‹ M. Henri Bourassa au service de l'Allemagne. --Chapitre 12 sur 40 · HENRICH UBER ALLES · texte numérisé non relu

HENRICH UBER ALLES

Dans cette guerre, M. Bourassa a voulu fairë bande à part avec les siens. II a voulu être au-dessus de tous les autres.

Nos hommes publics il les a dénoncés les uns après les autres ; nos évêques il les a accusés de favoriser au Canada les menées impérialistes; ses confrères les journalistes il les a qualifiés de reptiles ; personne n’a trouvé grâce devant lui.

Oui, “Henri est au-dessus de tous”, c’est à sa mesure la grande devise du grand empire allemand.

Je reconnais bien que M. Bourassa est un homme de valeur ; qu’il est un érudit, qu’il est éloquent tribun ; mais si puissant cerveau qu’il soit, il ne pourra jamais faire oublier le rôle infâme qu’il a joué au cours de cette guerre et ni qu’il a été un piètre valet de l’Allemagne.

Nous attribuerons à M. Bourassa ce que Pierre de Quirielle écrivait de Romain Rolland :

“Nous admirons le premier avec quelques réserves. Nous plaignons le second, victime d’un orgueil exalté et de l’entraînement verbal, qui s’est privé du bonheur de sentir en commun avec tout un pays à l’heure où la nécessité d’un devoir aussi doux que facile s’imposait à ceux qui l’avalent le moins aperçue.”

Page 1