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munautés religieuses y étaient établies, parmi lesquelles plusieurs pouvaient le seconder, telles que les RR: PP, Jésuites, les Dominicains, les Augustins, les Cordeliers, ete., etc., auxiliaires si dévoués du ministère paroïssial,
Il divisa sa paroisse en huit quartiers éonsacrés chacun à là très Sainte
Vierge, sous le titre d’une de ses fêtes. Il réunit cinquante prêtres eten préposa plusieurs à chacun de cos quartiers, sous la conduite de l'un d’entre eux ; ensuite, il forma dans chaque division une société de laïques qui devaient visiter les maisons, et faire part aux directeurs occlésiastiques de quartier, des besoins spirituels on corporels qu’ils avaient pu connaître.
Il était établi qu’on visiterait chaque malade, et tous les jours ceux qu’on savait être en danger de mort.
D’autres prêtres étaient chargés des baptêmes, ments, et de porter les sacrements,
Chaque prêtre de quartier devait rédiger le titre de Statu animarum, suivant la prescription du Pape Paul V, et d’après le formulaire donné par St Charles Borromée,
U établit des conférenres fréquentes des confesseurs, pour se consulter ensemble sur les cas difficiles, et pour les diriger il fit éditer Les #nstructions pour la Pénitence, du grand Cardinal Borromée, qu'il distribua égale: ment à tous les ecclésiastiques de son séminaire. Afin de subvenir aux plus pressants intérêts des âmes, il multiplia les catéchismes pour tous les âges et suivant les quartiers, afin d'atteindre tous ceux qui en avaient besoin.
Il y avait d’abord les catéchismes des plus jeunes enfants, les caté-' chismes de semaine pour la prémière Communion, catéchismes de Persévérance pour la jeunesse, des adultes, dès vieillards, des serviteurs, des
pauvres, des hérétiques; puis des catéchismes dégaisés sous forme de conférences pour ceux qui auraient eu de la répugnaneé à suivre les catéchismes proprement dits ; il ‘établit encore des conférences pour les maîtres et maîtresses d'écoles, pour les sages-femmes, ete., ete.
Dans l’ouvrage de M. Faillon, r18 avons à admirer cette grande qualité que nous avons déjà signalée dans la vie de M. de Lantages, et dans'celle
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de M. Demia, ainsi que dans ses travaux sur l’éducation religieuse que nous avons analysés au chapitre précédent ; c’est l’attention continuelle qu'il avait à ramener ses recherches ct ses considérations à un but pratique et actuel ; ainsi il considère les malheurs arrivés dans le temps présent par le défaut de l'instruction religieuse, et il montre ce qu'il faut faire en exposant les moyens que M. Olier prit dans. des circonstances semblables: Les désordres venaient en grande partie de ce qu'on ignorait les premiers éléments de la doctrine chrétienne et que les-pères et les mères étaient aussi peu éclairés que leurs enfants ; or n’en est-il pas de même de notre temps et n'est-ce pas la principale cause des maux actuels de l'Eglise ! L’auteur nous montre ensuite que M. Olicr n’établit pas seulement ces œuvres, mais qu’il en ‘exérça le ministère gi pénible et si assujottissant et il s'en acquittait, ‘ avec un amour et une humilité admirables ;”? il établit des confesseurs pout les enfants :et lui-même en confessait un grand nombre ; il forma encore une société de dames pour subvenir aux besoins spirituels des jeunes filles qui se trouvaient abandonnées, ou exp-s608 par là négligonce où la mauvaise condüite de. leurs parents ; c’est dans ces œuvres que se distingua particulièrement madame de Pollalion ; il avait établi l’œuvre des demoiselles de l’inséruction chrétienne dout nous avons parlé à l’occasion de la vie de M. de Lantages, et c’est à cette institution que la pieuse dame Marie Rousseau consacra principalement,sa piété et.s0n zèle,
Outre les prêtres employés au ministère-des enfants, il y avait pour Les aider soixante ecclésiastiques du Séminaire. qui déployaient un tel zèle ‘* qu'ils serhblaient n’être venus de toutes les provinces de France que pour ‘ travailler à l'édification ;et au. salut des âmes des paroissiens;”” Ænfin il fonda différents asiles pour les enfants abandonnés, pour les, jeunes filles délaissées, et enfin. pour les enfants dés protestants qu'il pouvait soustraire à l'hérésie.
Pour seconder ces œuvres, il fit rédiger un graud Catéchisme qui ren.
