruit que Dieu prétendait tirer de l’extrémité des peines auxquelles il abandonnait son serviteur.
En effet, le Seigneur avait ses desseins en laissant accabler d'une manière extraordinaire, celui qui s’était donné si généreusement à lui, et qu’il destinait à une grande mission dans l'Eglise. Ces peines devaient
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Vie de M. Otier. 145
le purifier et le sanctifier, mais aussi l'instruire et l’éclairer dans les fonctions qu’il devait remplir dans l'Eglise, comme guide et soutien des vocations ecclésiastiques, et la divine Providence a voulu que ces incidents fussent mis en écrit dans les plus grands détails, afin qu'ils servissent d'enseignement à ceux qui devaient succéder à M. Olier dans l'emploi de Directeurs des Séminaires.
Il était nécessaire que M. Faillon tint compte de ces documents et qu’il donnât des détails circonstanciés sur cette période de la vie de M. Olicr, tandis que les autres biographies n’y avaient consacré que quelques lignes ; il cite de nombreux fragments des mémoires intimes de'M. Olier ; il met en scène la victime elle-même ; il fait entendre ses plaintes gi ‘ouchantes et ses cris de détresse qui pénètrent de sympathie et d'émotion, mais qui sont en même teraps remplis des plus précieuses lumières sil montre comme le récit de ces épreuves est conforme à ce qu'ont rapporté les grands auteurs spirituels sur les peines intérieures, et il cite St. Jean de la Croix, le P. Surin, dans son Cathéchigme spirituel, M. Boudon, en sa Wie du P. Surin, Bossuet dans ses Jnstructions sur les états d’oraison ; et enfin l'Archevêque de Cambray dans ses Znstructions pastorales. Il rapporte les réflexions de ceux qui ont connu particulièrement M. Olier, et ainsi nous avons en ces pages si remplies de documents, une exposition pleine d'intérêt pour ceux qui veulent connaître le St. Fondateur, mais aussi des plus instructives pour ceux qui aspirent à cet art sublime de la direction des âmes: Ars artium, regimen ‘animarum.
M. Faillon rapporte ensuite les circonstances de l'établissement des Séminaires, et en passant il rectifie les historiens qui avaient attribué aux Oratoriens et aux Lazaristes la fondation des Séminaires ; il montre, d’après les annales et les histoires mêmes de ces congrégations, que leurs maisons n'étaient que des colléges, et non pas des Séminaires, où l’on n’enseignait que subsidiairement la théologie pour l’utilité des maîtres qui se destinaïent à l’état ecclésiastique ; il donne les documents avec cette grande abondance d’érudition qui l’accompagne en ses recherches.
146 Révérend Messire Faillon,
Il cite le Gallia Christiana, le journal des. Oratoriens, les actes des Fondations, la vie du Cardinal. de Berulle, celle du P. de Condren, les Annales de l’Oratoire, la vie de M. Bourdoise, les Mémoires de M, Du Ferrier, la vie de St, Vincent de, Paul, etc., ete,
M. Faillon explique ensuite avec une. grande clarté comment M, Olier, tout en se chargeant de la grande œuvre des Séminaires, n’hésita pas à accepter les fonctions de Curé, bien que ces deux emplois paraissent si incompatibles au premier abord. . Or, combien ces détails sont-ils impor tants de nos jours où, l’on,a tant à s'occuper des intérêts, et de l’organisation du ministère paroissial. Tout le monde religieux était. pénétré à cette époque de la nécessité de répondre aux injonctions du Concile de Trente et aux prescriptions des Souverains Pontifes sur l’établissement des. Séminaires. Enfin, les membres les plus éminents du. Clergé. à Paris, pensaient que tandis que bien d’autres y avaient échoué dans l’établissement des écoles cléricales, M. Olier, par les qualités de son esprit et l’ardeur de son zèle, était vraiment doué pour réussir dans une mission si dificile. |
C’est alors que des ouvertures lui furent faites’ en ce sens.par. le P. de Condren.et St. Vincent de. Paul, et M. Olier, tout en se défiant de luimême, ne put s'empêcher de reconnaître que ces invitations ré, ndaient aux insinuations pressantes de l'esprit saint dans son cœur, tandis qu’elles étaient confirmées par les lumières qui lui avaient été données par les âmes les plus éclairées avec qui il avait été en rapport: St. François de Sales, la mère Agnès, et eufin l’admirable Marie Rousseau. Cependant il y avait quelque chose qui pouvait le faire hésiter et qui lui donnait quelque doute, c’est qu’il avait été averti plus d’une fois par des visions surnaturelles, qu’il était destiné à occuper une Cure de paroisse.
Mais toutes ces hésitations furent bientôt tranchées par un incident inattendu : au moment où M. Olier venait d'établir sa fondation à. Vaugirard, M. de Fiesque, curé de St. Sulpice, lui offrit de lui-même, de résigner en sa fave .
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Ses incertitudes cessèrent dès lors, car il put aussitôt considérer que non-seulement cette offre ne l'empêcheraît de remplit aucun des devons de la grande œuvre qu’il avait entreprise, mais que bien au contraire, il \ trouverait les ressources qui lui étaient nécessaires, et la solution des difficultés principales qu’il avait rencontrées dans son établissement à Vaugirard.
Il'voyait qu'avec le titre de euré de St. Sulpice, il poutrait établir sa communauté dans une localité convenable, où il pourrait la soutenir par les ressources de la Paroisse, la faire participer aux avantages du voisinage de la Sorbonne, et aux exercices élémentaires du Saint-Ministère. Nous allons ici entrer dans quelques détails.
