‹ M. Henri Bourassa au service de l'Allemagne. --Chapitre 2 sur 40 · ACTUELLE · texte numérisé non relu

ACTUELLE

Pour montrer qu’ils ont raison, les partisans et les antagonistes de la participation du Canada à la guerre actuelle, ont mobilisé à leur service tout le ban et l’arrière-ban des sommités du droit constitutionnel ou naturel, voire même des théologiens. On les a vus vider, en quelque sorte, les arsenaux de la dialectique pour se battre entre eux “unguibus et rosts-o.”

Il semble pourtant que la tâche de démontrer que notre devoir nous commandait de participer à ce grand conflit n’exigeait pas un aussi grand déploiement. Il eut suffi d’écouter son coeur, de consulter sa raison, d’interroger son patriotisme. Il eut suffi de se bien rendre compte de la nature du conflit actuel et de bien connaître les intentions de ceux qui l’ont déchaîné, pour aussitôt voler au secours des armées de la Civilisation et du Droit contre celles de la Barbarie et de la Force.

Si on le veut bien, avant d’accuser M. Bourassa d’avoir poursuivi dans notre pays une odieuse campagne, nous examinerons comment les partis politiques se sont comportés depuis la guerre. De cette façon on sera à même de mieux juger de la justesse de mes appréciations et de la justice de mes jugements.

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