M. BOURASSA REFUTE PAR LES ECRIVAINS ECCLESIASTIQUES
J’aurais pu recourir au témoignage d’écrivains laïques pour montrer tout l’odieux de la campagne systématique de dénigrement menée avec tant de “furiâ” par le chef nationaliste, mais combien plus d’autorité devrait avoir auprès des catholiques et du clergé canadien le témoignage d’écrivains ecclésiastiques. On eut pu mettre au compte de l’enthousiasme ou de l’ivresse patriotique les réponses d’hommes comme Maurice Barrés, Fernand Daudet, René Bazin ou Etienne Lamy.
Si peu de cas que pourrait faire M. Bourassa de l’opinion de prélats, de religieux ou de prêtres français, je m’aventure à la donner pour que les esprits sérieux et de bonne foi ne puissent faire autrement que d’admettre qu’on la respecte, et qu’on l’accepte comme péremptoire.
Pour battre en brèche la formidable organisation de presse allemande qui répand à profusion de par le monde les plus iniques faussetés, il s’est fondé à Paris, sous le haut patronage de Son Eminence le Cardinal Amette, un comité catholique de propagande française à l’étranger. Aux tracts, aux bro-
ehures, aux ouvrages des écrivains boches, le comité catholique a répondu par des études approfondies bourrées de documents authentiques et c’est à ces sources de vérité que j’ai surtout puisé espérant ainsi faire justice aux affirmations haineuses de celui qui s’arroge le droit de morigéner tous ses compatriotes et l’épiscopat.