Aussi, malgré l'avis de ceux qui lui faisaient observer qu’on peut diff cilement allier le ministère paroïssial avec la direction des Séminaires, et qu’il s’agissait d’une Paroisse immense et dépravée, il aecepta la proposition de M. de Fiesque, et se décida à se fixer à St. Sulpice, où il pour. rait installer son Séminaire Ià où il lui plairait ; de plus, envoyer ses élèves aux cours de la Sorbonne autant que cela serait nécessaire ; enfin initier les séminaristes à la pratique du Saint-Ministère, non-seulement pendant leur noviciat, mais pendant les eommencements de leur sacerdoce comme prêtres auxiliaires de la Paroisse. Il avait enfin un autre dessin, que lévénement justifia d’une manière fructueuse et éclatante,
Il voulait, nous dit Abelly dans sa vie de St. Vincent de Paul, ‘ donner “ dans St. Sulpice l’exemple d’une maison curiale qui servit de modèle à “ toutes les Paroisses de France en y établissant la vie commune et toutes ‘“ les pratiques curiales suggérées par le Concile de Trente, les Papes ot “les Prélats, les plus z6lés propagateurs des mesures du Grand Concile.”
Nous aimons à exposer ici toutes les intentions que M. Olier à eues en
établissant l’œuvre des séminaires, et nous allons citer ses propres expressions.
Révérend Messire Faillon,
M. Olier nous dit lui-même comme cette œuvre de St, Sulpice, qui était le seul moyen d’établir son Séminaire, { 1) lui donnait les moyens d’accomplir sa vocation en toute son étendue. (2) D’abord elle accomplissait un songe significatif qu'il avait eu plusieurs années auparavant (3) ; ensuite elle le mettait à môthe de compléter et de rendre durable le fruit qu'il avait commencé par les missions (4); ce serait un moyen de réforme pour toute la France en donnant à la fois 'e modèle d’une maison cléricale, et d’une maison paroissiale (5). si l'on pourrait manifester, par l'établissement de cette œuvre e sure {* l’esprit “intérieur du Séminaire qui autrement demeurerait caché, dit M, Olier, ‘ et ne pourrait donner exemple à l'Eglise, ni mettre en pratique pour l'édification des fidèles les vertus et les grâces qu’on y aurait reçues (6). Et, ajoute M. Olier, Dieu me manifeste ma vocation qui est de ranimer par trois moyens la piété chrétienne dans ces quartiers : le premier sera l’instructon et la sanctification du peuple ; le second sera la sanctification des Docteurs et des Prêtres; le troisième, la formation des jeunes clercs (7). Ces intentions ont toujours été si fidèlement conservées dans la compagnie que tandis qu’à l'établissement de chaque Séminaire dans les provinces on 3 adjoignait des paroisses autant que les circonstances le permettaient, on à toujours tenu à maintenir à Paris l'union entre le Séminaire et la Paroisse, les prêtres du Séminaire faisant toujours partie du clergé de la Paroïsse. (8)
M. Faillon rapporte encore qu'après la révolution, M. Emery regardait cette union avec la Paroisse comme si nécessaire au maintien de l’esprit du Séminaire de St. Sulpice, qu'après la démolition du vieux Séminaire en 1802, il acheta à ses frais près de l'Eglise une maison très-incommode
(1) Tome ler, page 385.
(2) Tome 1er, page 387.
(3) Tome 1er, page 58 et 389.
(4) Tome 1er, page 390.
(5) Tome 1er, page 393.
(6) M. Olier cité par M. Nagot, livre IIT, page 131.
(7) Tome ler, page 391 et suivantes.
(8) Tome ler, page 416.
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plutôt que d'accepter à des offres avantageuses une demeure, éloignée de l'Eglise, parce que cet éloignement eût rompu l'union qu’il jugeait si indispensable. (9) Ce furent aussi les sentiments de M. de Courson qui détermina le Séminaire en 1850 à reprendre l'administration de la Paroisse qu’il a conservée jusqu’à ce jour.
Après cette exposition, M. Faillon nous donne le règlement de la Paroisse et tout le clergé aura une reconnaissance profonde à cet écrivain pour nous avoir conservé ce Directoire de la Paroisse rédigé d’après les prescriptions du Concile de Trente, les recommandations des Souverains Pontifes et les instructions des grands Prélats, St, François de Salles et St. Charles Borromée. Il parut si sage eten même temps d’une application si pratique qu'il fut dès le commencement, adopté dans un nombre considérable de Paroisses.
Par ces dispositions, M. Olier prenait tous les moyens pour amener les prêtres à l’excellence et la perfection de leur état, et pour subvenir au besoin des âmes. Enfin, pour en montrer l'efficacité, il en donna un exemple vivant dans cette paroisse de St. Sulpice, comme dans les différentes paroisses qu’il forma en France et qu’il confia aux Prêtres des Séminaires, au Puy, à Viviers, à Bourges, etc., etc.
On sait combien il aurait été difficile pour St. Sulpice de continuer cette œuvre des Paroisses après la Révolution. Il a fallu y renoncer malgré le bien qu’on aurait pu en espérer pour la formation des jeunes prêtres et pour l’exemple des avantages de la vie en commun dans chaque diocèse, Mais puisque le malheur des temps n’a pas permis de continuer ces anciennes institutions du zèle sacerdotal de M. Olier, combien est-il utile que la lettre et le souvenir en aient été conservés par les travaux infatigables de M. Faillon.
M. Olier avait une paroisse immense qui. comprenait plusieurs circonscriptions actuelles : Saint Sulpice, Saint Germain des Prés, Saint Thomas d'Aquin, Notre Dame des Champs, Sainte Clotilde, les Invalides et le gros Caillou. Elle réunissait plus de cent mille âmes, près de trente com-
(9) Tome ler, page 416.
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