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plus grand soin ; ensuite, il en fit faire un abrégé destiné aux enfants,
et qui était une préparation pratique à l’enseignement donné dans la l'a paroisse. . pa Ce n’est pas tout; il fit imprimer un grand nombre de feuilles contenant | de les prières, les devoirs du Chrétien, les maximes de la vie chrétienne, et il | les fit distribuer dans toutes les familles. a Enfin, il établit à la porte de l'Eglise, une bibliothèque de bons fit
livres que l’on vendait ou que l'on prétait aux familles pour subvenir à leurs besoins spirituels et les détourner d'accepter les livrss et traités que les Protestants répandaient partout à profusion.
Il ne se contenta pas de subvenir’ aux moyens d'instruction, mais du il muitiplia les œuvres de piété de manière à entretonir la dévotion la plus active et la plus fervente dans sa paroisse ; il établit différentes congrégations pour honorer le très-saint Sacremont, ei pour propager la conñance et le recours en la très-sainte Vierge.
es différentes confréries avaient leurs communions du mois, leurs w heures de réunion et d’adoration ; et pour tous les fidèles, il établit les tio: visites au St. Sacreinent, les 40 heures, des saluts et des bénédictions, et &es exercices en l’honneur de la très-sainte Vierge. ten
Il ne se contentait pas de recourir au zèle des Congrégations religieuses établies sur sa paroisse ; il fit venir le P. Veron, célèbre controversiste, pour ap les Protestants et il lui adjoignit deux laïques qui avaient par excellence le “pla don de réfuter les erreurs propagées par les réformés ; savoir le coute- ch lier Clément et le mercier Beaumais.
Il fonda une société pour la répression des duels, à la tête de laquelle il | de mit les principaux seigneurs de la cour, le maréchal d’Estrées et le maré- ch: chal Fabert, ainsi que lc marquis de Fénélon ; et qui donna toute effica- bie cité aux efforts que l'autorité souveraine avait faits pour abolir cette détestable coutume. (1) dé
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(1) Les mémoires du temps affirment qu’il y avait chajie jour à Paris plus de vingt
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Il fonda plusieurs sociétés de messieurs et de dames pour ia visite et l'assistance des pauvres, et enfin c’est lui qui, le premier, établit sur ga paroisse les Sœurs de la charité fondées par St. Vincent de Paul, et qui depuis ont pris un accroissement si merveilleux.
En même temps il restaura son église, en débarrassa les alentours de plusieurs établissements profanes, nuisibles à la piété des fidèles, et il fit des règlements pour la sacristie et les ornements de l'Eglise, qui donnèrent au culte la convenance et la magnificence désirables.
Ces règlements, que M. Olier n’avait redigés qu'après y avoir longtemps pensé devant Dieu, : avoir consulté les hommes les plus marquants du clergé, parurent si sages ot si efficaces, que dès leur mise en exercice, tous les curés de Paris, pour la plupart docteurs et maîtres en Sorbonne, les adoptèrent unanimement.
Il ÿ avait longtemps qu’ils aspiraient à une organisation et à une réforme complète de la pratique alors subsistant du saint ministère, et aussitôt ils s’unirent de cœur à M. Olier, pour établir dans leur paroisse les dispositions qu'avait suggérées à l’homme de Dieu son zèle pour le salut des âmes.
M. Faillon termine ce résumé, en nous faisant voir pour l'édification: temps présent, les résultats de cette admirable organisation.
Ces mesures furent suivies du plus merveilleux effet: six ans après, cette paroisse la plus désordonnée de Paris, devint la plus exem-
‘plaire, au point qu’elle offrit comme une image de la société des premiers
chrétiens.
Un grand nombre de paroissiens faisaient oraison, donnaient l’exemple de toutes les vertus, et s’approchaient si assidument des sacrements que chaque année, on comptait à l'Eglise plus de deux cent mille communions, bien qu’il y eut trente autres sanctuaires établis sur la paroisse.
Les duels cessèrent, et les maisons de jeu, d’intempérance, et de désordre furent presqu’ontièrement supprimées. Le Pré aux clercs
rencontres, et c'était le Pré aux Clercs situé sur la paro'sse St, Sulpice, qui en était ordinairement le théâtre.
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pordit le sir’stre renom qu’il avait eu jusque là, et le Faubourg St. Germain devint encore plus célèbre par sa piété et ses bonnes œuvres, qu’il ne l’avait été par ses désordres et ses scandales.
