‹ M. Guillaume, ou, Le voyageur inconnuChapitre 30 sur 35 · SCENE XXVII · texte numérisé non relu

SCENE XXVII

Les MEMES , M. DE FIERVILLE.

M. D E FI ERVILLE,

Voici ma lettre dont Je crois, monsieur, que voua serez content... Mon pauvre Maurice ! Je viens d'apprendre votre malheur , et je vous plains ; mais vous allez voir en quels termes j'écris au père. {A M. Gui(laume.)\ovxlez- vous bien entendre?.. {A Maurice.) Ecoutez mon chtr.

Voyons.

M. DEPIERVILLE, Usant.

a C'est avec regret , monsieur et cher confrère , que » je vais vous afiliger , en vous instruisant d'une faute 3j que votre fils a commise. Sous un nom supposé, il s'est 5j introduit ici , chez un homme estimable , dont il a se- >) crètement , épousé la fille. La jeune personne est aima- 3> ble , jolie et parfaitement bien élevée : le père est un » ancien militaire qui tient à une famille tiès-honnêie. îj A la vérité , il n'est pas noble, mais je suis sûr que vou» » pensez trop bien pour qu'un préjugé vous arrête, quand « il s'agit de l'honneur d'une famille respectable : il n'est î> pas riche : mais quel plus bel usage pouvez-vous faire :>» de votre fortune , que de l'employer a réparer les tort* » de votre fils, en assurant son bonheur! Les jeunes gens » s'aiment éperduement , la violence seule pourrait les se". » parer , et vous n'êtes pas homme à user de ce moyen , a toujours indigne d'un bon père.

Bien , cela.

M. DE FIERVILLE, Continuant

» Je n'ai plus qu'une considération à faire valoir au- » près de vous , et ce ne sera sûrement pas celle qui vous » touchera le moins ; un magistrat justement révéré » prend le plus vit intérêt à l'union de ces jeunes gens , » et ce magistrat, dont le nom seul est un éloge, c'est ») M. de Malcsherhes. )>

MAURICE

îklûQsieur de Maleshcrbes !

M. DE FI ERVI L L E.

Lui-même.

{Ici les jeunes gens paraissent)

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