D'après ce que nous rapportens ici, l’on voit quel est l'intérêt pratique: d'un tel ouvrage, n'est-ce pas comme un vrai manuel-du ministère parcissial, et avec quelle intelliger ce des besoins de notre temps l'auteur a-t-il su sauver de l’oubli les mesures de la sagesse admirable de son héros.
M. Faillon, après avoir exposé dans les deux premières parties de son ouvrage, ce qui se rapporte aux commencements de M. Olier, et ensuite à ses différentes œuvres comme Curé de Paroisse, consacre la troisième à faire connaître ce que le saint fondateur a accompli dans le Séminire pour l'éducation des cleres. Ici nous avons à admirer quels principes solides présidèrent à l’établissement de ces précieux foyers d'éducation et d'instruction religieuses ; M. Olier les à exposés avec la plus grande force et la plus £:'nde lumière dans plusieurs de ses ouvrages et principalement dans le Pietas Seminarü, le Traité des saints ordres, et enfin L’explication des cérémonies. de la messe. Mais M. Faillon a cité de plus les nombreux écrits où se trouvaient encore les renseignements les plus importants et les plus circonstanciés, comme les Mémoires authentiques, l'Esprit de M. Olier, ete. Il cite en. commençant ces paroles mêmes de M. Olier, qui expose quel doit être l’esprit qui doit
animer cette grande œuvre, l’esprit même de N.S., et c’est pour répon- .
dre à ce but qu’il établit la dévotion à la vie intérieure dé N. S., comme la dévotion principale de la maison, et la pensée fondamentale. à laquelle doivent se rapporter les sentiments de tous ceux qui feront partie des Séminaires.
# Dieu, dit le pieux fondateur, pour renouveler maintenant la piété ‘“ primitive du Christianisme, a résolu d'employer les mêmes moyens ‘ dont ii se servit au commencement. Ce fut par Jésus-Christ qu’il.se fit
‘ connaître aux hothmes ; et comme le dessein du Père n'était pas de
‘€ inontrer son fils visiblement à toute la terre, il le-multiplia‘et le répandit
St. Geres, qu’il
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“ dans les apôtres qui, remplis de son esprit, de, ses vertus et de sa puis- ‘ sance, le portèrent partout avec eux dans le monde, montrant extérieu- ‘ rement dans leurs personnes sa patience, son humilité, sa douceur, sa
. “ charité et toutes ses vertus. Il faut donc pour répondre aux desseins de
“ Dieu, que nous inspirions à la jeunesse cléricale, les sentiments et les “vertus de Jésus-Christ, et qu’il vive dans chacun aussi réellement que “ dans l’apôtre qui disait: je vis, mais non pas moi; c’est Jésus-Christ qui vit “en moi.” Telle est la dévotion essentielle et fondamentale du Séminaire de Saint-Sulpice, dévotion consacrée par l'institution de la fête de la Vie intérieure de Notre Seigneur, que l’on y célèbre solennellement tous les ans,et de plus, chaque semaine pendant une partie de l’année, etc.
Ce fut le principal objet de M. Olier d'établir dans ses disciples cette vie intérieure et il ajoutait qu’ils seraient dignes de leur vocation si l'on pouvait dire d'eux quand ils parlaient, qu'ils agissaient, «ils souf. fraient : c'était ainsi que Jésus-Christ parlait, agissait et souf:uit, eto., etc.
En terminant, nous n’avons pas à revenir sur le travail qu’a demandé un ouvrage exécuté avec un si grand goin; ce que nous avons dit en commençant suffit pour apprécier le mérite de l'auteur; on n'a pas été habitué de nos jours à tant de recherches et tant d’exactitude ; pour trouver quelque chose de semblable il faut revenir aux grands ouvrages des Bénédictins, c'est ce qu’a proclamé la Bibliographie catholique qui signale avec admiration que la liste des manuscrits cités, occupe à elle seule treize pages. On est presqu’effrayé de cette érudition. On observe le soin que s’est imposé l’auteur d'indiquer en marge de chaque poge les ouvrages auxquels il a eu recours; bien qu’un grand nombre de noms et d’événements soient cités, les personnages qui passent sous les yeux sont tous des hommes importants dans l’histoire de l'Eglise et tous es faits cités jettent le plus grand jour sur les intérêts religieux du Y Vile siècle. Enfin, cette histoire est faite de manière à refuter victorieuse-
ment les attaques des Jansenistes contre l’œuvre de M. Olier, et aussi de M
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